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L'UNESCO et la République de Serbie aident les individus à profiter davantage des flux d'information

28/04/2021

L'utilisation de l'Internet et l'accès à l'information continuent de croître à un rythme rapide, tout comme la quantité de contenus bénéfiques et néfastes. Les préoccupations sont doubles. Elles portent évidemment sur les dangers des contenus en eux-mêmes, néfastes pour tout le monde. Mais on s'inquiète également de la manière dont ces contenus néfastes évincent et rendent difficile l'identification de ceux bénéfiques.

Ce qui n'était qu'un simple filet de pollution numérique il y a quelques dizaines d'années est devenu un véritable raz de marée de plus en plus difficile à maîtriser. Il en résulte un environnement dans lequel les individus sont confrontés quotidiennement à la désinformation et où les mensonges peuvent coûter des vies.

Cette question sera abordée lors des webinaires thématiques des 27 et 29 avril 2021, qui présenteront diverses expériences, innovations et dialogues politiques sur l'éducation aux médias et à l'information de la part d'experts et de professionnels du secteur. Ces webinaires sont ouverts au public et porteront sur la publication conjointe de l'UNESCO et de la République de Serbie : Citoyens éduqués aux médias et à l'information : Penser de manière critique, cliquer à bon escient (deuxième édition du modèle du Programme de formation d'Éducation aux médias et à l'information de l'UNESCO).

Les quatre webinaires aborderont les questions suivantes :

  • L'éducation aux médias et à l'information comme condition préalable à la lutte contre la désinformation et les théories du complot
  • Politiques et pratiques : l'avenir de l'éducation aux médias et à l'information
  • L'éducation aux médias et à l'information, colonne vertébrale du dialogue interculturel et de la lutte contre les discours de haine
  • L'éducation aux médias et à l'information dès la conception : les médias, l'intelligence artificielle et les bibliothèques peuvent-ils y contribuer ?

Cette publication a pour but de lutter durablement contre la propagation de la désinformation et d'aider les individus à profiter davantage des nouveaux flux d'information. Elle promeut l'éducation aux médias et à l'information à l’origine, ce qui constitue un moyen efficace de modifier les comportements néfastes en ligne et hors ligne qui prévalent aujourd'hui sur de nombreuses plateformes numériques et dans divers secteurs de la société. Elle a été lancée le 22 avril 2020 par des intervenants de haut niveau de l'UNESCO, de la Serbie, de la Commission européenne et de l'Union africaine.

La désinformation est toujours nuisible. Mais le mensonge à grande échelle, une désinfodémie, sont particulièrement puissants lors d’une pandémie, où les « fake news » peuvent empêcher les gens de se faire soigner ou même de reconnaître qu'ils sont malades. Le COVID-19 a vu une vague de fausses informations de ce type se répandre à travers le monde, ce qui a nui à l'efficacité des mesures prises par les gouvernements dans le monde.

Nous courons toujours derrière les mensonges, nous ne parvenons jamais à les rattraper, ni les mensonges ni les rumeurs et il peut parfois être contre-productif d'essayer de les faire disparaître avec un contre-argument, car ce dernier ne fera que jeter de l'huile sur le feu.

Audrey Azoulay, Directrice générale de l'UNESCO

M. Xing Qu, dans son discours d’introduction, a souligné : « L'éducation aux médias et à l'information permet de doter les citoyens des compétences nécessaires pour aborder les questions cruciales de notre époque ». Il a poursuivi en soulignant l'opportunité et la pertinence de la mise à jour du Programme d'éducation aux médias et à l'information pour répondre à la désinfodémie du COVID-19.

Ce sentiment a été repris par la Première ministre de la République de Serbie, Mme Ana Brnabić, qui s'est appuyée sur son expérience personnelle, en racontant : « Toutes les "fake news" qui ont surgi quotidiennement, lancées à la fois par certains médias mais aussi, et peut-être surtout, par les réseaux sociaux, ont rendu la lutte de ceux engagés dans la lutte contre le COVID deux fois plus difficile. »

Le COVID-19 n'est pas à l’origine du problème, mais l'a exaspéré et a mis en lumière l'importance d’agir dans ce domaine. Selon l'Union internationale des télécommunications (UIT), environ 70 % des jeunes dans le monde sont désormais présents sur l’Internet. Il n'est pas surprenant que ce constat soit fortement ressenti par les jeunes, qui ont grandi dans un environnement numérique et qui sont potentiellement plus conscients des problèmes liés au numérique que de la richesse de ses avantages. Ce point a été souligné par Mme Vera Jourova, Vice-présidente et Commissaire de la Commission européenne.

Aujourd'hui, dans l'Union européenne, plus de 40 % des jeunes considèrent que l'esprit critique, les médias et la démocratie ne sont pas suffisamment enseignés à l'école. C'est pourquoi nous redoublons d'efforts pour soutenir l'éducation aux médias par le biais de divers instruments de financement et initiatives, notamment par l’intermédiaire de notre législation européenne.

Vera Jourova, Vice-présidente et Commissaire de la Commission européenne

Dr Monique Nsanzabaganwa, Vice-présidente de la Commission de l'Union africaine, a soutenu cette approche lors de l'événement.

L'éducation devrait aider plus activement les apprenants à développer leur capacité à aborder, filtrer et évaluer l'information de manière critique et, surtout, à identifier la désinformation. La sécurité en ligne et hors ligne est primordiale pour atteindre ces objectifs, car de plus en plus d'enfants se servent de l'Internet dans leur apprentissage. Ils deviennent de plus en plus vulnérables aux formes d'exploitation et d'abus en ligne.

Monique Nsanzabaganwa, Vice-présidente de la Commission de l'Union africaine

Rejoignez les webinaires des 27 et 29 avril 2021 pour poursuivre ce débat international urgent en cliquant ici.