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Projet de fonds en dépôt (FIT) UNESCO/Shenzhen : accompagner les réseaux d’assurance qualité en Afrique le développement d’outils régionaux de reconnaissance mutuelle des qualifications

21/02/2020
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04 - Quality Education

Le projet UNESCO/Fonds en dépôt de Shenzhen est destiné à conforter les efforts entrepris par l’UNESCO pour faciliter l’internationalisation de l’enseignement supérieur sur le continent africain, et la mise en œuvre de la Convention d’Addis sur la reconnaissance des études et des certificats, diplômes, grades et autres titres de l’enseignement supérieur dans les États d’Afrique. Il a pour objectif de renforcer les systèmes d’enseignement supérieur en Afrique à travers l’élaboration de mécanismes d’assurance qualité dans 10 pays africains, à savoir : la Côte d’Ivoire, l’Egypte, la Gambie, le Malawi, le Mali, la Namibie, le Niger, le Sénégal, le Togo et la Zambie.

Les impacts de la mondialisation, l’internationalisation, l’utilisation de technologies innovantes et la compétitivité obligent les systèmes d’enseignement supérieur à procéder à leur transformation interne en plaçant la qualité au centre de leurs préoccupations.

Dimitri Sanga, Directeur Régional du Bureau de l’UNESCO pour l’Afrique de l’Ouest (Sahel)

Pour mettre en œuvre la composante n° 3 du projet (consolidation des réseaux d’assurance qualité en Afrique et soutien au développement d’outils de reconnaissance mutuelle des qualifications sur le continent africain), l’UNESCO a organisé un atelier à Dakar, au Sénégal, du 18 au 20 février 2020, sous le thème « Profil des systèmes d’assurance qualité en Afrique pour le renforcement de la mise en œuvre de réseaux continentaux et la facilitation de la reconnaissance mutuelle des qualifications » en partenariat avec l’ANAQ-Sup, et avec les sous-thèmes suivants :

(a)          Promotion de réseaux d’assurance qualité dans l’enseignement supérieur en Afrique et de leur impact sur l’amélioration de la qualité et l’harmonisation de l’enseignement supérieur sur le continent ;

(b)          Cartographie du rôle des agences d’assurance qualité dans la facilitation des décisions d’accréditation dans l’enseignement supérieur et la reconnaissance mutuelle des qualifications sur le continent africain.

Nous devons nous assurer que nous fournissons les études appropriées aux étudiants, autant au niveau institutionnel que régional mais aussi nous concentrer sur les apprenants non-traditionnels, pour leur fournir des programmes qui correspondent à leurs besoins

Peter Wells, UNESCO

A la suite des présentations du Sénégal, du Nigéria et de l’Afrique du Sud sur la stratégie nationale pour développer et gérer l’Assurance Qualité dans l’enseignement supérieur, les pays africains participants ayant récemment établi des agences d’assurance qualité ont présenté leurs nouveaux modes de fonctionnement, leurs réalisations et leurs challenges, et ont échangé avec les pays ayant plus d’expérience en matière de gestion, d’élaboration, d’outils d’évaluation, de développement de la culture d’assurance qualité, d’évaluations institutionnelles et de réseautage. La Guinée, par exemple, a rappelé son partenariat avec le Sénégal et le Maroc, où ses représentants se sont rendus afin de s’inspirer de leurs modèles de gestion de l’assurance qualité.

Les trois jours de travaux ont permis aux participants de discuter de plusieurs aspects ayant trait à l’assurance qualité. D’abord, les préoccupations actuelles ont été définies : la qualité des intrants, la qualité des procédés et les outputs (qualification et employabilité des diplômés, la production de nouvelles connaissances), etc. Ensuite, il a été question de discuter des défis, avant d’en arriver aux perspectives futures. Parmi les défis, l’absence d'accords bilatéraux et multilatéraux, l’absence d'organismes nationaux de réglementation des qualifications, l’insuffisance des financements, et le manque d’implication du secteur privé dans les mécanismes d’assurance qualité ont été mentionnés. Quant aux perspectives, il a été retenu que de meilleurs systèmes d’assurance qualité permettraient d’accroître la confiance du public dans les programmes et les qualifications de l'enseignement supérieur, de faciliter l'articulation entre les programmes des différents secteurs et les établissements d'enseignement supérieur, et d’encourager la reconnaissance des qualifications et la mise en place de cadres nationaux de certification opérationnels.

Enfin, l’atelier a permis d’élargir la problématique et d’aborder la question des outils de reconnaissance mutuelle des qualifications en Afrique, mais aussi le besoin de créer un lien entre l’assurance qualité et les qualifications obtenues à travers l’éducation numérique – les nouvelles technologies étant un facteur important dans l’éducation aujourd’hui.