L’UNESCO célèbre la lumière

17 Mai 2018

La première édition de la Journée internationale de la lumière a permis de célébrer le rôle essentiel de la lumière et des technologies associées dans la science, la culture et l'art, l'éducation et le développement durable, et dans des domaines aussi variés que la médecine, les communications et l'énergie. Plus de 500 évènements ont eu lieu à travers le monde, dont une célébration officielle à l’UNESCO le 16 mai, qui a réuni des chercheurs de haut niveau, des artistes et des représentants politiques.

 

« Grâce aux travaux des scientifiques, grâce aux échanges entre savants, la science de la lumière n’a cessé de progresser au cours des siècles, de s’affiner, en ouvrant des perspectives toujours plus fécondes pour la connaissance de l’univers et l’amélioration de nos existences » déclara Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO, pendant son allocution d’ouverture.

 

Cette journée marque également le premier anniversaire de l’opérationnalisation du synchrotron SESAME, le premier centre international de cette envergure au Moyen-Orient, qui contribue à renforcer l’excellence scientifique dans la région tout en jetant des ponts pour la collaboration, le dialogue et la compréhension mutuelle par-delà les frontières.

 

Claude Cohen-Tannoudji, prix Nobel de physique en 1997, et Kip Thorne, prix Nobel de physique en 2017, ont chacun présenté leurs recherches. Claude Cohen-Tannoudji a insisté sur l’importance de soutenir la recherche fondamentale. Au moment des premières utilisations du laser en 1960, il se souvient que personne n’imaginait l’utilité qu’il aurait aujourd’hui, pensant qu’il s’agissait d’un jouet pour physicien voué à la recherche fondamentale. Aujourd’hui le laser est partout, il est devenu un outil essentiel à la médecine comme à la communication. Kip Thorne a partagé les progrès réalisés depuis la première détection d’une onde gravitationnelle il y a tout juste 2 ans, nous donnant une nouvelle façon d’étudier l’univers. Il a présenté les projets à venir, qui devrait nous permettre, d’ici 2050, de détecter et d’étudier les ondes gravitationnelles générées lors du « Big Bang ».

 

La cérémonie a été rythmé par de nombreuses présentations et panels, en particulier celle réunissant les délégués permanents auprès de l’UNESCO du Ghana, de la Fédération de Russie, du Mexique et de Nouvelle Zélande. Ce panel a permis de souligner le rôle unificateur de la lumière et l’importance des sciences fondamentales pour le développement durable.

 

De nombreuses manifestations culturelles ont rythmé cette célébration inaugurale, notamment l’illumination du siège de l’UNESCO par l’artiste Kari Kola, l’interprétation de « Look to the Universe », écrit en hommage à Stephen Hawking par Linda Lamon et interprété par la soprane Katerina Mina,  et l’exposition de l’œuvre Pyramidion de Milène Guermont qui fait écho à l’obélisque de Paris, dont la pointe originellement en électrum – un alliage d’or et d’argent qui donna le mot électricité –  souligne la symbolique du passage de la terre au ciel.

 

Une exposition du Musée de la lumière du Mexique, qui retrace l’impact de la lumière sur l’humanité à travers les âges,  sera également ouverte au public pendant la nuit des musées le 19 mai..

 

Cette célébration n’aurait pas été possible sans l’engagement de nombreux partenaires, notamment la Société européenne de physique (EPS) et la Société internationale d’optique et de photonique (SPIE).