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Les organisations internationales appellent à intensifier l’action en faveur de la santé et de la nutrition scolaires

13/05/2020

Pour la première fois depuis le lancement des Objectifs de développement durable (ODD), en 2015, l’ONU et les organisations multilatérales œuvrant dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’agriculture, de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène pour tous et de l’aide sociale se sont réunies pour réaffirmer leur engagement en faveur de la santé et la nutrition scolaires. Ce partenariat, baptisé Renforcer les programmes efficaces de santé et de nutrition scolaires, a pour objectif d’améliorer la santé et la nutrition des enfants et adolescents en âge d’aller à l’école, afin de leur permettre d’apprendre, de s’épanouir et d’apporter une contribution significative à l’avenir de leur communauté et de leur pays.

Cet appel commun à l’action intervient alors que la pandémie de COVID-19 prive 90 % des effectifs scolaires d’école et met en lumière le rôle essentiel de l’éducation dans la protection de la santé et du bien-être des élèves. Des millions d’enfants ne bénéficient plus du seul repas nutritif quotidien qu’ils reçoivent habituellement grâce aux programmes d’alimentation scolaire. Ils sont également des millions à ne plus avoir accès aux services sanitaires de base et à l’éducation critique en matière de santé assurés par les écoles dans le monde entier.

Ce nouveau partenariat, qui regroupe la Banque mondiale, le Comité permanent de la nutrition, la FAO, l’OMS, le PAM, le Partenariat mondial pour l’éducation, l’UNESCO et l’UNICEF, fait appel à l’unité d’action en invitant gouvernements et autres partenaires à réaffirmer leurs propres engagements en faveur de la santé et de la nutrition, ainsi qu’à accroître et mieux harmoniser leurs investissements dans ces domaines pour généraliser les interventions réussies, répondre de manière holistique aux besoins des enfants en matière d’apprentissage et de croissance et, en définitive, développer le capital humain des pays.

« La crise de la Covid-19 a plus que jamais mis en évidence les liens entre santé, nutrition, bien-être et apprentissage. Nous ne pourrons atteindre une éducation de qualité inclusive et équitable qu’en investissant systématiquement dans la santé scolaire et la nutrition. Nous savons que cela est décisif, en particulier pour les élèves défavorisés et marginalisés », a affirmé Stefania Giannini, Sous-Directrice générale de l’UNESCO pour l’éducation. « L’UNESCO se félicite de ce nouveau partenariat. Nous réaffirmons notre engagement en faveur de la santé scolaire. Il s’agit de s’engager pour ne laisser personne de côté, pour s’attaquer dès le départ aux inégalités et poser ainsi les fondations de vies saines et productives ».

Il est manifestement urgent de renforcer la collaboration intersectorielle et d’investir de manière cohérente dans les domaines de la santé, de la nutrition et de l’éducation pour intensifier l’action en faveur de la santé et la nutrition scolaires. Les priorités du partenariat sont les suivantes :

  1. Mener des activités de plaidoyer conjointes pour que les programmes nationaux, régionaux et internationaux accordent plus de place à la santé et la nutrition scolaires, et mobiliser des fonds et des soutiens afin de renforcer les programmes nationaux ;
  2. Produire et diffuser des données plus nombreuses et de meilleure qualité sur la santé et la nutrition scolaires, de façon à suivre de manière critique les progrès accomplis à l’échelle mondiale et éclairer l’élaboration des politiques et programmes à tous les niveaux ;
  3. Élaborer des orientations et des normes coordonnées, fondées sur des données factuelles et adaptées aux besoins des pays ;
  4. Fournir des conseils stratégiques et un appui coordonnés pour promouvoir des politiques et programmes multisectoriels qui s’inscrivent dans les systèmes éducatifs nationaux.

Investir dans la santé, la nutrition et le bien-être des apprenants à travers des programmes associant les systèmes d’éducation, de santé et d’alimentation est au cœur du Programme 2030. Cette approche, essentielle pour développer le capital humain des pays par l’amélioration de la santé, de la nutrition et de l’éducation, contribue à au moins dix ODD : pauvreté, faim, santé, éducation, égalité entre les sexes, eau propre et assainissement, croissance économique, réduction des inégalités, paix, justice et institutions efficaces, et partenariats renforcés.

Le partenariat regroupe le Comité permanent de la nutrition, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), le Groupe de la Banque mondiale, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Partenariat mondial pour l’éducation et le Programme alimentaire mondial (PAM).

 

Photo : WFP