Des pays de l’Atlantique du Nord-Est et de la Méditerranée testent leur système d’alerte aux tsunamis

27 Octobre 2017

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©FocusDzign/Shutterstock

Une quinzaine de pays de l’Atlantique du Nord-Est, de la Méditerranée et des mers adjacentes* vont mettre à l’épreuve leur capacité de réaction face à un tsunami lors d’un exercice coordonné par la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO, organisé du 31 octobre au 3 novembre.

L’objectif de cet exercice, baptisé NEAMWave 17, est d’évaluer les plans de réaction aux tsunami à l’échelle locale, d’améliorer le niveau de préparation et la coordination dans toute la région. Il s’agit du troisième exercice de cette nature organisé dans la région.

Pour rester opérationnels, les Centres nationaux d’alerte aux tsunamis et les agences de protection civile ont besoin de tester régulièrement leurs procédures d’urgence, notamment les canaux de communication et la capacité des professionnels à remplir leur mission en cas de survenue d’un tsunami. NEAMWave 17, permettra de tester les forces et faiblesses des mécanismes de réaction de chaque pays face à la menace d’un tsunami.

Quatre scénarios sont prévus :

  1. Un tremblement de terre d’une magnitude de 7,3 se produisant au nord de l’Algérie avec le CENALT (France) pour la Méditerranée de l’Ouest, le 31 octobre de 9h à 10h20 TUC. Il comprendra une demande simulée d’aide internationale dans l’après-midi.
  2. Un tremblement de terre d’une magnitude de 7,4 à Samandağ avec le KOERI (Turquie) dans la Méditerranée de l’Est, le 1er novembre de 9h à 12h00 TUC.
  3. Un tremblement de terre d’une magnitude de 8,5 au sud de l’île de Zakynthos, en mer Ionienne, dans la Méditerranée centrale, avec le CAT-INGV (Italie) et NOA (Grèce), le 2 novembre de 9h à 12h30 TUC.
  4. Un tremblement de terre d’une magnitude de 8,5 au Sud-Ouest du Cap Saint-Vincent avec l’IPMA (Portugal) dans l’Atlantique du Nord-Est, le 3 novembre de 9h à 16h00 TUC.

Les services de protection civile ont la possibilité de choisir entre différents types d’exercices allant du test des canaux de communication à un exercice grandeur nature avec évacuation. Les Etats membres ont été encouragés à étendre le test au niveau local et à associer des acteurs clé tels que des ports, des centrales électriques ou encore des écoles. Le scénario appliqué à la Méditerranée de l’Ouest comprendra également une demande d’aide internationale.

Cet exercice est coordonné par le Groupe intergouvernemental de coordination du Système d'alerte rapide aux tsunamis et de mitigation dans l'Atlantique du Nord-Est, la Méditerranée et les mers adjacentes de la COI de l’UNESCO, avec le soutien du Centre de coordination des interventions d’urgence du Mécanisme de protection civile de la Commission européenne.

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* A ce jour, ces pays participant à l’exercice sont : Allemagne, Chypre, Danemark, Egypte, Espagne, France, Fédération de Russie, Grèce, Italie, Irlande, Israël, Liban, Maroc, Portugal, Turquie.

 

Plus d’information

Contact médias : Agnès Bardon, Service de presse de l’UNESCO, a.bardon@unesco.org