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Responsabiliser les adolescents d’Afrique subsaharienne pendant la pandémie de COVID-19

17/06/2020

Les fermetures d’écoles destinées à contenir la propagation de la pandémie de COVID-19 ont touché près de 92 % de la population scolaire mondiale. En Afrique subsaharienne où les jeunes continuent d’être menacés par des taux élevés de nouvelles infections dues au VIH, de grossesses précoces et non désirées, de violence fondée sur le genre et de mariages des enfants, les conséquences négatives du confinement sur la santé et le bien-être sont amplifiées.

Dans le cadre de l’action de l’UNESCO pour aider les pays à atténuer les impacts des fermetures d’écoles, en particulier sur les communautés les plus vulnérables, l’Organisation apporte son concours à 33 pays d’Afrique subsaharienne dans le cadre du programme « Nos droits, nos vies, notre avenir » (O3) afin que les enfants et les jeunes comprennent les informations essentielles, adaptées à leur âge, sur la maladie à coronavirus (COVID-19), y compris ses symptômes, ses complications, ses modes de transmission et la prévention de sa transmission.

Les chaînes numériques et les émissions de radio vont être utilisées pour communiquer aux jeunes des informations sur la santé sexuelle et reproductive. Une série de vidéos et de courts articles s’adressant aux jeunes ont aussi été développés afin de les aider à faire face aux fermetures d’écoles liées au COVID-19.

Soutenu par les gouvernements de la Suède, de l’Irlande, de la Norvège et de la France, par la Fondation David et Lucile Packard, ainsi que par des fonds reçus par l’UNESCO en sa qualité de membre du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/Sida (ONUSIDA), O3 est le programme d’éducation complète à la sexualité le plus vaste au monde. Il envisage une Afrique subsaharienne où les adolescents et les jeunes sont en bonne santé et résilients et ont la capacité de développer toutes leurs potentialités et de contribuer au développement de leur communauté, de leur pays et de leur région.

« Le COVID-19 a non seulement interrompu la prestation de l’éducation, mais il a également affecté la fourniture de l’éducation complète à la sexualité et des services de base proposés par les écoles, tels que la nutrition, les liens avec les soins de santé sexuelle et reproductive et le soutien pour combattre et prévenir la violence fondée sur le genre » a déclaré la Sous-Directrice générale de l’UNESCO pour l’éducation, Stefania Giannini.

« Le programme O3 est parfaitement positionné pour répondre aux défis que pose la pandémie de COVID-19, grâce à l’accent qu’il met sur l’éducation sanitaire et à son expérience avec les récentes épidémies de choléra et de typhoïde en Afrique subsaharienne. Il reflète la reconnaissance par l’UNESCO que l’éducation, la santé et l’égalité des genres forment les trois piliers du système éducatif, et rien qu’en 2018-2019 il a touché près de 15 millions de jeunes par une éducation sexuelle complète fondée sur les compétences utiles pour la vie. »

L’Ambassadrice Anna Brandt, Représentante permanente de la Suède auprès de l’UNESCO, a déclaré : « Les grossesses précoces et non désirées, le VIH et les autres infections sexuellement transmissibles, ainsi que la violence fondée sur le genre ne cessent pas en période de crise ou de fermeture des écoles. Notre soutien non plus. Grâce au financement de la Suède, l’UNESCO atteindra plus de 30 millions de jeunes en Afrique, par une éducation complète à la sexualité (ECS) de qualité d’ici la fin de 2022.

Le programme O3 bénéficie à 33 pays d’Afrique subsaharienne. Il met l’accent spécifiquement sur 23 pays cibles et pays d’accélération du programme qui bénéficient d’un financement ciblé et d’un soutien intensif.