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L’UNESCO condamne le meurtre de deux gardes de la Réserve de faune à okapis, patrimoine mondial de l’UNESCO en République démocratique du Congo

21/09/2020
11 - Sustainable Cities and Communities

La Directrice générale de l’UNESCO, Mme Azoulay, a condamné vivement l’assassinat de 2 employés de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) perpétré le 17 septembre 2020 au niveau du poste d'Adusa à l’entrée de la Réserve de faune à okapis, bien inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, en République démocratique du Congo.

Dans un contexte mondial déjà fragilisé par une crise sanitaire liée au COVID-19, ces faits ne sont pas sans rappeler les récents évènements tragiques successifs qui avaient coûté la vie à des membres du personnel du Parc national des Virunga - a déclaré Mme Azoulay.  J’adresse notre soutien aux familles des victimes des 2 gardes. Je salue le dévouement des gardes de l'Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), qui assurent au quotidien et trop souvent au péril de leur vie, la sauvegarde des sites du patrimoine mondial. Grâce au soutien du gouvernement de la Norvège, l’UNESCO contribue à hauteur de 300,000 USD sur la période 2020-2021, aux efforts de l’ICCN et de ses partenaires pour l’atténuation des conflits dans la Réserve de faune à okapis.

Audrey Azoulay, Directrice générale de l'UNESCO

La détérioration de la situation sécuritaire dans cette région est très préoccupante et s’est traduite ces dernières années par une multiplication des attaques armées contre le personnel de l’ICCN, en service dans les parcs. Ce personnel a pourtant continué à assurer sa mission, en protégeant les populations locales et en sécurisant ces espaces dédiés à la conservation d’une biodiversité exceptionnelle.

La Réserve de Faune à Okapis a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial depuis 1996 au regard de son exceptionnelle diversité et des nombreuses espèces endémiques et menacées, dont 1/6e de la population existante d’okapis. La Réserve protège 1/5e de la forêt d’Ituri, un refuge pléistocène dominé par une forêt dense sempervirente de « Mbau » et par une forêt humide semi-sempervirente qui s’entremêle avec des forêts marécageuses qui poussent le long des cours d’eau, avec des clairières localement appelées « edos » et des inselbergs.