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Le site des Usines de salpêtre de Humberstone et de Santa Laura (Chili), retiré de la Liste du patrimoine mondial en péril

02 Juillet 2019

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©UNESCO/Nicolâs del Valle

Le Comité du patrimoine mondial réuni à Bakou depuis le 30 juin a décidé de retirer le site des Usines de salpêtre de Humberstone et de Santa Laura (Chili) de la Liste du patrimoine mondial en péril grâce aux efforts déployés par les autorités nationales pour assurer une conservation et une gestion durable de ce site.

Les Usines de salpêtre ont été inscrites sur la Liste du patrimoine mondial en 2005 et, simultanément, sur la Liste du patrimoine mondial en péril en raison de la fragilité des bâtiments industriels, du manque d’entretien dont elles ont souffert pendant 40 ans, des dommages causés par les vents violents et de l’absence d’un système de surveillance du site. Certains des édifices risquaient de s’effondrer et ont été davantage fragilisés par un tremblement de terre survenu en 2014.

Une série de mesures ont été adoptées au cours des 15 dernières années par les autorités du pays pour améliorer la situation, notamment la mise en place d’un service de surveillance de jour comme de nuit, ; l’installation de clôtures sur les limites du bien, la construction d’une route de contournement pour mettre fin à la circulation à l’intérieur du site et l’adoption de mesures de sécurité pour les visiteurs.

Le Comité a salué ces mesures et s’est félicité de la définition des zones tampon de protection, de l’élaboration d’une stratégie de conservation et de la mise en place d’un plan de gestion du site.

Les usines de Humberstone et de Santa Laura représentent plus de 200 anciens sites d’extraction du salpêtre, où des ouvriers, venus du Chili, du Pérou et de Bolivie, vécurent dans des cités minières et forgèrent une culture pampina commune. Cette culture se manifeste dans la richesse de la langue, la créativité et les liens de solidarité, et surtout dans les luttes pionnières menées par les pampinos pour la justice sociale, luttes dont l’impact fut profond sur l’histoire sociale. Installés dans la Pampa désertique et reculée, l’un des déserts les plus arides du globe, des milliers de pampinos ont vécu et travaillé, à partir de 1880 et pendant plus de soixante ans, dans un environnement hostile pour exploiter le plus grand gisement de salpêtre du monde et produire le nitrate de soude, un engrais qui allait transformer le paysage agricole de l’Amérique du Nord et du Sud, ainsi que celui de l’Europe, tout en procurant de grandes richesses au Chili.

La Liste du patrimoine en péril est conçue pour informer la communauté internationale des conditions menaçant les caractéristiques mêmes qui ont permis l’inscription d’un bien sur la Liste du patrimoine mondial (conflits armés, catastrophes naturelles, urbanisation sauvage, braconnage, pollution…) et pour encourager des mesures correctives.

La 43e session du Comité du patrimoine mondial se poursuit jusqu’au 10 juillet. 

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Contacts médias

Lucía Iglesias Kuntz, Service de presse de l’UNESCO, l.iglesias@unesco.org, +994 50 557 99 52 ou +33 (0) 6 80 24 07 29

Agnès Bardon, Service de presse de l’UNESCO, a.bardon@unesco.org, +994 50 557 99 53 ou +33 (0) 6 80 24 13 56

 

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