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A l’EuroDIG, les parties prenantes reconnaissent les Indicateurs de l’UNESCO sur l’Universalité de l’Internet

25 Juin 2019

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Speakers discussed UNESCO’s Internet Universality indicators at EuroDIG session, The Hague, 20 June 2019.
© UNESCO

Le 20 juin 2019, l’UNESCO a organisé une table ronde à la conférence European Dialogue on Internet Governance (EuroDIG) à La Haye, portant sur la manière dont ses Indicateurs DOAM-X sur l’Universalité de l’Internet, nouvellement lancés, peuvent contribuer à évaluer les politiques relatives à Internet dans les pays européens. Les participants ont largement accueilli les Indicateurs comme une opportunité pour les parties prenantes à différents niveaux.

Pourquoi utiliser les Indicateurs de l’UNESCO pour évaluer où un pays se situe en termes de développement d’Internet ? Parce qu’ils sont un outil unique et complet pour avoir un regard global, depuis les droits de l’homme, interconnectés, l’ouverture, l’inclusion et la qualité d’accès à Internet, jusqu’à la dimension de participation de multiples parties prenantes dans la gouvernance d’Internet. Ils sont donc pertinents pour toutes les parties prenantes et pays, notamment en Europe, pour évaluer et améliorer les politiques relatives à Internet au niveau national, et pour favoriser la coopération digitale aux niveaux international et régional. Tels étaient les messages forts entendus des parties prenantes européennes participantes.

« Les indicateurs de l’UNESCO visent à évaluer à quel point les parties prenantes nationales, dont le gouvernement, les entreprises et la société civile, adhèrent aux standards DOAM ; ils peuvent être considérés comme complémentaires à d’autres outils importants existants développés par l’OCDE, l’UTI ou le Conseil de l’Europe (CdE) » a souligné Xianhong Hu, le point focal de l’UNESCO pour les Indicateurs sur l’Universalité de l’Internet. Elle a fait savoir que plusieurs pays sont actuellement impliqués dans le processus, et a encouragé davantage d’Etats et parties prenantes européennes à envisager d’évaluer leur environnement national d’Internet à l’aide des Indicateurs.

« L’établissement de normes régionales et internationales, et la collaboration digitale, peuvent également tirer profit des Indicateurs de l’UNESCO sur l’Universalité de l’Internet » a dit Mme Artemiza Chizca, représentant le Conseil de l’Europe. Mme Chizca a réitéré l’engagement du CdE à collaborer avec l’UNESCO sur le projet, et que son Conseil des Ministres encourage les Etats membres du Conseil de l’Europe à combiner une évaluation des indicateurs pour la liberté de l’Internet du CdE, et des Indicateurs de l’UNESCO sur l’universalité de l’Internet.

Le potentiel des Indicateurs pour informer une meilleure élaboration de politiques publiques a été souligné par MM. Andreas Salz et Luis Fernando Martins Castro. M. Salz, représentant la commission nationale de l’Allemagne auprès de l’UNESCO, a indiqué que la commission a recommandé au gouvernement allemand la conduite d’une évaluation; tandis que M. Castro, membre du conseil de CGI.br, a exprimé que CETIC.br est actuellement en train de finaliser l’évaluation au Brésil.

« ICANN, en tant que fournisseur d’accès à Internet, soutient pleinement les Indicateurs, particulièrement son approche « bottom-up », qui se trouve en ligne avec l’objectif d’ICANN d’atteindre un Internet libre, ouvert, sécurisé et nourri par la participation de multiples acteurs » a fait valoir M. Nigel Hickson.

M. Giacomo Mazzone, représentant l’Union Européenne de Radio-Télévision (UER), a reconnu l’opportunité d’indicateurs liés au contenu et aux médias pour les diffuseurs et les communautés locales de production de contenu, dans leur effort de promouvoir des actualités et autres contenus de qualité en ligne.

Le cadre DOAM-X a été également reconnu comme un outil de plaidoyer pour informer les débats citoyens sur les questions liées à Internet par Mme Morgane Fleury, représentant Missions Publiques, qui s’associe à l’UNESCO pour acheminer des opinions citoyennes non-expertes dans les débats et le processus de mise en œuvre des indicateurs.

Mme Anja Gengo, point focal du secrétariat du FGI pour les initiatives nationales et régionales (INR), a exprimé son soutien aux évaluations nationales et a invité l’UNESCO à poursuivre son implication avec les communautés INR.

Alors que la session s’ouvrait aux interventions du public, des participants de plusieurs pays, notamment la Bulgarie et l’Ukraine, ont exprimé leur intérêt et ont évoqué le processus de mise en œuvre. Des événements futurs verront aussi des clarifications autour de ce processus, notamment le pré-événement au FGI à Berlin où toutes les évaluations en cours seront présentées.

Les intervenants ont échangé au sujet des Indicateurs de l’UNESCO sur l’universalité de l’Internet, à La Haye, le 20 juin 2019. © UNESCO

Le 21 juin à La Haye, l’UNESCO a également présenté le projet des Indicateurs à la session ouverte multi-partes prenantes de la réunion du EU High Level Group on Internet Governance (HLIG). Mme Hu a saisi cette occasion pour saluer le récent rapport du comité de haut niveau du Secrétaire général des Nations Unies sur la coopération digitale, dans lequel les principes DOAM de l’UNESCO sont reconnus comme un cadre favorable à la gouvernance de l’intelligence artificielle et à la coopération digitale.

L’UNESCO accueille l’expression d’intérêt de la part de parties prenantes qui seraient intéressées par la conduite d’évaluations nationales du développement d’Internet à l’aide des indicateurs DOAM-X. Davantage d’informations sur le projet sont disponibles sur la page dédiée.