L’UNESCO aide les pays à déchiffrer le code et à faire progresser l'égalité des sexes dans l’enseignement STEM à travers le monde

10 Novembre 2017

Les représentants de plus de 20 gouvernements, du secteur privé et des partenaires de l’éducation ont rejoint l’UNESCO ce matin pour célébrer ses efforts en faveur de l'égalité des sexes dans les études et les carrières scientifiques, technologiques, d’ingénierie et mathématiques (STEM). L'événement « Déchiffrer le code : l’éducation des filles et des femmes en STEM » s’est tenu en marge de la 39ème session de la Conférence générale de l’UNESCO, à l’occasion de la Journée mondiale de la science au service de la paix et du développement.

« Les filles et les femmes ont un rôle clé dans la découverte des solutions qui améliorent la vie des personnes et génèrent une croissance verte et inclusive qui bénéficie à tous » a déclaré la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, dans son allocution liminaire. Toutefois, elle a noté que « les filles sont trop peu nombreuses à être scolarisées et à poursuivre leurs études dans les disciplines STEM. Elles sont encore moins nombreuses à faire carrière dans les STEM. » Aujourd'hui encore, partout dans le monde, les filles et les femmes sont confrontées à de puissants défis qui entravent leurs possibilités éducatives. Cette situation est particulièrement préoccupante dans les disciplines STEM, où les filles et les femmes sont notablement sous-représentées. Pour appuyer les États membres dans leurs efforts pour faire progresser l'égalité des sexes dans l'éducation, l'événement a partagé les dernières conclusions de l’UNESCO à propos de la situation des femmes et des filles vis-à-vis des études STEM, en termes de participation, d’achèvement et de poursuite des études.

Le rapport de l’UNESCO, Déchiffrer le code: l'éducation des filles et des femmes aux sciences, technologie, ingénierie et mathématiques (STEM) constate que sur les effectifs inscrits dans l’enseignement supérieur dans les disciplines liées aux STEM, il n’y a que 35 % de filles. Dans les domaines des mathématiques et de l'ingénierie en particulier, elles ne représentent respectivement que 5 % et 8 % des étudiants. Le rapport offre une analyse encore plus approfondie, observant que les talents de millions de femmes et leurs contributions potentielles ont délaissées pour une multitude de raisons, qui vont de la perception qu’ont les filles de leurs propres capacités jusqu’aux biais systémiques et éducatifs. Pour y remédier, le rapport propose des actions ciblées à quatre niveaux (apprenants, parents et pairs, école et société) afin d’accroître la participation des femmes et des filles et leur participation aux disciplines STEM.

« Il a été utile d’écouter les différentes perspectives et approches sur la façon dont nous considérons l’ampleur de la tâche » a indiqué la Vice-présidente exécutive du CJ Group, Heekyung Jo Min, à propos de son expérience du Colloque international et du Forum politique de l’UNESCO organisés pendant trois jours en août 2017 à Bangkok (Thaïlande). Elle a ajouté : « Nous avons besoin que davantage d’intervenants du secteur privé s’engagent à travailler sur la question et à aider les filles et les femmes à prendre la place qui leur revient dans les entreprises technologiques ou d'ingénierie et dans les laboratoires. » Le colloque a examiné les inégalités entre les sexes dans l’enseignement des disciplines STEM et des solutions innovantes ont été partagées, visant à autonomiser les filles et les femmes et pouvant être imitées partout dans le monde. Visionnez la vidéo des résultats du colloque.

« Nous n’utilisons que 50 % des capacités. Nous devons utiliser 100 % des talents disponibles chez les femmes et les hommes » a indiqué Amandine Clerc, élève du Réseau du système des écoles associées de l’UNESCO (réSEAU). Sous l’inspiration du colloque, elle envisage maintenant de se réorienter vers les domaines scientifiques et elle a fondé un club STEM dans son école.

Se tournant vers l’avenir, les participants ont débattu de l'importance qu’il y a à poursuivre la coopération dans tous les secteurs pour renforcer l’élan sur ce thème, à l’occasion d’une table ronde réunissant des experts et des partenaires. Les outils et initiatives pertinentes, comme le partenariat TeachHer et L’Oréal-UNESCO pour les femmes dans la science ont été mis en avant en raison de leur rôle clé dans la promotion des filles et des femmes dans l’enseignement et les carrières STEM. Les enseignants ont un rôle puissant à jouer dans l’engagement des filles dans les disciplines STEM. Farah Ouechtati, participante à la table ronde et International Fellow L’Oréal-UNESCO, a confié que c’est son enseignante de biologie qui lui a servi de modèle et l’a encouragée à poursuivre ses études dans les sciences.

L’UNESCO œuvre en faveur de l'égalité des sexes dans et par les systèmes éducatifs, de la petite enfance à l'enseignement supérieur, dans les environnements formels, non-formels et informels et dans tous les domaines d'intervention, de la planification des infrastructures à la formation des enseignants.

Rejoignez l’UNESCO dans ses efforts pour aider l’éducation des filles et des femmes en STEM avec le hashtag #GirlsCrackTheCode.