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La Transformation stratégique a rendu possible une réponse efficace à la pandémie du COVID-19

03/07/2020

L'efficacité de la Transformation stratégique a été démontrée lors de la pandémie du COVID-19 à travers des réponses rapides de l’Organisation et la confirmation de son rôle de chef de file dans ses domaines de compétence. Cette crise sanitaire a mis en évidence de nombreuses inégalités, touchant particulièrement les populations vulnérables et pour lesquelles l'Organisation a apporté son soutien. La Directrice générale de l'UNESCO, Audrey Azoulay, a souligné ce rôle majeur lors de l'ouverture de la 209e session du Conseil exécutif.

"Nous avons le devoir de répondre à ce besoin dans l'urgence de la pandémie, et après la crise. Tout d'abord, en poursuivant notre réorganisation organisationnelle, pour gagner en souplesse et en réactivité, mais aussi en précision et en spécificité", a déclaré Audrey Azoulay dans son intervention au Conseil Exécutif, qui se tient en juillet au siège de l'UNESCO après avoir été reporté de plus de 3 mois en raison de la crise sanitaire.

Elle a longuement évoqué la réponse de l'UNESCO à la crise COVID-19 auprès des États membres. La réponse à la crise sanitaire a donné la priorité à la coopération et à la mobilisation des ressources, aux campagnes de plaidoyer et de sensibilisation, à la fourniture d'un soutien politique et technique aux Etats membres, et à la production de données et d'analyses. Elle a également aidé les États membres à aménager des systèmes éducatifs justes, inclusifs et équitables, à préserver la biodiversité, à faire de la science un puissant levier de coopération internationale, à mettre la culture au service de l'innovation et de la cohésion sociale et à lutter contre la discrimination et l'exclusion.

"De manière générale, les initiatives visant à accroître la transversalité dans la crise ont permis une meilleure coordination des ressources et des actions, dont il convient de tirer des enseignements. Je crois que nous pouvons également nous féliciter de l'existence de notre nouveau secteur de l'administration et de la gestion, qui nous a permis de gérer cette crise de manière cohérente et avec souplesse", a déclaré Audrey Azoulay. La Transformation stratégique, telle qu'elle a été lancée il y a deux ans, a établi ce nouveau secteur comme une première étape pour renforcer l'efficacité de l'Organisation.

Mme Azoulay a également souligné qu'il est essentiel de faire en sorte que l'expérience acquise lors de la crise guide les actions de l'Organisation à l'avenir. L'UNESCO réfléchit actuellement à ses programmes et élabore une nouvelle stratégie qui la conduira jusqu’à l’aube de 2030.

"Ceci est vrai tant pour notre organisation interne, avec l'accent mis sur la transversalité, par exemple, que pour les principaux domaines de notre mandat, en redoublant nos efforts dans l'éducation ou l'environnement en tant que biens communs. La construction de cette stratégie à moyen terme est la tâche que nous allons entreprendre collectivement dans les prochains mois, tout d'abord avec les Etats membres, qui en décideront, mais aussi avec les Commissions nationales, les réseaux de l'UNESCO, le grand public et surtout les jeunes", a expliqué Audrey Azoulay. "Ces jeunes pourront contribuer à nos réflexions sur le monde de l'au-delà, aux côtés des intellectuels, des citoyens et des pouvoirs publics".

L'une des initiatives phares issues de la réponse à la crise COVID-19 a été la création de la Coalition mondiale pour l'éducation afin d'aider les pays à renforcer leurs pratiques d'enseignement à distance et à toucher le plus grand nombre d’enfants et de jeunes risquant le plus de souffrir des conséquences de la pandémie. La campagne "#Learning never stops" a été lancée pour soutenir et promouvoir la continuité de l'éducation et une plateforme multilatérale d'éducation a été créée pour aligner les efforts des principaux acteurs de l'éducation mondiale.

L'UNESCO s'est engagée avec l'UNICEF et la Banque mondiale à publier un cadre pour la réouverture des écoles et a formé un consortium pour mettre en œuvre un projet conjoint de 25 millions de dollars pour répondre à COVID-19 aux niveaux mondial et régional avec un financement du Partenariat mondial pour l'éducation.

Dans le domaine de la science, la mobilisation des ministres de 122 pays a permis de promouvoir une science ouverte et de renforcer la coopération entre les pays. L'UNESCO a également mobilisé la communauté internationale pour soutenir les artistes et le secteur créatif par le biais du mouvement ResiliArt, pour promouvoir le partage des connaissances et soutenir les professionnels de la création. La campagne #ShareOurHeritage s'inscrit dans le cadre du travail effectué pour promouvoir l'accès à la culture, des sites du patrimoine mondial aux pratiques du patrimoine vivant. L'UNESCO a également encouragé le journalisme professionnel et la diffusion d'informations fiables afin d'éviter la désinformation à grande échelle. Des débats intellectuels ont été organisés pour renforcer la solidarité morale de l'humanité en organisant le "Forum de l'UNESCO" : Imaginer le monde à venir", une initiative qui met en avant l'Organisation en tant que laboratoire d'idées. Ce ne sont là que quelques exemples d'actions qui ont eu un impact tangible.

La Transformation stratégique a également mis en place une nouvelle stratégie de communication pour la sensibilisation du public et la défense des intérêts, ainsi qu'une stratégie de partenariats globaux, qui ont donné des résultats positifs. La Directrice générale de l’UNESCO a évoqué de nombreux exemples de campagnes qui ont réussi à mobiliser des adeptes sur les plateformes de l'UNESCO, comme #Don'tGoViral ou "Facts", permettant à l'UNESCO de gagner en visibilité sur les réseaux sociaux. En un an, l'UNESCO a gagné deux millions d'abonnés à ses différents comptes, soit une augmentation de 20 %.

Le manque de ressources tant humaines que financières limite le champ d’action l'Organisation depuis plusieurs années. Cependant, au cours du dernier exercice biennal, les contributions volontaires ont considérablement augmenté, atteignant 710 millions de dollars, soit une augmentation de 50 % par rapport à l'exercice précédent. Mme Azoulay a remercié les partenaires et les États membres pour ces efforts, démontrant leur confiance envers l'Organisation. De nouveaux partenariats avec le secteur privé ont également été conclus, par exemple avec Orange pour l'Afrique subsaharienne, Prada pour les océans et le Groupe LVMH pour les écosystèmes naturels et la réserve de biosphère. Ces contributions et partenariats sont fondamentaux pour renforcer les travaux menés dans le cadre du mandat de l'UNESCO et permettent d'avoir un impact plus important.