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L'UNESCO appelle à mettre fin à la violence en ligne contre les femmes journalistes lors de la campagne du 8 mars

08/03/2021

À l'occasion de la Journée internationale des femmes, l'UNESCO lance une campagne pour mettre en lumière les risques spécifiques auxquels sont confrontées les femmes journalistes en ligne.

Une récente enquête de l'UNESCO et de l’ICFJ a révélé que 73% des femmes journalistes interrogées ont déclaré avoir été confrontées à la violence en ligne dans l'exercice de leur métier. Elles sont souvent la cible d'attaques misogynes coordonnées.

Comme l'explique Guy Berger, directeur des politiques et stratégies dans le domaine de la communication et de l'information à l'UNESCO, "cette violence porte atteinte au droit des femmes de s'exprimer et au droit de la société de savoir". "Pour faire face à cette tendance croissante", ajoute-t-il, "nous devons trouver des solutions collectives pour protéger les femmes journalistes de la violence en ligne". Cela implique des réponses fermes de la part des plateformes de réseaux sociaux, des autorités nationales et des organisations de médias.

Visitez les réseaux sociaux de l'UNESCO (Twitter, Facebook, Instagram) pour visionner la vidéo de la campagne, lancée aujourd'hui.

La campagne présente les principaux résultats de l'enquête mondiale de l'UNESCO et de l'ICFJ sur la violence en ligne contre les femmes journalistes, qui ont été publiés en décembre dernier dans le rapport "Violence en ligne à l’égard des femmes journalistes : un aperçu mondial des incidences et impacts" (également disponible en anglais, espagnol et arabe). 

La campagne se poursuivra jusqu'à la Journée mondiale de la liberté de la presse (3 mai), lorsque l'UNESCO lancera une étude majeure sur les bonnes pratiques en matière de lutte contre la violence en ligne à l'égard des femmes journalistes. Cette étude pionnière comprend une analyse juridique, les résultats de l'enquête mondiale, une analyse de données importante et des études de cas de 15 pays (Brésil, Kenya, Liban, Mexique, Pakistan, Philippines, Pologne, Sénégal, Serbie, Afrique du Sud, Sri Lanka, Suède, Tunisie, Royaume-Uni, États-Unis), en mettant l'accent sur le Sud global, souvent peu étudié.

La violence en ligne contre les femmes journalistes nuit à tout le monde. Mettons-y fin !

Pour plus d'informations, visitez notre page web sur la sécurité des femmes journalistes.

 

Cette campagne a été financée par la Swedish Postcode Foundation.