L’UNESCO va entamer les travaux de reconstruction de l’église Al-Tahira à Mossoul

13/02/2020

A Mossoul, en Iraq, l’UNESCO est sur le point de commencer la reconstruction de l’église syriaque catholique Al-Tahira, gravement endommagée en 2017. Plus qu’une église, Al-Tahira est un symbole de la diversité qui a régné des siècles durant dans la ville.

L’église Al-Tahira, édifice emblématique ancré dans l’histoire de Mossoul, a été édifiée en 1859 et inaugurée en 1862. Elle est située au cœur de la vieille ville qui, jadis, était enserrée dans les murs de la cité ottomane sur la rive ouest du Tigre, en face de l’antique métropole de Ninive. Elle se distingue des églises de la même époque par ses multiples autels, son réfectoire et ses deux sacristies. Dans les années soixante, un siècle après sa construction, Al-Tahira fut l’objet d’une première rénovation.

La reconstruction de l’église est passablement complexe car la plupart des arcades et des murs extérieurs ont été détruits. Outre la démolition des portions restantes de la toiture en béton, les travaux préliminaires consisteront à déblayer les décombres et à retirer les mines antipersonnel sur les 650m2 du chantier. Des partenaires locaux effectueront ce travail sous la supervision d’experts qualifiés.

L'UNESCO, à travers l’initiative internationale « Faire revivre l’esprit de Mossoul », promeut la réconciliation et la cohésion sociale de la ville par le biais de la restauration et la reconstruction de sites historiques emblématiques. La réhabilitation de cette église est importante non seulement en raison de sa valeur historique mais aussi parce qu’elle témoigne de la diversité de cette ville, véritable carrefour des cultures et havre de paix pour les différentes communautés religieuses au fil des siècles.

Les étudiants des départements d’archéologie, d’architecture et d’ingénierie de l’Université de Mossoul auront la possibilité de prendre part au processus de réhabilitation de bâtiments emblématiques.

Ce projet est financé par les Émirats arabes unis. Outre la restauration de monuments architecturaux, il comprend :

  • La formation de jeunes professionnels sur le terrain
  • L’acquisition de nouvelles compétences par les artisans (maçons, charpentiers, tailleurs de pierre, forgerons, etc…)
  • La création d’emplois
  • L’enseignement technique et professionnel