Des récits inspirants sur l’action de l’UNESCO dans le domaine de l’éducation en 2019

19/12/2019

2019 aura été une année historique, grâce à l'adoption par la Conférence générale de l'UNESCO de la  Convention mondiale sur la reconnaissance des qualifications de l’enseignement supérieur, ce qui en fait le premier traité juridiquement contraignant des Nations Unies sur cette question. Cette année a également été marquée par le lancement de deux nouvelles initiatives majeures de l'UNESCO : Son éducation, notre avenir, une nouvelle campagne pour accélérer l'action en faveur de l’éducation des filles et des femmes, et les Futurs de l'éducation, une initiative mondiale dont le but est de réinventer les façons dont la connaissance et l'apprentissage peuvent façonner l'avenir de l'humanité et de la planète.

Partout dans le monde, l'UNESCO fait progresser le débat sur l'éducation et œuvre en faveur de politiques qui garantissent le droit à une éducation de qualité aux filles et aux garçons, aux femmes et aux hommes. Du Guatemala à Madagascar, de la Syrie à l'Éthiopie, des récits inspirants du monde entier montrent comment l'UNESCO transforme les vies grâce à l'éducation. En voici quelques-uns.

Lorsqu’elle était petite fille dans la région rurale de Semien Shewa, en Éthiopie, Tigist devait marcher pendant une heure pour aller à l’école. Quand elle était en primaire, elle devait se rendre à l’école à pied tous les jours avec son frère. Avant d’atteindre l’école, ils devaient monter et descendre une colline et traverser une rivière sous un soleil écrasant. Aujourd’hui âgée de 20 ans, Tigist est une étudiante diplômée à Addis-Abeba. Dans le cadre de ses études, elle enseigne actuellement une classe de troisième année dans une école primaire.

Au cours des deux dernières années, l'UNESCO a soutenu quelque 120 établissements de formation des enseignants et a offert aux enseignants comme Tigist une formation sur la pédagogie sensible au genre.

« J'ai appris à faire attention aux stéréotypes sexistes et à m’assurer que les principes d'égalité des genres et d’équité soient respectés à l'école » a-t-elle déclaré. Lire l’article

 

En République arabe syrienne, l'UNESCO a appuyé le système éducatif en offrant des possibilités d'apprentissage et un soutien psychosocial aux enfants et aux jeunes touchés par le conflit. « Nous sommes nombreux à avoir des problèmes économiques, il est important de recevoir ce soutien gratuit pour nos enfants » a déclaré un parent.

À ce jour, plus de 113 200 apprenants syriens ont bénéficié de ce projet qui fait partie du Programme de développement des capacités pour l'Éducation de l’UNESCO. Pour compléter ces interventions, l'UNESCO a également dispensé une formation au soutien psychosocial pour les conseillers et produit 40 000 manuels de soutien psychosocial destinés à être distribués aux enseignants et aux conseillers. L’Organisation a également mobilisé des fonds qui ont permis de rénover 12 écoles. Lire l’article

Pour l’UNESCO, l'éducation doit faire partie du cadre de la réponse humanitaire et l’Organisation coopère avec les pays sur les politiques et la planification sensibles aux crises, sur la protection des écoles contre les attaques et sur l'autonomisation des jeunes dans les situations de crise, notamment par la reconnaissance des qualifications et de l'apprentissage antérieurs. En 2019, elle a lancé la phase pilote du Passeport des qualifications de l’UNESCO pour les réfugiés et les migrants vulnérables. En collaboration avec ses partenaires, l'UNESCO a conduit une première session d'entretiens avec des candidats au Passeport des qualifications dans le camp de réfugiés de Meheba, dans la province du nord-ouest de la Zambie. La Passeport des qualifications contribuera à offrir une nouvelle vie aux réfugiés dans leurs pays hôtes.
 

« Je ne dépends plus de mes parents, je suis financièrement indépendante » dit Natacha Obienne, 21 ans, qui vit avec son mari et son fils dans une région rurale de Madagascar. Durant sa formation professionnelle dispensée par l’UNESCO, elle a appris à élever des poissons et à gérer leurs conditions de vie pour optimiser la production. Avant la formation, Natacha ne connaissait rien à la pisciculture. Elle envisage désormais de construire un deuxième étang d’élevage, et elle a pu acheter une maison et une vache. « Je conseille aux jeunes comme moi de suivre une formation car cela m’a tout appris » dit-elle. Lire l’article

Près de 23 pays, dont Madagascar, ont bénéficié de l'expertise de l'UNESCO pour la révision de leurs politiques d’enseignement et de formation techniques et professionnels, afin d'équiper les jeunes et les adultes des compétences requises pour l'emploi, le travail décent, l'entrepreneuriat et l'apprentissage tout au long de la vie.
 

« J’ai grandi dans une famille modeste et je me suis mariée à l’âge de 15 ans, donc je n’ai pas pu finir ma scolarité. Mais j’ai pu poursuivre mes études au Centre » explique Isabel Aracely Tzoy Tzoc. Comme elle, la plupart des filles et des femmes au Guatemala sont dans l’impossibilité d’accéder ou d’achever leurs études. De nombreux obstacles tels que la pauvreté, la distance à parcourir pour se rendre à l’école, le mariage et les grossesses précoces, ainsi que les stéréotypes de genre traditionnels limitent leurs possibilités d’éducation. Elle a réussi à s’échapper de ce mariage à 23 ans et a décidé de reprendre ses études grâce à un centre d'apprentissage soutenu par l'UNESCO. Lire l’article

Cette année, l’UNESCO a lancé une nouvelle initiative, Son éducation, notre avenir, qui vise à accélérer les efforts en faveur de l'éducation des filles et des femmes - comme Isabel - en s’appuyant sur des engagements politiques et financiers, ainsi que sur le leadership des filles et des femmes. L’initiative contribue à la Stratégie de l'UNESCO pour l'égalité des genres dans et par l'éducation et à ses trois piliers : collecter de meilleures données pour étayer l'action ; mettre en œuvre de meilleurs cadres juridiques, politiques et de planification pour faire progresser les droits des filles et des femmes ; offrir des possibilités d'apprentissage de meilleure qualité pour garantir l’autonomie des filles et des femmes.

Tandis que l’UNESCO fêtera ses 75 ans en 2020, son engagement à garantir le droit de chacun à une éducation de qualité, en particulier aux plus vulnérables, est plus fort que jamais. La deuxième édition de la Journée internationale de l'éducation sera célébrée le 24 janvier, une journée pour honorer l'éducation et son rôle clé dans l’émancipation des peuples, la préservation de la planète, la construction d'une prospérité partagée et la promotion de la paix.

Attendez-vous en 2020 à découvrir d’autres récits inspirants de l’UNESCO et suivez notre action sur les réseaux sociaux via @UNESCO.