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Retour avec les étudiants de l’Université de Bologne sur leur échange universitaire au Sénégal

09/12/2019
, Sénégal
04 - Quality Education

Du 30 octobre au 13 novembre 2019, trois étudiants et deux enseignantes de l’Université de Bologne ont séjourné à Dakar et Saint-Louis dans le cadre de l’échange universitaire engagé avec les universités Cheikh Anta Diop et Gaston Berger. Ces mobilités s’inscrivent dans la suite des séjours universitaires engagés en mai 2019 à Bologne en faveur des étudiants et enseignants sénégalais. Ce partage d’expérience initié vise à contribuer à la formation d’une nouvelle génération d’experts en patrimoine. Retour avec les étudiants de l’Université de Bologne sur leurs deux semaines au Sénégal.

Au terme de ce séjour entre Dakar et Saint-Louis, pourriez-vous décrire en quelques mots votre expérience ?

Alice Vecchi : Mon expérience au Sénégal a été extrêmement pleine et intense. J’ai eu l’opportunité de découvrir un pays que je ne connaissais pas, d’observer en profondeur ses aspects les plus inattendus. Mais ce voyage a aussi été l’occasion de plusieurs activités très formatrices qui nous ont permis d’enrichir nos connaissances et nos intérêts. Personnellement, j’ai pu approfondir le sujet de ma recherche, c’est-à-dire la gestion du patrimoine naturel au Sénégal et sa perception par la population locale, grâce, entre autres, aux visites des réserves de Djoudj et de Guembeul.

Simone Amadori : Je peux résumer mon expérience au Sénégal en trois adjectifs : stimulante, différente et chaude. Stimulante, pour les milliers d’idées que ce séjour m'a apportées, par rapport à mon mémoire mais aussi tout simplement pour nourrir ma curiosité. Différente, car je suis sorti du

contexte qui m'est familier. Chaude, bien sûr, du fait du climat mais aussi grâce à la ‘’teranga’’ et la chaleur des gens qu'on a eu la chance de rencontrer.

Francesco Perrucci : Mon expérience au Sénégala été pleine et passionnante. En deux semaines, nous avons eu l’occasion de mener de nombreuses activités, d’étude et d’exploration. De plus, nous avons pu compter sur l’appui d’étudiants et de professeurs des universités Cheikh Anta Diop et Gaston Berger.

Avez-vous acquis de nouvelles connaissances ? Lesquelles ?

Alice Vecchi : Ce voyage m’a permis d’acquérir des capacités essentielles pour ma formation en géographie, en me familiarisant à la recherche sur le terrain. J’ai amélioré mes capacités d’observation et d’interrogation. J’ai aussi développé un esprit plus critique et plus élastique pour élargir mes perspectives et mettre en discussion les hypothèses formulées.

Simone Amadori : Cette expérience a beaucoup contribué à enrichir mon parcours universitaire, en me donnant de nouvelles perspectives concernant mes études, mais aussi en m’apportant de nouvelles connaissances sur des arguments que je n'avais jamais approfondis avant, notamment en ce qui concerne le tourisme et le patrimoine.

Francesco Perrucci : En lien avec mon projet de recherches, j’ai eu la chance d’en apprendre plus sur la pêche au Sénégal et d’écouter le point de vue de ceux qui travaillent dans ce milieu. Notamment échanger sur les politiques, l’organisation, les questions environnementales qui se cachent derrière ce secteur important du pays.

Qu’est-ce qui vous a le plus captivé ? Le plus intéressé ?

Alice Vecchi : Ce qui m’a le plus captivé de cette expérience au Sénégal est l’esprit d’accueil de ce pays. Cet esprit se traduit, à mon avis, non seulement dans l’ouverture, la curiosité envers les inconnus, la volonté qu’un étranger se sente bien.

Simone Amadori : Ce qui m’a le plus captivé c’est la possibilité d’avoir eu l’opportunité d’échanger avec de nombreux acteurs : professeurs et étudiants, mais aussi des professionnels du tourisme, des vendeurs ainsi que des restaurateurs. Ces discussions m'ont aidé à plonger dans les nuances d'une culture différente.

Comment allez-vous poursuivre vos projets suite à cet échange universitaire ?

Alice Vecchi : Suite à cet échange universitaire, j’aimerais approfondir les thématiques qui m’intéressent, c’est-à-dire la gestion et la valorisation du patrimoine naturel. Grâce aux contacts et aux liens que j’ai pu développer pendant ce voyage, j’ai aussi pris en considération l’idée de retourner au Sénégal pour mieux étudier les phénomènes que j’étudie. En tous cas, j’espère que les connaissances acquises au Sénégal et la comparaison avec cette réalité si différente pourront favoriser une réflexion plus complète et consciente sur les enjeux du patrimoine naturel en Italie.

Simone Amadori : Je vais d’abord écrire un policy paper pour mon cours des politiques rurales en m’appuyant sur les informations récoltées à Soumbédioune, lors d’entretiens avec des pêcheurs. Je vais essayer de comprendre quelles sont les meilleures stratégies pour valoriser le marché et les

activités liées á la pêche. Suite à cela, je souhaiterais formuler un projet de recherche pour mon mémoire en retournant au Sénégal.

Francesco Perrucci : J’ai ainsi eu l’occasion d’acquérir de nouvelles idées et suggestions, sur lesquelles je travaillerai probablement à l’avenir, en approfondissant le sujet dans ma thèse du master.

Cet échange entre les deux universités s’inscrit dans le cadre du projet d’appui universitaire :« Valorisation du patrimoine et éducation à la Citoyenneté » et est financé par l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS).