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La Norvège devient le premier pays à ratifier la Convention mondiale de l’UNESCO sur l’enseignement supérieur

10/07/2020

 

La fermetures des écoles et des universités dues au COVID-19 a eu un impact sur un nombre sans précédent d’apprenants à travers le monde. La pandémie a démontré en outre la nécessité d’intensifier et de renforcer la coopération internationale dans l’enseignement, l’apprentissage et la recherche dans l’enseignement supérieur.

Six mois seulement après son adoption, la Convention mondiale de l’UNESCO sur la reconnaissance des qualifications relatives à l’enseignement supérieur vient d’être ratifiée par un premier pays, la Norvège.

« Ceci envoie un signal clair que la Convention sert non seulement à soutenir la mobilité des étudiants, des apprenants et des chercheurs, mais aussi à reconnaître les cursus d’études et les qualifications obtenues grâce à de nouvelles formes d’apprentissage mixte, à distance et ouvert, y compris transfrontalières » déclare Stefania Giannini, Sous-Directrice générale de l’UNESCO pour l’éducation. « Je tiens à féliciter la Norvège pour cette première ratification et j’encourage les autres États membres à suivre rapidement cette voie dans l’intérêt de tous les étudiants, enseignants et chercheurs du monde entier. »

Adoptée à l’unanimité par les 193 États membres de l’UNESCO à l’occasion de la Conférence générale de novembre 2019, la Convention mondiale est le premier traité des Nations Unies sur l’enseignement supérieur de portée mondiale. Elle constitue un cadre normatif essentiel pour la réflexion et la réinvention de l’internationalisation des établissements d’enseignement supérieur.

« Nous espérons que cela permettra aux individus de faire reconnaître plus facilement leurs qualifications dans un autre pays » a commenté le ministre norvégien de l’Enseignement supérieur, Henrik Åsheim. « Cela peut contribuer à ce que davantage de personnes trouvent plus rapidement un emploi et utilisent leurs compétences si elles déménagent à l’étranger. » La ministre de l’Éducation et de l’Intégration Guri Melby, responsable des affaires de l’UNESCO en Norvège, a ajouté : « Cette convention est un bon exemple de l’impact concret de l’action de l’UNESCO sur les individus du monde entier. Que ce soit dans des circonstances normales ou dans des périodes de crise comme celle que nous traversons en ce moment, nous avons besoin d’organisations mondiales qui ouvrent la voie et œuvrent en faveur des valeurs sur lesquelles notre société est bâtie, y compris le principe de l’égalité du droit à l’éducation. »

Aujourd’hui, plus de 5,3 millions d’étudiants suivent leurs études à l’étranger et 50 % d’entre eux sont inscrits à des cours et à des programmes en dehors de leur région d’origine. La  Convention mondiale s’appuie sur les conventions de reconnaissance régionales existantes pour créer un cadre de principes et d’obligations portant sur la mobilité universitaire interrégionale.

« En garantissant que les qualifications sont évaluées de manière transparente et non discriminatoire, la communauté mondiale de l’enseignement supérieur peut à la fois accroître l’accès à l’enseignement supérieur de manière plus inclusive et élargir la circulation des connaissances, l’innovation et la créativité entre les institutions mondiales d’enseignement supérieur » a déclaré Mme Giannini.

La Convention mondiale facilitera les échanges universitaires internationaux et favorisera le droit des individus à faire évaluer leurs qualifications ou leurs périodes d’études à l’étranger par des mécanismes justes, transparents et non discriminatoires. Le cadre juridique de la Convention encourage les pays du monde entier à mettre en place des mécanismes d’échange d’informations et de bonnes pratiques et à construire des réseaux dans l’enseignement supérieur.  La Convention entrera en vigueur lorsqu’elle aura été ratifiée par 20 pays.