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De nouvelles données révèlent des attaques contre l’éducation à travers le monde

28 Mai 2019

De nouvelles données actualisées de la Coalition mondiale pour la protection de l’éducation contre les attaques (GCPEA) révèlent que plus de 14 000 attaques armées contre l’éducation ont eu lieu ces cinq dernières années, dans 34 pays touchés par des conflits. La GCPEA, dont l’UNESCO est un membre fondateur, a publié les nouvelles données en vue du 4e anniversaire de la Déclaration sur la sécurité dans les écoles. Des représentants de haut niveau de plus de 90 pays se réunissent les 28 et 29 mai 2019 à Palma de Majorque, en Espagne, à la troisième Conférence internationale sur la sécurité dans les écoles, pour marquer l’événement et encourager les autres États à souscrire à la Déclaration.

« Le fait que plus de 14 000 attaques aient eu lieu ces cinq dernières années dans 34 pays est bouleversant », a dit la Sous-Directrice générale de l’UNESCO pour l’éducation, Stefania Giannini, durant la conférence.

La Conférence offre un forum pour partager des expériences, sensibiliser et accroître la visibilité de la Déclaration et des Lignes directrices. C’est aussi l’occasion d’encourager une future coopération et une meilleure prise en compte des questions de genre dans la mise en œuvre de la Déclaration et des Lignes directrices.

Les nouvelles données de la GCPEA indiquent que près de 10 000 attaques se sont produites contre des écoles, notamment des établissements qui ont été bombardés, saccagés ou occupés par des forces ou des groupes armés. Neuf pays ont subi chacun plus de 500 attaques contre des écoles. Des établissements d’enseignement supérieur ont été assiégés dans au moins 20 pays à travers le monde.

Les recherches ont en outre révélé que dans au moins 30 pays, les écoles ont été utilisées à des fins militaires. Par ailleurs, les filles et les femmes étudiantes et enseignantes ont été directement prises pour cibles dans au moins 18 pays, victimes de bombardements d’écoles pour filles, d’enlèvements, de viols et de harcèlement.

À ce jour, 89 pays – près de la moitié de l’ensemble des États membres de l’ONU – ont souscrit à la Déclaration sur la sécurité dans les écoles, et se sont engagés à prendre des mesures concrètes pour mettre fin au ciblage des écoles et des universités, des étudiants et du personnel.

« La Conférence de Palma est l’occasion de mettre à profit cette formidable dynamique et d’encourager tous les États membres de l’ONU à souscrire à la Déclaration et à faire en sorte que le droit à l’éducation puisse devenir une réalité pour tous », a déclaré Diya Nijhowne, la Directrice exécutive de la GCPEA.

En sa qualité d’unique institution du système des Nations Unies dotée d’un mandat dans l’enseignement supérieur, l’UNESCO appelle tous les pays à protéger l’éducation à tous les niveaux, y compris l’enseignement supérieur, des attaques perpétrées durant les conflits armés.

« Les attaques contre l’éducation sont des attaques contre le savoir et le pouvoir qu’il procure de transformer des vies, de construire l’avenir », a dit Mme Giannini. « La nécessité de protéger l’éducation en cas de crise et de conflit – et d’en faire une force pour la réconciliation – n’a jamais été aussi pressante. »

En 2018, l’UNESCO a lancé l’initiative « Faire revivre l’esprit de Mossoul », qui vise à reconstruire le patrimoine et à revitaliser les institutions éducatives et culturelles de Mossoul. L’Organisation mettra à disposition son expertise technique et mobilisera des financements pour aider le pays à rebâtir le secteur de l’éducation. L’UNESCO mettra aussi l’accent sur la réhabilitation et la modernisation de la bibliothèque de l’Université de Mossoul, qui a été détruite pendant la guerre.

En savoir plus sur l’action de l’UNESCO en matière d’éducation dans les situations d’urgence.