Construire la paix dans l’esprit
des hommes et des femmes

#CSEandMe - Impliquez-vous ! Voici comment vous pouvez participer

L’éducation complète à la sexualité (ECS) aide les jeunes à faire des choix plus pertinents et éclairés, et retarde souvent le début de l’activité sexuelle et réduit les comportements sexuels à risques. Elle n’aboutit pas nécessairement à un accroissement de l’activité sexuelle. Elle donne également aux jeunes la confiance nécessaire pour accéder à des services et à un soutien lorsqu’ils en ont besoin. Les ministres, les décideurs, les chefs de communauté, la société civile et les parents jouent un rôle essentiel pour s’assurer que tous les enfants et les jeunes aient accès à une ECS de qualité.

Les ministres peuvent :

  • travailler conjointement, s’agissant par exemple des secteurs de l’éducation et de la santé, à l’élaboration d’un agenda commun pour les jeunes ;
  • réexaminer d’urgence, et modifier si nécessaire, les lois et politiques existantes afin de promouvoir un accès indépendant à l’ECS ;
  • mettre en place et généraliser une ECS adaptée à l’âge, dès l’école primaire et pour toute la durée de l’enseignement formel ;
  • faire en sorte que les jeunes aient accès aux produits dont ils ont besoin pour éviter les grossesses et le VIH, notamment aux préservatifs ;
  • renforcer l’égalité entre les sexes et les droits au sein des services d’éducation et de santé ;
  • mobiliser conjointement des ressources pour intensifier l’action et mettre en œuvre des programmes communs ;
  • s’assurer que la conception et la mise à disposition de programmes d’ECS et de santé sexuelle et reproductive incluent une large participation des communautés et des familles.

Les parlementaires et les décideurs peuvent :

  • donner la parole aux jeunes aux plus hauts niveaux de la prise de décisions et les faire participer aux débats sur l’ECS ;
  • promouvoir des réformes ou des réexamens de la législation et des politiques sur l’ECS, notamment sur la santé sexuelle et reproductive, l’âge du consentement et l’accessibilité aux services ;
  • agir en tant que leaders d’opinion dans la communauté et à l’échelle nationale sur les questions où des changements sont nécessaires, en particulier sur les questions difficiles ;
  • sensibiliser le public et leur électorat à la nécessité d’une ECS de qualité pour les jeunes ;
  • tenir les ministères et les autres services publics responsables des ressources allouées.

Les parents peuvent :

  • encourager une discussion ouverte avec les enfants à la maison sur les changements qui se produisent dans leur vie, pour les préparer à l’âge adulte et aux relations amoureuses ;
  • écouter les enfants et les autres jeunes de la communauté et trouver des moyens de les soutenir lorsqu’ils ont besoin d’aide sur des questions intimes délicates ;
  • prendre la parole à l’école et dans la communauté, aider les enseignants et les écoles qui dispensent l’ECS ;
  • aider les autres parents dans la communauté qui ont besoin d’informations ou de conseils sur l’ECS pour les jeunes ;
  • écrire aux journaux et aux responsables politiques locaux pour exprimer leur soutien en faveur de l’ECS.

Les responsables communautaires et religieux peuvent :

  • organiser des réunions avec les parents et les enseignants pour discuter des solutions permettant de remédier aux nombreuses difficultés touchant les jeunes dans le domaine de la santé et de l’éducation ;
  • trouver le temps et l’espace pour discuter ouvertement et prendre des décisions courageuses sur les besoins essentiels des adolescents et des jeunes ;
  • promouvoir les pratiques et les traditions qui protègent et favorisent le bien-être des jeunes et réduire ou décourager celles qui nuisent à la santé, aux connaissances et à la prise de décisions éclairées ;
  • sensibiliser la communauté au fait que l’ECS permet aux jeunes d’être mieux informés pour prendre des décisions éclairées concernant leur corps et plus enclins à retarder le début de leur activité sexuelle.

La société civile peut :

  • soutenir les voix et les actions des adolescents et des jeunes par l’intermédiaire de groupes de jeunes, de réunions et de réseaux sociaux en ligne ;
  • engager et faire pression sur les responsables et les ministres de l’éducation et de la santé quant à l’urgence des questions et aux bénéfices et à la viabilité de la fourniture de l’ECS ;
  • collaborer avec les autres ONG, OSC et militants de la jeunesse pour prendre des mesures conjointes et concertées en lançant un appel commun à l’action ;
  • promouvoir le changement sur toutes les plates-formes nationales concernant les programmes d’ECS pour les jeunes.