Rapport de l’UNESCO sur la science

Collection des Rapports de l’UNESCO sur la science

Le premier rapport de l’UNESCO sur la science, paru sous le titre Rapport mondial sur la science, a été publié en 1993. Depuis cette date, quatre rapports ont fait le bilan périodique de l’état des sciences dans le monde, vu par une équipe indépendante d’experts. Les tendances émergeantes de la recherche scientifique et de l’enseignement supérieur sont identifiées et adressées par pays ou par région au travers d’une série de dissertations instructives qui poussent à la réflexion. La série fut interrompue en l’an 2000, alors que le Conseil exécutif réexaminait la politique de l’UNESCO concernant les rapports mondiaux. Le Conseil décida de lancer une série de rapports centrés sur les thèmes transversaux liés au travail de l’UNESCO. Afin d’éviter toute confusion entre les deux séries, le rapport concernant les tendances politiques globales sur les sciences fut renommé Rapport de l’UNESCO sur la science. les rapports sont disponibles en ligne (voir ci-dessous). 

 

Le cinquième rapport de la série est disponible en ligne gratuitement en anglais et en chinois, il peut également être acheté auprès des Éditions UNESCO en anglais. son résumé exécutif est disponible arabe, chinois, anglais, français, allemand, portugais, russe et espagnol.

Si l’Europe, le Japon et les États-Unis (la Triade) dominent toujours la recherche et le développement (R&D), ils sont de plus en plus concurrencés par les pays émergents, la Chine en tête. C’est ce que révèle le Rapport de l’UNESCO sur la science 2010, divulgué à Paris le 10 novembre 2010.

Ce rapport, qui a été rédigé par une équipe d’experts indépendants qui couvrent chacun le pays ou la région dont ils sont originaires, fournit une analyse des tendances qui ont influencé la recherche scientifique, l’innovation et l’éducation supérieure au cours des cinq dernières années. L’analyse tient compte de l’impact de la crise économique mondiale actuelle sur les pays et conclut que celle-ci a frappé la Triade plus durement que le Brésil, la Chine ou l’Inde.

Le rapport décrit un milieu de plus en plus compétitif, dans lequel les flux d’informations, de connaissances, de personnel et d’investissements empruntent désormais une voie à double sens. La Chine et l’Inde, par exemple, profitent de leur essor économique pour investir dans des entreprises de haute technologie en Europe et ailleurs, et ainsi acquérir, du jour au lendemain, une expertise technologique. Comme elles, d’autres grandes économies émergentes telles que l’Afrique du Sud, le Brésil, le Mexique et la Turquie augmentent leurs dépenses en recherche et développement.

Si le nombre de pays participant à l’entreprise scientifique augmente, nous assistons également à un déplacement des zones d’influence mondiale. Le nombre de chercheurs en Chine, par exemple, s’approche désormais de celui des États-Unis ou de l’ensemble de l’Union européenne, et le nombre d’articles scientifiques publiés en Chine est désormais supérieur à celui du Japon.

Les pays ayant une moindre une capacité scientifique découvrent que cela ne les empêche pas d’acquérir, adopter et même parfois transformer les technologies existantes, ce qui leur évite des investissements coûteux comme en infrastructures telles que les réseaux de lignes téléphoniques fixes. Les progrès technologiques permettent à ces pays de produire d’avantage de connaissances et de participer plus activement aux réseaux internationaux et aux partenariats scientifiques, tant avec les pays du Nord comme avec ceux du Sud. Cette tendance favorise la démocratisation de la science à travers le monde. À son tour, la diplomatie scientifique est en passe de devenir un instrument essentiel de la construction de la paix et du développement durable dans les relations internationales.

En reprenant là où le volume précédant s’arrêtait en 2005, le Rapport de l’UNESCO sur la science 2010 propose un état des lieux de la science dans le monde. Cela devrait permettre à ceux qui s’intéressent aux sciences de déchiffrer les tendances qui modèlent notre monde en pleine mutation.

  


Rapport de l’UNESCO sur la science 2005

Ce quatrième rapport est disponible en ligne gratuitement en français et en anglais, il peut également être acheté auprès des Éditions UNESCO en anglais et français

 

Rapport mondial sur les sciences 1998

Ce troisième rapport est disponible en ligne gratuitement en anglais et en chinois, il peut également être acheté auprès des Éditions UNESCO en anglais, français et espagnol.

Rapport mondial sur les sciences 1996

Ce deuxième rapport est disponible en ligne gratuitement en anglais et en français, il peut également être acheté auprès des Éditions UNESCO en anglais, français et espagnol.

Rapport mondial sur les sciences 1993

Ce premier rapport est disponible en ligne gratuitement en arabe, chinois et en anglais.