Construire la paix dans l’esprit
des hommes et des femmes

Petits États insulaires en développement (PEID)

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© UNESCO

Sciences naturelles

RÉSILIENCE ET DURABILITÉ ENVIRONNEMENTALES

Priorité 2 : Accroître la résilience des PEID et la durabilité des interactions de l’Homme avec l’environnement, les eaux douces et les océans

Les PEID sont des États durables du grand océan (ou BOSS, « Big Ocean Sustainable States »). Protéger leur biodiversité et leur patrimoine terrestres, aquatiques et marins, ainsi que garantir un accès équitable aux ressources de la terre et de l’océan, s’avère essentiel pour leur développement durable. En termes de ressources naturelles, les PEID sont confrontés à de nombreux défis, étant donné que leur situation biophysique les rend vulnérables non seulement à des phénomènes climatiques et sismiques extrêmes, mais également à d’autres effets néfastes sur l’environnement, tels que la pollution des eaux souterraines et de surface, la question de l’accès à l’énergie durable, l’intrusion d’eau salée, l’érosion des sols et du littoral, la perte de biodiversité et le blanchissement des coraux, entre autres. Par exemple, dans de nombreux PEID, la qualité et la quantité des eaux souterraines sont menacées par la croissance démographique, l’urbanisation et les changements climatiques. Aider les PEID à surmonter ces difficultés constitue une priorité qu’il est possible de faire avancer grâce au renforcement des capacités dans les domaines de la biodiversité et des sciences marines, naturelles et sociales, de l’enseignement de l’ingénierie, ainsi qu’à la recherche, au transfert de technologie et à l’application des connaissances, outils et approches traditionnels et non traditionnels.

En matière de Sciences Naturelles , quatre domaines prioritaires sont particulièrement à prendre en considération pour aborder la problématique du développement durable dans les PEID :

SCIENCE, TECHNOLOGIE ET INNOVATION

Objectif Principal

Élaborer et mettre en œuvre des politiques, stratégies et plans d’actions favorisant l’utilisation de la science, de la technologie et de l’innovation (STI) comme moteur de développement durable dans les PEID.

Actions Concrètes

  • Aider les décideurs à élaborer des politiques transversales, cadres institutionnels et outils stratégiques en matière de STI et à mettre en place des systèmes de suivi et d’évaluation, en établissant des liens avec les processus de développement durable.
  • Appuyer la mise en place d’outils d’évaluation des ressources en eaux marines et en eau douce (eaux souterraines et de surface) étayée par des données dans les régions de PEID afin d’inspirer les politiques côtières et océaniques.
  • Contribuer à concevoir des politiques d’ingénierie pour les PEID dans le but d’atteindre les ODD.

Progrès Récents

  • The implementation of STI policies were further developed and strengthened in the Bahamas through capacity building in 2016.
  • Preliminary discussions on a proposal for a regional STI policy development project for Tonga, Samoa, Vanuatu, New Caledonia and Kiribati were initiated in 2016.
  • At the regional level, in Latin America and the Caribbean, UNESCO organized the Science Open Forum CILAC 2016, in September in Montevideo, which proposed a policy agenda for STI for governments, universities, scientific companies and civil society organizations, in line with the priorities established in the 2030 Agenda for Sustainable Development.
  • In West Africa, the capacity of participants from Cabo Verde was enhanced on STI policy development and management during an expert meeting in September 2016 in Dakar.
  • An activity on innovation and enterprise development and promotion of the Global Strategy for Youth in West Africa – Sahel, was organized in June 2016 in Cabo Verde.

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SCIENCES DE L'ENVIRONNEMENT

Objectif Principal

Mobiliser les sciences naturelles, notamment les sciences de l’environnement et de la terre, les sciences et technologies hydrologiques et l’océanographie, parallèlement aux systèmes de savoirs locaux et autochtones, pour favoriser la connaissance des ressources terrestres et en eau douce, des sources d’énergie renouvelable et des écosystèmes côtiers et océaniques, et renforcer la durabilité des interactions entre l’Homme et l’environnement.

Actions Concrètes

 

  • Moderniser les institutions scientifiques dans le domaine des sciences de l’environnement, de la terre, de la mer, de l’hydrologie et du système climatique, ainsi que de la gestion des ressources naturelles, au moyen du renforcement des universités et des centres de recherche et de la mobilisation de la coopération scientifique internationale.
  • Soutenir l’évaluation plus poussée des pénuries affectant les ressources en eau des PEID, ainsi que des systèmes d’approvisionnement en eau, et promouvoir/concevoir des politiques et stratégies en matière de gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) qui s’intéressent aux multiples causes de la pénurie d’eau douce (eaux de surface et eaux souterraines en particulier). Analyser les risques liés aux problèmes d’assainissement, de contamination de l’eau (eaux souterraines et de surface), de salinisation liée à la surexploitation, d’élévation du niveau de la mer affectant la quantité et la qualité des eaux souterraines, d’embruns (qualité des eaux souterraines), tout en étudiant les solutions envisageables.
  • Étudier et diffuser des stratégies pour préserver la biodiversité et le patrimoine des régions insulaires et côtières, promouvoir le développement durable et faciliter l’adaptation aux changements climatiques ainsi que l’atténuation de leurs effets, en particulier à travers le Réseau mondial des réserves de biosphère insulaires et côtières.
  • Encourager, à travers les régions de PEID, le développement de réserves de biosphère en tant que lieux d’apprentissage, pour promouvoir et diffuser de nouvelles activités socioéconomiques basées sur la préservation de la biodiversité et l’utilisation durable des ressources naturelles.
  • Soutenir les efforts déployés par les PEID pour créer un environnement propice à une utilisation et une application durables des sources d’énergie renouvelable disponibles à l’échelle locale et des technologies efficaces du point de vue énergétique, en favorisant le renforcement connexe des capacités, la gestion des connaissances, ainsi que l’élaboration des stratégies et mesures ciblées y afférentes.
  • Renforcer la capacité des PEID en encourageant leur participation au Système mondial d’observation de l’océan (GOOS) et assurer l’accès aux données et à l’information pour appuyer l’adaptation aux changements climatiques et la prise de décisions au niveau local.
  • Sensibiliser davantage à l’acidification des océans et aux répercussions de ce phénomène sur les PEID, et renforcer la coopération et la collaboration en vue de déceler les effets, à l’échelle locale, sur les PEID de l’acidification des océans grâce au Réseau mondial d’observation de l’acidification de l’océan (GOA–ON).
  • Contribuer à élargir les connaissances et à créer des capacités pour protéger et gérer de façon durable les écosystèmes côtiers séquestrant le carbone, tels que les mangroves, les prés salés et les prairies sous-marines, par le biais de la Blue Carbon Initiative.
  • Accroître le soutien apporté aux PEID par le biais des programmes et des activités de la Commission océanographique intergouvernementale (COI).

Progrès récents

  • In the area of scientific understanding of ocean and coastal processes, IOC refocused its ocean science programmes with the aim of increasing awareness and mobilizing the scientific capacities of its Member States to address the challenges defined by the SDGs, the Samoa Pathway, the Sendai Framework and the Paris Agreement on Climate.
  • IOC-led Global Ocean Acidification Observing Network (330 members from 67 countries), allows Member States to improve the monitoring of Ocean Acidification and supports the observation of its impacts on marine life. The updated GOA-ON implementation plan, including updated chemical and physical guidelines for OA observations was published in June 2017. It is comprised of inputs from 67 countries, including Fiji, Palau and Samoa.
  • A Global Oxygen Network (GO2NE) was established to support research with regard to deoxygenation of the ocean, and includes scientists from SIDS. In order to assess the impacts of climate change and global trends of phytoplankton in the ocean, more than 300 time series were analysed, divided into Arctic, North Atlantic, South Atlantic, Antarctic, Indian, South Pacific and North Pacific Oceans, for both phyto- and zooplankton, covering more than five inter-comparable marine ecosystems, including data from SIDS.

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RÉSILIENCE ET ADAPTATION

Objectif Principal

Améliorer la résilience et les capacités d’adaptation des PEID face aux défis environnementaux, notamment ceux liés aux changements climatiques, aux tsunamis et autres risques.

Actions Concrètes

  • Intégrer les savoirs et les actions liés aux changements climatiques politiques, programmes de développement et programmes scolaires par le biais de l’éducation aux changements climatiques en vue du développement durable et du projet Sandwatch.
  • Améliorer la compréhension, le partage des connaissances et les capacités nécessaires pour réduire les risques de catastrophes, ainsi que la réduction des pertes et dommages.
  • Surveiller l’élévation du niveau de la mer, à la fois grâce à des applications en temps réel, telles que les systèmes d’alerte rapide aux tsunamis, et à l’adaptation sur le long terme aux changements dans les zones côtières par le biais des stations de mesure du niveau de la mer du Système mondial d’observation du niveau de la mer (GLOSS). Exploiter les initiatives de la communauté de chercheurs sur le climat océanique pour concevoir des méthodes de prévision et de projection de l’élévation future du niveau de la mer à l’échelle régionale au XXIe siècle et créer les scénarios correspondants afin d’améliorer la planification de l’adaptation des PEID.
  • Développer et coordonner davantage la mise en place de systèmes d’alerte rapide aux tsunamis et autres aléas côtiers et soutenir le renforcement des capacités humaines et institutionnelles, en particulier celles des centres d’information sur les tsunamis, pour améliorer la préparation aux tsunamis et aux risques côtiers et renforcer les partenariats stratégiques et la mobilisation de ressources.
  • Offrir une plate-forme d’échange d’informations au sein des réseaux régionaux et mondiaux en vue d’améliorer la gestion des ressources en eau douce (eaux de surface et eaux souterraines) en prenant en considération les projections relatives aux changements climatiques et les effets de l’action de l’Homme sur l’eau douce dans les PEID.

Progrès récents

  • In the framework of coastal resilience and climate change education, in the AIMS, Caribbean and Pacific SIDS; the capacities of teachers’ and community groups’ were enhanced to introduce climate change across formal and informal curricula through UNESCO’s course on Climate Change Education Inside and Outside the Classroom.
  • The extension of the Sandwatch project was ensured through dedicated action in support of the global roll-out of the Global Sandwatch Database as a “citizen science” climate change coastal monitoring tool.
  • IOC engaged 14 Caribbean SIDS in harmonising and standardizing tsunami early warning systems. These countries were also very active at annual CaribeWave Exercises, where monitoring and warning services are tested. The same 14 Caribbean SIDS and four South-West Pacific SIDS have benefitted from regional or in-country trainings to develop or review their Tsunami Standard Operating Procedures (SOPs), in Cook Islands, Solomon Islands, Tonga and Vanuatu.
  • The installation of new sea-level monitoring stations in Aruba, Jamaica and Saint Lucia contributed to enhanced sea-level monitoring capabilities in the Caribbean, for tsunamis and other coastal hazards. A solution for the continuation of the work of the Caribbean Tsunami Information System was recently found with the help of the Government of Barbados and a voluntary contribution to the IOC Special Account by the Government of the Netherlands.
  • In the area of the protection and sustainable management of ocean and coastal resources, the GEF LME:LEARN project – for generating, learning and sharing knowledge among GEF Large Marine Ecosystem projects and practitioners and related coastal and marine initiatives – held an inception workshop and a first project steering committee at UNESCO in March 2016. The project delivered its most visible output, namely, the 18th Annual Large Marine Ecosystem Consultation Meeting in December 2016. The meeting featured a record-setting 128 participants from 52 different countries, including three from SIDS.
  • The Global Ocean Science Report is envisaged as a knowledge resource that will aid Member States, their local and national governments, academic and research institutions as well as international organizations and donors, in making informed decisions regarding the status of ocean sciences research, investment, and productivity. The drafting process is close to completion. A questionnaire sent to all IOC Member States was answered by 34 Member States, with fewer than 20% from SIDS. The interdisciplinary, international Editorial Board was established and met from 24 to 26 May in Helsingor, Denmark, to review five draft chapters and identify data gaps. The content and outline are aligned with major pillars of sustainable development. A second Editorial Board meeting was hosted by Korea in November 2016.
  • Global cooperation in the geological sciences was expanded, in particular, through the promotion of Earth Science education in Latin America in 2016. An open call was issued for experts in this field, resulting in the identification of individuals including from SIDS: Belize, Cuba, Jamaica, Saint Kitts and Nevis, and Saint Lucia, who  helped finalize a questionnaire that was sent out on this topic across the region.
  • At the first IGCP Council meeting in February 2016, the Council agreed to fund four new and 16 existing projects. In addition, six projects have been extended without funding. Although none of the project leaders are from SIDS, the project participants include Cuba, the Dominican Republic, Jamaica, Papua New Guinea, Singapore, Timor-Leste and Vanuatu. Of 142 project leaders, 25% are women.
  • SIDS Member States have reduced their vulnerability and enhanced their resilience to natural hazards by strengthening their capacities in DRR, in particular, through the implementation of the UNESCO-VISUS multi-hazard school safety assessment methodology, which helps policy-makers in deciding where to focus their risk reduction efforts and interventions based on available resources and scientific evidence. The methodology is currently under implementation in 100 schools in the north of Haiti.
  • A ToolKit on Loss and Damage, to help collect baseline data about loss and damage in the agriculture and tourism sectors in selected Pacific SIDS was developed. The ToolKit can be expanded to include other sectors.
  • Awareness-raising was advanced through events such as the information session for the GRULAC Member States on the VISUS methodology. Capacity-building was enhanced through training of more than 40 experts from 13 countries in the Caribbean on various technical issues related to DRR for the education sector, including assessment of critical facilities infrastructure.
  • La Hotte in Haiti joined UNESCO's World Network of Biosphere Reserves (WNBR) in 2016. Twenty biosphere reserves are located in SIDS. One research programme, promoting sustainability science and sustainable development, is being conducted in three SIDS Biosphere Reserves: Macchabee-Bel Ombre in Mauritius, Principe in Sao Tome and Principe and Saint Mary’s in Saint Kitts and Nevis.
  • SIDS have continued to be supported in order to improve groundwater governance at local, national and transboundary levels. Under the Transboundary Waters Assessment Programme (TWAP), 42 SIDS benefitted from specific assessment on groundwater. Moreover, nine SIDS have benefitted from an expansion of the institutional support for drought monitoring systems in Cuba, Haiti, Dominican Republic, Jamaica, Bahamas, Saint Lucia, Trinidad and Tobago, Mauritius and Cabo Verde. In addition, Cuba, Haiti, Dominican Republic, Jamaica, Bahamas, Saint Lucia, and Trinidad and Tobago have benefitted from training on water scarcity. Additionally, Saint Lucia was trained on water quality.

 

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RENFORCEMENT DES CAPACITÉS HUMAINES ET INSTITUTIONNELLES

Objectif Principal

Améliorer l’accès à l’assistance technique, à la formation et au renforcement des capacités institutionnelles et humaines en matière d’environnement naturel et de développement durable.

Actions Concrètes

  • Promouvoir l’enseignement scientifique et son rôle dans le développement, attiser l’intérêt du public (en particulier des jeunes) pour la science et renforcer les capacités scientifiques par le biais de la formation des professeurs de sciences, de l’apprentissage en ligne et de programmes d’enseignement scientifique actualisés, en coopération avec des partenaires reconnus dans le domaine de l’enseignement ouvert et à distance.
  • Renforcer et actualiser l’éducation et la sensibilisation à l’eau à tous les niveaux dans les PEID, ce qui inclut une approche multidisciplinaire et interdisciplinaire visant à faire progresser la connaissance scientifique en formant des chercheurs et à renforcer le secteur de l’eau en formant des professionnels et des décideurs.
  • Soutenir le développement des capacités des PEID à gérer et exploiter de manière durable les océans, les mers et leurs ressources à travers la planification de l’espace marin, la gestion intégrée des zones côtières et d’autres outils d’aide à la décision.
  • Aider les PEID à tisser un réseau mondial de centres de formation afin de renforcer les capacités nationales en matière de connaissances et de gestion côtières et marines et de faciliter le transfert de technologies marines, en fonction des besoins locaux, et particulièrement à travers le programme OceanTeacher Global Academy de la COI. 
  • Aider les PEID à repérer les espèces et les biotopes les plus vulnérables qui nécessitent d’être protégés en recueillant des données sur la biodiversité marine, en s’appuyant sur des bases de données mondiales telles que le Système d’informations biogéographiques relatives aux océans (OBIS) de la COI.
  • Concevoir des méthodes d’enseignement de l’ingénierie pour les PEID qui traitent directement de l’application efficace de l’ingénierie et de l’innovation au service de la réduction de la pauvreté, du développement durable, de la lutte contre les effets néfastes des changements climatiques et de la mise en place de technologies vertes.

Progrès récents

  • In collaboration with the University of Mauritius, a regional conference was implemented in Mauritius (February 2016) aimed at ensuring that basic and applied sciences are accessible to all, through low-cost and easy replicable science experimentation teaching. A follow-up conference was held in February 2017.
  • Support was brought to Cabo Verde in the organization of the national mathematics Olympiads, and in the implementation of a postgraduate programme in basic sciences for development.
  • Assistance was brought to Saint Kitts and Nevis, Saint Lucia, and Trinidad and Tobago in the setting-up and extension of the UNESCO’s Global Microscience Programme. A microscience model for PALOP countries in Africa, which will benefit Sao Tome and Principe, and Cabo Verde, is being conceived by IBSP in collaboration with the Africa Department.
  • In the promotion of the use and application of renewable energy, reviewing the existing technologies and sharing best practices and experiences on renewable energy technologies and policies in South-East Asia, UNESCO strengthened two regional institutions, namely ASEAN Center and SEASN.
  • The UNESCO African Schools on renewable energy policies and strategies trained participants from Sao Tome and Principe.
  • Through collaboration with the International Centre for Pure and Applied Mathematics (CIMPA), more than 22 research and innovation-oriented schools have been organized, providing training to more than a thousand young scientists, among them 200 in SIDS.
  • During the previous biennium, Cuba benefitted from UNESCO’s support to organise the 14th edition of the Carlos Finlay UNESCO prize in Microbiology, the same support was provided to the country for the 15th edition in 2017.
  • UNESCO is in the process of strengthening its STEM programme with the IBSP playing the role of a strategically-oriented platform with an emphasis on teacher training and on Africa and least developed countries, which will benefit to a SIDS on a global level.

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