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Nouvelles données concernant l’ODD 9.5 sur la Recherche et le Développement

21 Juin 2019

L’Institut de Statistiques de l’UNESCO a publié les données mises à jour sur les ressources humaines et financières consacrées à la recherche et au développement expérimental (R-D) dans 162 pays et territoires. Elles comprennent les résultats de l’Enquête statistique R-D 2018 de l’ISU, ainsi que les nouvelles statistiques obtenues auprès de ses partenaires, notamment l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), l’Office statistique de l’Union européenne (Eurostat) et le Réseau ibéro-américain d’indicateurs de science et de technologie (RICYT).

La publication comprend les données définitives de l’année de référence 2017 et les données de séries chronologiques des deux indicateurs mondiaux utilisés pour le suivi de l’Objectif de développement durable (ODD) 9.5. Dans le cadre de l’ODD 9, les pays ont promis de « bâtir une infrastructure résiliente, promouvoir une industrialisation durable qui profite à tous et encourager l’innovation ». En particulier, la Cible 9.5 de l’ODD les appelle à encourager l’innovation, à renforcer leurs capacités technologiques, et à augmenter substantiellement le nombre des chercheurs(euses), ainsi que les dépenses publiques et privées consacrées à la R-D.

L’ISU est chargé de produire les deux indicateurs mondiaux de suivi de cette cible :

Selon les données, les cinq pays qui, en termes relatifs (dépenses consacrées à la R-D en pourcentage du PIB pour la dernière année disponible), ont le plus investi dans la R-D sont Israël et la République de Corée (4,6 %), qui arrivent en tête, suivis par la Suisse (3,4 %), la Suède (3,3 %) et le Japon (3,2 %). Le classement est différent lorsque les dépenses sont prises en compte en termes absolus, et dominé par les grandes économies. En termes absolus (en milliards de dollars, selon la parité des pouvoirs d’achat), les cinq pays qui ont réalisé les investissements les plus significatifs en 2017 sont les États-Unis (543), la Chine (496), le Japon (176), l’Allemagne (127) et la République de Corée (90).     

Depuis quelque temps, les régions ont établi leurs propres cibles en matière de dépenses. La plus connue est la cible de l’Union européenne (UE) qui espère porter le montant des investissements dans la R-D à 3 % du PIB d’ici à 2020. Quatre pays de l’UE ont déjà atteint cette cible : la Suède (3,3 %), l’Autriche (3,2 %), le Danemark (3,1 %) et l’Allemagne (3,0 %).

L’Union africaine a fixé la cible de ses investissements dans la R-D à 1 % du PIB, mais les données mises à la disposition de l’ISU montrent que seuls trois pays d’Afrique subsaharienne sont proches de cette cible : l’Afrique du Sud, le Kenya et le Sénégal (autour de 0,8 % dans les trois pays).  
En Amérique du Nord, les États-Unis et le Canada ont respectivement consacré 2,8 % et 1,6 % de leurs dépenses à la R-D (2017). En Amérique latine et aux Caraïbes, le Brésil est le pays qui a le plus investi dans la R-D en 2016 (1,3 %) ; il est suivi par l’Argentine, le Mexique et le Costa Rica (0,5 %). Les premiers investisseurs des autres régions sont la Géorgie (0,3 %) en Asie centrale, la République de Corée (4,6 %) en Asie de l’Est, l’Inde (0,6 %) en Asie du Sud et de l’Ouest, et les Émirats arabes unis (1,0 %) dans les États arabes.

Le pourcentage de chercheuses fondé sur les effectifs est inférieur à un tiers du nombre total de chercheurs dans le monde (seulement environ 29,3 % en 2016). L’Asie centrale et l’Amérique latine et les Caraïbes ont la part la plus élevée de chercheuses (respectivement 48,2 % et 45,1 %). En revanche, le pourcentage tombe à 18,5 % en Asie du Sud et de l’Ouest. Mais il existe certaines exceptions au niveau des pays. Les chercheuses sont plus nombreuses que les chercheurs en : Argentine, Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie, Guatemala, Kazakhstan, Koweït, Lettonie, Lituanie, Mongolie, Myanmar, Nouvelle-Zélande, Panama, Thaïlande, Macédoine du Nord, Tunisie et Venezuela.

Les données mises à jour, y compris les données de séries chronologiques, sont disponibles dans la base de données de l’ISU.

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