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Le site des Îles et aires protégées du Golfe de Californie (Mexique) inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril

03 Juillet 2019

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©Getty Images/renacal1

 Le Comité du patrimoine mondial réuni à Bakou depuis le 30 juin a décidé d’inscrire les Îles et aires protégées du Golfe de Californie (Mexique) sur la Liste du patrimoine mondial en péril en raison des inquiétudes suscitées par l’extinction imminente de la vaquita, une espèce de marsouin endémique du Golfe de Californie.

Des efforts ont été déployés par le Mexique pour protéger cette espèce menacée, notamment la création une zone refuge où vivent les vaquitas restantes et la promotion d’engins de pêche alternatifs aux filets maillants, responsables de la mort par asphyxie des mammifères marins. Malgré ces mesures, il ne reste aujourd’hui qu’une dizaine de spécimens de vaquita (contre près de 300 individus en 2005), qui font partie de la valeur universelle exceptionnelle du site. La diminution de la population de vaquitas s’explique par la pêche illégale par filets maillants des totoabas, dont les produits dérivés font l’objet d’un trafic international croissant. 

Le Comité a encouragé le Mexique à renforcer ses activités de surveillance pour éviter l’extinction imminente de la vaquita et faire en sorte que la zone où sont concentrés les derniers individus reste à l’écart des filets maillants. Le Comité a aussi appelé les pays de transit et de destination de la vessie natatoire de la totoaba à soutenir la lutte contre ce commerce illégal.

Inscrites en 2005 sur la Liste du patrimoine mondial, les Îles et aires protégées du Golfe de Californie comprennent 244 îles, îlots et zones côtières situées dans le golfe de Californie au nord-est du Mexique. La mer de Cortez et ses îles sont considérées comme un laboratoire naturel pour la recherche en matière de spéciation. De plus, presque tous les grands processus océanographiques à l’œuvre dans les océans de la planète sont représentés sur le site, lui donnant une importance sans commune mesure pour l’étude. Le site est d’une beauté naturelle remarquable et offre un paysage spectaculaire d’îles au relief accidenté composé de hautes falaises et de plages de sable, qui contrastent avec le cadre désertique qui s’y reflète et les eaux environnantes turquoise. Le site abrite 695 espèces de plantes vasculaires, plus que dans tout autre site marin et insulaire de la Liste du patrimoine mondial. Il est également exceptionnel du point de vue du nombre d’espèces de poissons : 891, dont 90 endémiques. De plus, le site héberge 39 % du nombre total d’espèces de mammifères marins et un tiers du nombre total des espèces de cétacés de la Terre, dont la vaquita, qui est endémique au site.

La Liste du patrimoine mondial en péril est conçue pour informer la communauté internationale des conditions menaçant les caractéristiques mêmes qui ont permis l’inscription d’un bien sur la Liste du patrimoine mondial (conflits armés, catastrophes naturelles, urbanisation sauvage, braconnage, pollution…) et pour encourager des mesures correctives.

La 43e session du Comité du patrimoine mondial se poursuit jusqu’au 10 juillet. 

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