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L’UNESCO outille les professionnels de média pour informer sur les violences conjugales pendant la crise du COVID-19

05/05/2020
Libreville, Gabon
16 - Peace, Justice and Strong Institutions

A l’occasion de la célébration de l’édition 2020, de la Journée mondiale de la liberté de la presse, l’UNESCO, en partenariat avec le Ministère de la Communication, a organisé, le 05 mai courant, un webinaire sous le thème « Informer sur les violences à l’égard des femmes et des filles »  et la sécurité des journalistes », au bénéfice des hommes et femmes des médias.

Célébrée chaque année, le 03 mai, par la communauté internationale, la Journée mondiale de la liberté de la presse permet de commémorer les principes fondamentaux de la liberté de la presse, d'évaluer la liberté de la presse à travers le monde, de défendre l'indépendance des médias et de rendre hommage aux journalistes qui ont perdu leur vie dans l'exercice de leur profession.

 

Le thème retenu est « le journalisme, sans crainte ni complaisance ». Pour l’effectivité de cette vision, au Gabon, le Représentant local de l’UNESCO a fait un plaidoyer, aux côtés du Coordonnateur du Système des Nations Unies auprès du Ministre de la communication. En plus de ce plaidoyer, l’Organisation a organisé un webinaire avec les journalistes sur comment couvrir les violences basées sur le genre pendant la crise sanitaire mondiale actuelle.

 

Le webinaire a commencé avec un mot d’encouragement de Monsieur Vincenzo Fazzino, Chef de Bureau et Représentant de l’UNESCO au Gabon, aux professionnels de média qui selon lui,  sont des acteurs majeurs pour la lutte contre le COVID-19. En effet, en cette période de crise sanitaire mondiale, l’information revêt une importance vitale. Informer en ce temps de crise, c’est donner à chacune et chacun les moyens de lutter contre la maladie en adoptant un  comportement adéquat.

 

Puis, une formation, animée par le Professeur Georice Berthin Madébé, leur a été offerte sur « Comment informer sur les violences conjugales et la sécurité des journalistes ».  L’orateur a orienté son propos sur le traitement des faits. Il a invité les journalistes à rechercher davantage les causes de l’apparition des faits d’une situation lors du traitement de l’information. Tout comme le traitement des autres sujets, le journaliste qui communique sur les violences conjugales doit respecter les règles d'éthique et déontologie  du journalisme . Il leur a  présenter un guide qui présente la trame du traitement de ce genre de sujets sensibles. En évitant de tomber dans du sensationnel et à  ne pas prendre position mais à prendre de la distance, ont été les principales recommandation de l’animateur.

 

Pour ce qui est de la sécurité des journalistes, l’UNESCO leur a présenté le MOOC qu’elle a développé avec l’OMS, lequel est intitulé « couverture médiatique en temps de crise du COVID-19 ».

 

Au terme des discussions qui ont suivies, les professionnels de média ont ré-exprimé leur besoin de renforcement de capacité au niveau local par l’organisation régulière d’atelier et/ou par la création d’une école de journalisme. Ils ont également recommandé à l’UNESCO et au Ministère de la communication d’organiser un colloque qui permettrait d’améliorer d’une part, leurs conditions de travail ; et d’autre part,  leur permettre de disposer d’un manuel sur le journalisme au Gabon.

 

Par ailleurs, ils se sont engagés à créer un espace collaboratif avec pour principale mission de s’autoréguler.