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L’UNESCO appelle à renforcer la résilience des récifs coralliens et du patrimoine marin

08 Juillet 2019

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Great Barrier Reef, Australia
© Jayne Jenkins/Coral Reef Image Bank

« Notre Océan est le premier baromètre et la grande victime du dérèglement climatique. La santé de notre planète demain se lit aujourd’hui dans les eaux de l’Océan. Il faut agir vite pour inverser la tendance au réchauffement et à l’acidification. Cette action ne peut se faire qu’à l’échelle mondiale, et l’UNESCO offre la plateforme la mieux adaptée pour accélérer cet effort. » a déclaré la Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, en marge du Comité du Patrimoine mondial, à Bakou.

L’UNESCO et ses partenaires se sont réunis le 5 juillet pour faire un premier bilan de l’initiative lancée en octobre 2018 visant à renforcer l’adaptation des récifs coralliens au changement climatique. Cette initiative est destinée à établir une stratégie efficace en matière de résistance aux changements climatiques dans cinq récifs coralliens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO : le Lagon sud des îles Chelbacheb (Palau), les Lagons de Nouvelle-Calédonie (France), le Réseau de réserves du récif de la barrière du Belize (Belize), la Côte de Ningaloo et la Grande Barrière (Australie).

Cette initiative s’intègre dans la stratégie globale de l’UNESCO pour la protection de l’Océan et des écosystèmes marins, et la lutte contre le dérèglement climatique. Les résultats de la première évaluation globale des impacts du changement climatique sur les récifs coralliens (2017) soulignent que les épisodes de stress thermique ont entraîné l’augmentation du blanchissement sévère et de la mortalité des coraux dans les récifs coralliens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Au cours de la vague mondiale de blanchissement des coraux de 2014-2017, au moins 15 récifs coralliens du patrimoine mondial ont été exposés à un stress thermique sévère répété, avec des taux de mortalité parmi les plus élevés jamais enregistrés. Le blanchissement et la mortalité des coraux causés par le stress thermique et l’acidification des océans devraient se poursuivre et s'intensifier dans les décennies à venir si les océans continuent à absorber les émissions de dioxyde de carbone (CO2) dues aux activités humaines.

La liste du Patrimoine mondial compte déjà plus de 49 sites marins à travers 37 pays, et l’UNESCO souhaite intensifier les efforts de coopération dans ce domaine. Lors de cette session 2019, le site des Terres et mers australes françaises a également été inscrit comme bien naturel. Ce dernier représente l’une des plus grandes aires marines protégées au monde, s’étendant sur une surface de près de 673 000 km2 dont environ 7 700 km2 de domaine terrestre.

L’enjeu de la préservation des écosystèmes marins sera au cœur de la Décennie des Nations Unies pour les sciences océaniques au service du développement durable (2021- 2030) coordonnée par l’UNESCO à travers la Commission Océanographique intergouvernementale (COI). L‘UNESCO rappelle la nécessité de limiter la hausse des températures à 1,5° au-dessus des niveaux préindustriels, conformément à l'Accord de Paris de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).