L’éducation à la sexualité : une affaire de respect et d’égalité

10/03/2020

L’éducation complète à la sexualité (ECS) ne se limite pas à informer sur la reproduction, les risques et les maladies, mais aborde également l’amour et les relations fondées sur le respect mutuel et l’égalité. Tel est le message que la famille Zentano, de Santiago (Chili), a transmis à l’UNESCO lors d’un entretien sur leur expérience en matière d’éducation à la sexualité réalisé dans le cadre de la campagne « Des fondations pour la vie et l’amour ».

Pour Sebastian Zentano, une ECS responsable doit inclure des messages sur le respect et l’égalité. Sa mère, Maria Valeska Gatica, indique qu’elle s’est efforcée d’inculquer ces valeurs à ses fils dès leur plus jeune âge.

« Je pense que l’éducation complète à la sexualité est un aspect crucial du développement humain, déclare-t-elle. Elle aide à rendre le monde plus pacifique, heureux et intégré et favorise la création d’une communauté humaine ».

La campagne « Des fondations pour la vie et l’amour » met en lumière des récits intergénérationnels de familles du monde entier afin de montrer pourquoi il est essentiel que les jeunes reçoivent un enseignement sur la santé, les relations, le genre, le sexe et la sexualité. Des entretiens ont également été réalisés avec des familles du Ghana, de Thaïlande, de Chine et du Royaume-Uni.

L’ECS est fondée sur les droits universels de la personne, en particulier le droit de chacun à la santé, l’éducation, l’information, l’égalité et la non-discrimination. Elle permet aux jeunes de connaître leurs propres droits, de respecter ceux d’autrui, et d’aider les jeunes dont les droits ont été violés. Elle garantit leur droit de bénéficier d’un niveau de santé élevé, notamment de faire des choix sûrs, responsables et respectueux concernant leur sexualité.

Pour Débora Solis Martinez, Directrice de l’Association chilienne de protection de la famille, également interrogée dans le cadre de la campagne « Des fondations pour la vie et l’amour », tous les jeunes devraient avoir accès à une ECS de qualité.

« Nous ne voulons pas que de jeunes filles tombent enceintes ni que des jeunes soient infectés par des maladies sexuellement transmissibles ou par le VIH, et pour y parvenir, les jeunes doivent pouvoir obtenir les informations dont ils ont besoin pour faire le bon choix », déclare-t-elle.

« De plus, l’un des grands points forts de l’éducation complète à la sexualité est que les filles apprennent très tôt que le fait d’être une femme n’implique pas de relation de subordination aux hommes ».

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