L'UNESCO et la Suède mettent en avant l'éducation sexuelle comme catalyseur du développement

08 Février 2018

En janvier, l'UNESCO et la Suède ont pris un engagement commun en faveur de l'éducation sexuelle complète en Afrique subsaharienne, promettant de galvaniser l'action régionale pour garantir à tous les enfants et à tous les jeunes l'accès à une éducation sexuelle complète de qualité, dans le cadre de leur programme d’enseignement.

Les représentants de l’UNESCO ont été rejoints par le Ministre de l'Éducation de la Suède, Gustav Fridolin, qui s’est rendu en Zambie et en Afrique du Sud pour participer à des dialogues de haut niveau avec les Ministres et les décideurs politiques des gouvernements de Zambie, du Zimbabwe, du Ghana, d’Afrique du Sud, du Swaziland et de Côte d'Ivoire. Le Ministre a également pris part au lancement régional de la version révisée des Principes directeurs internationaux des Nations Unies sur l'éducation sexuelle, qui ont pour but d’appuyer les autorités responsables de l'éducation, de la santé et d’autres domaines, qui sont compétentes en matière de développement et de mise en œuvre des programmes et matériels d’éducation sexuelle complète.

Publiés par l'UNESCO en collaboration avec l’ONUSIDA, le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), ONU-Femmes et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), les Principes directeurs encouragent le développement de connaissances, d’attitudes et de compétences précises et adaptées en fonction de l’âge qui ont un impact positif sur les relations, la santé et le bien-être ainsi que le respect des droits de l'homme et l'égalité des sexes.

Le Ministre, M. Fridolin, a déclaré que tous les jeunes ont droit à une éducation sexuelle complète. « Cela permet de progresser dans la voie de l'égalité des sexes et c’est donc un investissement dans le développement, l'économie et la société toute entière. L’éducation sexuelle complète de qualité n'est pas un problème réservé aux filles. Pour encourager le partage, l’égalité des responsabilités et des attitudes saines, la santé sexuelle et procréative et les droits qui s’y rapportent, ainsi que l’éducation sexuelle complète, ont tout autant d’importance pour les garçons et les hommes que pour les filles et les femmes. »

Le Ministre a également lancé le programme de l’UNESCO Nos droits, nos vies, notre avenir (O3), avec les Ministres de l'enseignement primaire et de l’enseignement supérieur de Zambie. Le programme O3 veillera à ce que les jeunes de 30 pays d’Afrique subsaharienne reçoivent une éducation sexuelle complète.

Patricia Machawira, Conseillère régionale à la santé et à l’éducation à l'UNESCO, a indiqué que grâce au programme O3, « nous avons la vision d’une Afrique subsaharienne où des impacts positifs en termes de santé, d’éducation et d’égalité des sexes sont une réalité pour les enfants et les jeunes » avant d’ajouter que « les jeunes reçoivent des messages déconcertants et contradictoires sur les relations, le sexe et le genre. Il est indispensable que les écoles dispensent un enseignement fondé sur des données scientifiques pour développer les compétences, les connaissances, les attitudes et les aptitudes nécessaires à la réussite de la transition vers l'âge adulte. Les gouvernements et les secteurs de l’éducation d’Afrique subsaharienne ont à la fois l’opportunité et la responsabilité urgente de généraliser les programmes d'éducation sexuelle. »

La visite en Afrique subsaharienne a mis en avant l'éducation sexuelle complète comme un catalyseur pour la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) 3, 4 et 5, autour de la santé et du bien-être, de l'éducation de qualité et de l'égalité des sexes.