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Plateforme sur les catastrophes hydriques pour renforcer la résilience au changement climatique en Afrique

04 Mars 2019

L’UNESCO et le Gouvernement japonais ont signé un accord portant sur un montant de 1,7 million de dollars américains destiné au projet «Plateforme sur les catastrophes hydriques visant à renforcer la résilience au changement climatique en Afrique». S.E. M. Takio Yamada, ambassadeur du Japon auprès de l’UNESCO et M. Jean-Yves Le Saux, directeur du Bureau de la planification stratégique de l’UNESCO, ont signé le document. L'initiative découle de la première réunion entre la Directrice générale de l'UNESCO, Audrey Azoulay, et le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, le 18 octobre 2018. Elle fait partie des contributions volontaires d'un montant de 5 millions USD que le Gouvernement japonais a récemment dédié afin de soutenir diverses activités de l’UNESCO en Asie, au Moyen-Orient et en Afrique.

M. Jean-Yves Le Saux a adressé les remerciements sincères de l’UNESCO au Gouvernement japonais pour son soutien opportun, ce qui renforcerait les efforts de l’UNESCO pour réduire la vulnérabilité de la région. L’appui du Japon sera axé sur la gestion des risques d’inondation en Afrique de l’Ouest, en ciblant les bassins fluviaux du Niger et de la Volta.

Les catastrophes naturelles en Afrique de l’Ouest constituent un obstacle majeur aux efforts de la région pour parvenir à un développement durable, compte tenu en particulier des capacités insuffisantes de la région pour prévoir, surveiller, gérer et atténuer les catastrophes. Pendant de nombreuses années, plusieurs pays de la région Afrique de l’Ouest ont connu des inondations à répétition ayant des impacts socio-économiques. Une évaluation récente a montré une augmentation exponentielle de la magnitude et de la fréquence des inondations dans la région. Par exemple, Niamey, la capitale du Niger, a été inondée en 2008, 2010, 2012, 2013, 2015, 2016 et 2017.
Réduire la vulnérabilité de la région aux risques liés au climat est un élément nécessaire des stratégies de réduction de la pauvreté, notamment des efforts pour protéger les acquis du développement passés. Il est nécessaire de renforcer les capacités des différents pays pour faire face aux problèmes d'inondations, notamment les systèmes d'observation et d'alerte rapide, les évaluations, la prévention, la préparation, les interventions et le relèvement.

Le projet mettra en place un système d’alerte rapide en cas d’inondation et renforcera les capacités pour une meilleure préparation à la gestion des inondations récurrentes dans la région, en passant d’une gestion des crises à une approche de gestion des risques. Le projet sera mis en œuvre en partenariat avec le Centre international de gestion des risques liés à l'eau (ICHARM) et le Centre régional AGRHYMET. L’Autorité de bassin du Niger (ABN), l’autorité de bassin de la Volta (ABV) et les pays qui leur sont liés (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d'Ivoire, Ghana, Guinée, Mali, Niger, Nigéria, Togo et Tchad) en bénéficieront, avec plus de 3.500 personnes des zones sujettes aux inondations à atteindre.