La Nouvelle-Zélande renforce son système de surveillance et d‘alerte aux Tsunamis

03/01/2020
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14 - Life Below Water

Le gouvernement néo-zélandais a annoncé qu’un nouveau un réseau de bouées DART (Détection des Tsunamis en eaux profondes) sera mis en place afin de mieux détecter les mouvements marins en eaux profondes et de réduire le temps nécessaire à l’émission d’alertes tsunami.

Winston Peters, Ministre des Affaires Etrangères, et Peeni Henare, Ministre de la Défense civile, Peeni Henare, ont confirmé le déploiement d'un réseau de bouées DART permettant l'évaluation et la prévention du risque du tsunami sur les côtes néo-zélandaises.

Les bouées DART sont des outils de mesure ayant deux fonctions : elles enregistrent la pression au fond de l’eau et surveillent ainsi les changements du niveau de la mer. À ce jour, elles sont l’unique instrument permettant de confirmer qu'un séisme a eu lieu avant que le tsunami n'atteigne les côtes : la sécurité de tous est dès lors prise en charge rapidement.  

Ce système de prévention est indispensable à la détection des tremblements de terre non ressentis provenant de la tranchée Kermadec, considérée comme la partie la plus profonde du plancher océanique dans la région pacifique. En cas de danger, la Nouvelle-Zélande pourra émettre avec précision les systèmes d'alerte précoce via différents canaux de communication, y compris les alertes mobiles d'urgence.

« La Nouvelle-Zélande et la région du Pacifique sont particulièrement vulnérables aux catastrophes naturelles. Il est essentiel que nous disposions de systèmes d'alerte adéquats », a déclaré Winston Peters. En effet, le pays est confronté à un risque de tsunami aux conséquences et risques meurtriers. La position géographique et géologique de la Nouvelle-Zélande offre de nombreuses sources de séismes et tsunamis : certains peuvent être générés et arriver aux côtes les plus proches en moins d'une heure.

« Les bouées DART sont la seule technologie éprouvée et testée à plusieurs reprises qui confirme la génération de vagues de tsunami avant qu'elles n'atteignent la côte. Ceci est particulièrement critique pour les tremblements de terre non ressentis provenant de la tranchée Kermadec. Nous avons investi dans le meilleur équipement pour assurer la sécurité des Néo-Zélandais. Jusqu'à présent, la Nouvelle-Zélande dépendait d'une seule bouée DART vieillissante. Cela était insuffisant et nous avons souhaité résoudre ce problème de toute urgence », explique Winston Peters.

Le Centre national de surveillance des géo risques assurera la surveillance de ces bouées 24h/24, 7j/7 : il recevra, traitera et analysera les données transmises. L’Agence nationale de gestion des urgences émettra quant à elle les alertes et des avis de tsunami au public néo-zélandais.

"Nous allons établir un réseau de quinze bouées DART pour fournir une détection précoce et des alertes lorsqu’un tsunami est généré par les tranchées de Kermadec et de Hikurangi. » souligne Peeni Henare. « Il s'agit de sauver des vies - les gens sont au cœur de notre action. »

Le réseau de bouées DART fournira également des informations sur la surveillance et la détection des tsunamis pour les pays du Pacifique, notamment les Tokélaou, Niue, les Îles Cook, les Tonga et les Samoa. Le partage international des informations et la coordination du matériel et des exercices de préparation se feront sous l'égide du Système d'alerte aux tsunamis du Pacifique, coordonné par la Commission Océanographique Intergouvernementale (COI) de l'UNESCO.

 

Du fond marin à l'alerte aux tsunamis: processus étape par étape (exemple de la Nouvelle-Zélande)

1.  Un événement qui pourrait déclencher un tsunami tel qu'un grand tremblement de terre sous-marin ou une éruption volcanique sous-marine se produit.
2.  Si un tsunami se produit, il y a des changements rapides et inhabituels de la pression de l'eau sur le fond marin.
3.  Le capteur de la bouée DART – situé au fond de l'océan - mesure la pression de l'eau.
4.  Les données sont envoyées par signal acoustique à une bouée en surface.
5.  La bouée envoie le signal à un satellite.
6.  Le signal est envoyé au Centre national de surveillance des géo risques 24/7
7.  Les experts analysent les données.
8.  Si un tsunami a été détecté, le Centre national de surveillance des géo risques L’Agence nationale de gestion des urgences (agence officielle d'alerte aux tsunamis pour la Nouvelle-Zélande)
9.  L'Agence nationale de gestion des urgences enverra un avertissement de tsunami aux services d'urgence, aux médias et au grand public.

 

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Pour plus d'informations, merci de contacter:
Bernardo Aliaga, Specialiste Programme (b.aliaga@unesco.org)