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Le mécanisme de réponse rapide du PIDC soutient 10 projets liés au COVID

01/02/2021

Depuis le précédent cycle de financement de projets en 2020, le Programme international pour le développement de la communication (PIDC) a utilisé son mécanisme de réponse rapide pour soutenir 10 nouveaux projets de développement de médias locaux dans l’objectif d’aborder des enjeux liés au COVID, grâce à un montant total de 218 500 dollars.

Les contributions de l’Islande, de la Suède et des Pays-Bas ont permis de débloquer des fonds pour soutenir les projets sélectionnés qui ne disposaient pas d’un financement suffisant lors de la réunion du Bureau du PIDC en juin 2020. Ces projets ont été réorientés de manière à proposer des réponses innovantes à la crise liée au COVID-19 et ont été approuvés par le nouveau Bureau, élu en 2020.

Les dix projets soutenus abordent une vaste série de questions liées aux effets de la pandémie sur la sphère des médias et la sécurité des journalistes. On peut notamment citer :

  • Un projet de renforcement des capacités au Rwanda visant à perfectionner le professionnalisme de divers acteurs des médias, notamment des journalistes, des producteurs et rédacteurs de contenus en ligne, dans une optique de renforcement du pluralisme des médias.
  • Un projet en Namibie visant à développer un cursus panafricain de formation en journalisme portant sur des questions politiques contemporaines relatives aux médias. Ce projet marque le 30e anniversaire de la Déclaration de Windhoek, qui a vu naître la Journée mondiale de la liberté de la presse, mais également l’accueil de la Conférence mondiale sur la liberté de la presse par la Namibie le 3 mai.
  • En Amérique centrale, une attention particulière est accordée à la sécurité numérique des femmes journalistes, qui font de plus en plus l’objet de discours de haine et de cyber-attaques.

En outre, les projets favorisant l’autonomisation des professionnels des médias grâce à une meilleure connaissance des sujets et de la manière de se servir des technologies en constante évolution dans le contexte du COVID-19, seront mis en œuvre en Amérique latine et dans les pays des Caraïbes. Les sujets abordés vont du développement du cadre réglementaire relatif aux réseaux sociaux (Jamaïque) et du renforcement des droits numériques des journalistes (Paraguay) à la manière de faire face aux fausses informations et à la désinformation et à la protection des journalistes en temps de pandémie (Haïti).

Par ailleurs, les indicateurs de l’UNESCO sur la viabilité des médias seront utilisés à l’occasion d’une consultation régionale visant à analyser la viabilité des médias en Asie du Sud-Est lors de la crise liée au COVID-19.

Tous les projets ont adapté leur planification budgétaire à la situation actuelle, les événements virtuels étant privilégiés en raison des préoccupations sanitaires. Parmi les auteurs dont les propositions ont été approuvées par le Bureau du PIDC à l’occasion de ce nouveau cycle de financement, mentionnons la Public Media Alliance, le Forum des éditeurs africains, le Namibia Media Trust, la Commission des médias du Rwanda, le groupe de travail Association TEDIC, l’Union des radiodiffusions des Caraïbes, la Syndicat des journalistes zimbabwéens, l’Université pour la paix, ou encore l’Association des travailleurs des médias de Grenade (MWAG).

En plus des 10 projets, un nouveau projet à grande échelle validé par le Bureau permettra à l’UNESCO de soutenir la formation et les échanges entre la police et les journalistes concernant la couverture des manifestations.

Rendu possible grâce à une subvention préaffectée provenant des Pays-Bas, qui accueille la Conférence mondiale sur la liberté de la presse (CMLP) 2020 de l’UNESCO, ce projet s’inscrit dans la récente résolution du PIDC concernant la sécurité des journalistes, qui a tiré la sonnette d’alarme sur l’augmentation récente des agressions contre les journalistes couvrant des manifestations.

Cette résolution du PIDC a également encouragé les États membres à renforcer leurs capacités nationales dans le but d’améliorer la sécurité des journalistes couvrant des manifestations, conformément aux normes internationales en matière de liberté d’expression.