Neuf nouveaux éléments inscrits sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité

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Le Zaouli, musique et danse populaires des communautés gouro de Côte d'Ivoire
© 2015 by Aka Konin/Office Ivoirien du patrimoine culturel
06 Décembre 2017

Le Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel réuni à Jeju jusqu’au 9 décembre, a inscrit aujourd’hui neuf éléments sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

La Liste représentative comprend des formes d’expression qui témoignent de la diversité du patrimoine culturel immatériel, met en avant son importance et encourage le dialogue entre les communautés.

L’examen des propositions d’inscription sur la Liste représentative se poursuivra demain.

Les nouveaux éléments inscrits sont (par ordre d’inscription) :

Arabie saoudite - L’Al-Qatt Al-Asiri, décoration murale traditionnelle par les femmes de l’Asir

L’Al-Qatt Al-Asiri, une décoration murale intérieure traditionnelle réalisée par les femmes, est une technique artistique exécutée par les femmes de la communauté qui consiste à décorer les murs intérieurs, en particulier ceux des pièces destinées aux invités. De nos jours, des artistes, hommes et femmes, des créateurs et des architectes pratiquent également l’élément. L’art, qui renforce le lien social et la solidarité au sein de la communauté des femmes, est pratiqué dans la plupart des foyers, ce qui assure sa viabilité. L’observation et la pratique sont les principales méthodes de transmission des savoirs et compétences associés à l’élément.

 

 

Arménie- Le kochari, danse collective traditionnelle

Le kochari est une danse traditionnelle très couramment pratiquée les jours fériés et à l’occasion de fêtes et de cérémonies familiales. Elle est ouverte à tous et procure un sentiment d’identité commune et partagée, de solidarité et de respect mutuel. La transmission non formelle est intergénérationnelle au sein du cadre familial, tandis que, parmi les méthodes de transmission formelle, on peut citer des programmes éducatifs dispensés dans des centres artistiques pour la jeunesse, des cours de danse organisés régulièrement et des initiatives institutionnelles. Les praticiens expérimentés jouent un rôle essentiel dans les efforts déployés pour sauvegarder l’élément et assurer sa viabilité.

 

 

Azerbaïdjan - La tradition de la préparation et du partage du dolma, marqueur d'identité culturelle

La tradition du dolma est liée à la préparation du plat traditionnel, le dolma, qui consiste en de petites garnitures enveloppées dans des feuilles de plantes fraiches ou précuites, ou farcies dans des fruits et des légumes. Le plat est apprécié lors d’occasions particulières et de réunions, au sein des familles et des communautés locales. La pratique exprime la solidarité, le respect et l’hospitalité. Les communautés participent activement à la sauvegarde de sa viabilité au moyen d’activités de sensibilisation. Il est principalement transmis dans le cadre familial et dans des écoles professionnelles et d’apprentissage.

 

 

Bangladesh - L’art traditionnel du tissage de shital pati de Sylhet

Le shital pati est l’art traditionnel de la fabrication d’une natte, faite à la main en tissant des bandes de jonc appelé « murta ». Dans tout le Bangladesh, tout le monde utilise cette natte comme tapis pour s’asseoir ou prier, ou comme dessus-de-lit. Le shital pati est une source essentielle de revenus qui renforce les liens familiaux et permet aux communautés de disposer de moyens. L’artisanat est principalement transmis de génération en génération au sein du cercle familial, et les communautés du shital pati sont de plus en plus organisées en coopératives afin d’assurer l’efficacité de sa sauvegarde et de sa transmission.

 

 

Bolivie (État plurinational de) - Les parcours rituels dans la ville de La Paz pendant l'Alasita

Lors de parcours rituels dans la ville de La Paz, les participants se procurent des miniatures de la « bonne fortune », associées à l’Ekeko, dieu bienveillant de la fertilité, associé à la ville. Les miniatures sont ensuite consacrées par des ritualistes andins ou bénies par l’Église catholique. La pratique encourage la cohésion sociale et la transmission intergénérationnelle. Les rituels de l’Alasita sont principalement transmis au sein du cadre familial, et les efforts déployés, en grande partie par la société civile, pour sauvegarder la pratique sont continus. Des expositions dans les musées ont fait mieux connaître la pratique, et des concours municipaux encouragent la production de miniatures.

 

 

Bosnie-Herzégovine- La sculpture sur bois à Konjic

La sculpture sur bois à Konjic est un artisanat d’art ancré dans la tradition de la municipalité de Konjic. La sculpture sur bois – de petits objets décoratifs, de meubles et d’intérieurs élégants – se distingue par ses motifs sculptés à la main très reconnaissables et son identité visuelle générale. L’artisanat est un élément essentiel de la culture de la communauté locale, qui forge un sentiment de communauté et d’appartenance. Il est principalement transmis de génération en génération au sein des familles, et dans le cadre de formations pratiques dans des ateliers familiaux de sculpture sur bois qui forment des apprentis sculpteurs et permettent de mieux faire connaître l’artisanat.

 

 

Ex-République yougoslave de Macédoine; République de Moldova; Roumanie- Les pratiques culturelles associées au 1er Mars Bulgarie

Les pratiques culturelles associées au 1er mars intègrent des traditions destinées à célébrer l’arrivée du printemps. La principale pratique consiste à porter une cordelette rouge et blanche pour assurer le passage harmonieux et sans heurt de l’hiver au printemps. Tous les membres des communautés concernées y participent, et la pratique contribue à la cohésion sociale, à l’interaction avec la nature, aux échanges entre les générations et à la créativité. La transmission est spontanée et s’effectue par apprentissage informel au sein des familles, dans les quartiers et dans des ateliers, ainsi que dans le cadre de programmes dédiés dans les écoles et les musées.

 

 

Côte d'Ivoire- Le Zaouli, musique et danse populaires des communautés gouro de Côte d'Ivoire

Le zaouli, une musique et une danse populaires, est pratiqué par les communautés gouro de Côte d’Ivoire. Hommage à la beauté féminine, le zaouli est inspiré par deux masques : le Blou et le Djela. La pratique associe la sculpture, le tissage, la musique et la danse. Le zaouli est porteur de l’identité culturelle de ses détenteurs, et encourage la cohésion sociale et la préservation de l’environnement. La transmission se déroule dans le cadre de représentations musicales et de sessions d’apprentissage. La viabilité de la pratique est assurée, par exemple, grâce à l’organisation, par les communautés elles-mêmes, de représentations régulières et grâce à des festivals et des concours de danse entre villages.

 

 

Cuba- Le punto

Le punto est la poésie et la musique des paysans cubains. Il est constitué d’un air ou d’une mélodie sur lequel une personne chante une strophe, apprise ou improvisée, agencée en rimes. Le punto est un élément essentiel du patrimoine culturel cubain, qui encourage le dialogue et exprime l’identité des communautés concernées. Les savoirs et compétences sont principalement transmis par imitation et dans le cadre d’un programme d’enseignement qui prévoit des ateliers, dirigés par les détenteurs et praticiens de l’élément et organisés dans des Maisons de la culture réparties sur tout le territoire.

 

 

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