Les marins d'IMOCA collectent les données scientifiques et soutiennent un océan plus sain

11/12/2019
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14 - Life Below Water

Paris, 11 décembre - La classe de l'Association internationale des monocoques ouverts (IMOCA) et la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l'UNESCO ont souligné le rôle de la voile de compétition pour collecter des données pour une gestion et une protection plus efficaces de notre océan.

Lors de l’Edition 2019 du Salon nautique de Paris, l’IMOCA a présenté une série de mesures prises lors de la Transat Jacques Vabre 2019, plusieurs de ces bateaux ont notamment collecté des données pour la recherche scientifique en collaboration avec la Commission Océanographique Intergouvernementale (COI) de l’UNESCO.

« C’est très bien que le Nautic prenne en compte de cette manière l’aspect développement durable », se réjouit Paul Meilhat, l’un des skippers les plus engagés.

« La marge de progression est énorme mais c’est un bon début qui répond à une attente du milieu de la course au large. En tant que classe, l’enjeu est de travailler avec les organisateurs de courses mais aussi d'autres événements regroupant une fois par an tous les acteurs. Tout le monde est conscient que les changements à opérer sont importants pour réduire notre impact et qu’il faut commencer tout de suite pour ne pas louper le train. C’est super que la classe IMOCA fasse partie de ce changement. »

Collecter des données scientifiques

Durant la Transat Jacques Vabre, quatre duos ont contribué à collecter des données scientifiques. Alexia Barrier et Joan Mulloy (4myplanet) ont embarqué une Balise Argo.
« Je collecte des données en mer pour préserver mon terrain de jeu », explique Alexia. « Nous avions deux missions scientifiques pour la Transat Jacques Vabre. La première a été de déployer un profiler Argo (photo ci-contre). Il s’agit d’une perche qui récolte des données sur les océans à 1000 mètres de profondeur pour les satellites qui observent les océans. Nous avions aussi un thermo salinomètre, un appareil qui prend des mesures toutes les quatre secondes sur l’eau en surface pour les scientifiques des programmes européens, notamment GOOS et l’Ifremer. Ces données sont importantes pour compléter les études actuelles sur l’observation, le climat, sur des routes peu empruntées par les navires de recherche. ».

Boris Herrmann et Will Harris (Malizia 2 Yacht Club de Monaco) avaient embarqué une « Flotter Météo – Drifter », tout comme Stéphane Le Diraison et François Guiffant (Time For Oceans). Cette bouée permet de mesurer la température de la mer en surface et la pression atmosphérique, ainsi que le courant de surface. La bouée envoie régulièrement des mises à jour de données scientifiques extrêmement précises au « Global Telecommunication System» (GTS), le réseau de données international de l'Organisation météorologique mondiale. Cette plate-forme permet ainsi aux prévisionnistes et aux scientifiques du monde entier d'accéder aux informations gratuitement.

Fabrice Amedeo et Eric Péron (Newrest-Art & Fenêtres) avaient embarqué un capteur océanographique capable de réaliser des prélèvements de CO2, de salinité et de température en surface. Cela permet de mesurer l’impact du réchauffement climatique sur les océans. Les données seront mises à disposition de la communauté scientifique, en « open data ». « J’ai eu envie de naviguer utile, de sortir de mon insouciance et de m’engager au service de la science », explique Fabrice Amedeo.

Toutes les différentes données collectées seront mises à disposition de la communauté scientifique GOOS ocean, dont le projet a été présenté au Havre lors d'une conférence animée par Catherine Chabaud dans le cadre du partenariat entre la Commission Océanographique Intergouvernementale (UNESCO/COI) et la classe IMOCA.

 

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For more details, please contact:
Martin Kramp, Ship Coordinator,  JCOMMOPS (WMO / IOC-UNESCO)
mkramp@jcommops.org