#WeWillNotBeSilent - Le rôle des communautés en ligne à l’égard du harcèlement sexuel

13 Mars 2018

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Gülser Corat representing UNESCO at the expert panel also attended by Sonja Soronen (National Institute of Health and Welfare Finland) and Diana Gichengo (Kenya Human Rights Commission) © Tiina Neuvonen

Au cours de la 62ème session de la Commission de la condition de la femme (CSW62), l'UNESCO a participé à une manifestation explorant le rôle des communautés en ligne à l’égard du harcèlement sexuel et des discours de haine. Actuellement, 1 femme sur 5 qui utilise Internet vit dans des pays où la violence à l'egarde des femmes risque d'être impunie et 73% des femmes en ligne ont subi une forme de violence en ligne (ONU Femmes, 2015).

La ministre finlandaise de la Famille et des Services sociaux, Annika Saarikko, a souligné l'importance de faire des efforts pour construire un Internet plus ouvert et sûr vu que la numérisation rapide transforme le paysage médiatique. La ministre, qui a participé du mouvement #metoo  en partageant son histoire personnelle, a déclaré que « chaque incident de harcèlement est un de trop », étant donné que celui-ci est souvent accompagné d’un impact psychologique permanant. En absolu, le harcèlement porte atteinte à nos droits humains car il compromet la liberté d'expression et de participation.

Des interventions pour lutter contre les discours de haine en ligne ont été présentées, notamment un guide intitulé #WeWillNotBeSilent – What is hate speech and what it has got to do with gender?. Un effort multipartite sensibilise aux discours de haine (sexiste) et offre des conseils aux jeunes pour répliquer et prévenir les discours de haine (sexistes) en ligne. Diana Gichengo, de la Conseil des droits de l'Homme, a partagé ses expériences au Kenya. Sa présentation a soulevé nombreuses inquiétudes du fait que les activistes en ligne sont souvent attaquées et exposées à de graves violences lorsqu'elles utilisent les médias sociaux pour combattre la violence basée sur le genre.

La directrice de l'UNESCO pour l'égalité des genres, Mme Gülser Corat, a mis l’accent sur le caractère universel du harcèlement en ligne touchant les femmes et les filles dans tous les groupes socioéconomiques, pays et systèmes juridiques, ce qui en fait un problème mondial très grave. L'égalité des genres est l'une des deux priorités globales de l'UNESCO et est bien traduite dans les interventions de l'UNESCO. Il s'agit notamment de lutter contre les discours de haine en ligne, d'éduquer les femmes et les filles aux médias à l'information, de promouvoir la sécurité des femmes journalistes et la parité des genres dans les médias. L'UNESCO aborde également cette question en élaborant des cadres internationaux pour édifier des sociétés du savoir et des environnements médiatiques ouverts, fondés sur les droits humains, accessibles et pluralistes.

L'événement a eu lieu le 13 mars à la Mission permanente de la Finlande auprès des Nations Unies à New York en partenariat avec le Ministère finlandais des affaires sociales et de la santé, l'Institut national finlandais pour la santé et le bien-être et la Commission kenyane des droits humains.