Construire la paix dans l’esprit
des hommes et des femmes

Prix internationaux d’alphabétisation de l’UNESCO - Jury international

JOHN BENDEMAN (New Zealand)

JOHN BENSEMAN (Nouvelle-Zélande)

Pendant plus de 40 ans, John Benseman a travaillé dans les domaines liés à l'alphabétisation des adultes, principalement en tant que chercheur et évaluateur, mais aussi comme enseignant et administrateur. John est titulaire d'un doctorat en développement historique de l'apprentissage tout au long de la vie en Nouvelle-Zélande. S'il a effectué la majeure partie de sa carrière dans des établissements d'enseignement supérieur traditionnels, il a également beaucoup travaillé au sein de cadres non formels avec des ONG, des organisations associatives et des groupes bénévoles. M. Benseman a publié de nombreux articles – tirés de ses travaux de recherche et d'évaluation – qui traduisent notamment le vif intérêt qu'il porte à la pratique fondée sur la recherche, laquelle utilise les résultats de la recherche pour améliorer la pratique quotidienne. Récemment, il a dirigé une série d'évaluations à grande échelle de programmes d'alphabétisation en milieu professionnel intitulée « Effective workplace literacy and numeracy programmes: a research-based reader » (Des programmes efficaces d'alphabétisation et d'enseignement du calcul en milieu professionnel : un manuel fondé sur la recherche), qui examinait les programmes d'alphabétisation familiale et définissait, à partir des conclusions tirées, des stratégies pédagogiques spécifiques d'alphabétisation et d'apprentissage des langues destinées aux adultes. Désormais à la retraite, M. Benseman travaille en tant que chercheur/évaluateur pour un projet de développement communautaire local et continue d’enseigner dans le cadre de programmes d'alphabétisation des adultes.

Nommé en 2019.

RANA DAJANI (Jordan)

RANA DAJANI (Jordanie)

Rana Dajani est docteur en biologie moléculaire et cellulaire, titulaire d’une bourse du Radcliffe Institute for Advanced Study de Harvard, d'une bourse Fulbright et d’une bourse Eisenhower. Professeure agrégée et ancienne Directrice du Centre d'études de l'Université hachémite (Jordanie), elle est également professeure invitée aux Universités de Yale et Cambridge. Spécialiste mondiale de la génétique des populations circassienne et tchétchène de Jordanie, elle a contribué à l’élaboration de la loi jordanienne de bioéthique relative à la recherche sur les cellules souches. Mme Dajani défend la compatibilité de la théorie de l'évolution avec l'islam et intervient en tant que conférencière à l'Université McGill ainsi qu'au MIT. Elle dirige l'équipe jordanienne dans le cadre de l'étude menée en partenariat avec l'Université de Yale sur les jeunes réfugiés et la transmission épigénétique des traumatismes. Mme Dajani est également une experte de la réforme de l'enseignement supérieur. Elle est membre du Groupe consultatif de la société civile jordanien auprès d'ONU-Femmes. Elle publie régulièrement des articles dans les revues Science et Nature et a fondé un réseau de tutorat pour les femmes, qui lui a valu le Prix PEER en 2014. En 2017, elle a organisé le premier Sommet sur le genre pour le monde arabe. Elle a été désignée parmi les femmes scientifiques les plus influentes du monde islamique. En 2015, elle a été classée 12e femme arabe la plus influente et a fait son entrée au Women in Science Hall of Fame. En 2009, elle a reçu le Prix de l'Institut de lutte contre le cancer du roi Hussein de Jordanie dans la catégorie cancer et biotechnologie et le Prix Global Changemaker IIE/Fulbright lui a été décerné en 2016. S. M. le roi Abdallah II lui a remis l'Étoile de la science jordanienne. En outre, elle a été nommée experte pour la réforme de l’enseignement supérieur dans le cadre du programme de partenariat TEMPUS entre l'UE et la Jordanie et a fondé le Centre de services d'apprentissage à l'Université hachémite. Mme Dajani a participé à de nombreux événements : conférences TEDxDeadsea et TEDxSPUT, Forum économique islamique mondial (2012) et Forum mondial de la science (2015). Son initiative « We love reading » (Nous aimons lire), un programme s'appuyant sur les collectivités pour encourager les enfants à lire pour le plaisir, a reçu de nombreuses récompenses à travers le monde : Prix Synergos pour les innovateurs sociaux du monde arabe (2009), Prix WISE (2014), Médaille d'honneur du Roi Hussein (2014), Prix Star (2015), Prix du meilleur programme éducatif pour les réfugiés IDEO.org (2015), Prix d'alphabétisation UNESCO-Roi Sejong (2017), Prix du World Literacy Council (2018) et Prix Jacobs pour l’entrepreneuriat social (2018). En 2018, elle a publié le livre Five scarves, Doing the impossible: If we can reverse cell fate why can’t we redefine success (Cinq foulards, réaliser l'impossible : si l'on peut changer le sort des cellules, pourquoi ne pourrions-nous pas redéfinir la réussite ?) aux éditions Nova Publisher, auquel la revue Nature a consacré un article.

Nommée en 2019.

 

 JIANHONG DONG (People’s Republic of China)

JIANHONG DONG (République populaire de Chine)

Jianhong Dong est titulaire d'un doctorat en éducation comparée et d'une maîtrise en sciences de l'éducation obtenue avec distinction. Elle occupe un poste d'associé à l'Institut de l'Université du Zhejiang (Chine) ainsi qu'à l'Institute of Education (Royaume-Uni). Mme Dong travaille depuis le début des années 1980 pour le Ministère des affaires étrangères chinois. Elle a également été nommée à la Commission nationale chinoise pour l'UNESCO et au Ministère chinois de l'éducation. Elle est actuellement membre du Comité d'experts de la Commission nationale dans le domaine des questions éducatives liées à l'UNESCO. À ce titre, elle a travaillé au sein de la Délégation permanente chinoise auprès de l'UNESCO, toujours dans le domaine de l'éducation. En 2012, elle a été envoyée en tant qu'experte détaché auprès de l'UNESCO pour travailler sur la question de la formation des enseignants dans le cadre du Projet UNESCO-Fonds-en-dépôt chinois. Elle a également été membre du premier jury international du Prix UNESCO-Confucius d’alphabétisation. Parmi ses principaux travaux et articles, citons : sa thèse de doctorat et son mémoire de maîtrise, portant sur une éducation pour tous de qualité et présentant une étude comparative de l'enseignement supérieur ; un rapport d'étude sur quatre approches d’éducation comparée ; et plusieurs articles sur l'éducation comparée, publiés dans des revues spécialisées nationales. Mme Dong a en outre rédigé deux chapitres pour les éditions 1992 et 1997 du World Yearbook of Education et a coécrit un chapitre intitulé « Comparative Education in Two Asian Contexts: a Juxtaposition and Some Questions » (L'éducation comparée dans deux contextes asiatiques : une mise en perspective et plusieurs questions) dans l'International Handbook of Comparative Education (2009).

Nommée en 2019.
 

WILLY NGAKA (Uganda)

WILLY NGAKA (Ouganda)

Willy Ngaka est titulaire d’un Doctorat et d’un Master en Education de l'université de KwaZulu-Natal, d’un Diplôme de troisième cycle & d’un Master en Suivi-évaluation de projet de l’Université de Technologie et de Gestion d’Ouganda, d’un Master en Administration publique et gestion & d’une Licence de l'université Makerere ; et d’un Diplôme en Éducation de l'Institut de formation des enseignants, Kyambogo. Il est le fondateur et le coordinateur national actuel du Centre pour l’apprentissage tout au long de la vie, ainsi que maître de conférences au Collège d’éducation et d’études extérieures de l'université Makerere. Dr. Ngaka est passionné par l'alphabétisation et il a de nombreuses publications à son actif dans ce domaine. Il a fondé l’Association ougandaise pour l’alphabétisation rurale et le développement communautaire et il organise des conférences nationales annuelles sur l’alphabétisation intergénérationnelle, transculturelle et multilingue en Ouganda. L’un de ses plus récents articles, publié en 2016 dans le Journal of Language and Literacy Education, est intitulé : Intégration générationnelle, culturelle et linguistique pour l’apprentissage et l’enseignement de l'alphabétisation en Ouganda. Il met actuellement la dernière touche à son ouvrage sur la Modernisation de l'agriculture ou la reproduction de la pauvreté en Ouganda : une étude ethnographique des pratiques d'alphabétisation des agriculteurs de subsistance, qui sera publié par Fountain Publishers, ainsi qu’à un article sur le rôle de l’orthographe dans l’apprentissage de l'alphabétisation des adultes dans les langues africaines : le cas de Lugbarati en Ouganda qui sera publié dans la Revue internationale de l’éducation. Il a bénéficié d’une bourse de recherche CONFINTEA de l’UIL en 2016, d’une bourse de l’UNESCO sur les bonnes pratiques dans l'alphabétisation lors de la Conférence internationale Kominkan-CLC de l’UNESCO sur l'Éducation en vue du développement durable organisée au Japon en 2013 ; et du Prix de la recherche Elva Knight 2006 de l’Association internationale pour la lecture pour la meilleure proposition de recherche de doctorat.

Nommé en 2017.

 

 Sowonne Tchang (Republic of Korea)

SOWONNE TCHANG (République de Corée)

Sowonne Tchang est linguiste. Elle étudie la syntaxe coréenne et la linguistique textuelle à l'Université nationale de Séoul (République de Corée). Elle est titulaire d'un doctorat de linguistique de l'Université René Descartes – Paris V, ainsi que d'une maîtrise en linguistique coréenne et d'une licence en langue et littérature coréennes obtenues à l'Université nationale de Séoul. Mme Tchang a publié de nombreux livres et articles sur la syntaxe coréenne, la linguistique textuelle et la linguistique appliquée, ainsi que sur l'enseignement du coréen comme seconde langue. Depuis 2002, elle est professeure au Département de langue et de littérature coréennes à l'Université nationale de Séoul, où elle occupe également les postes de Directrice exécutive de l'Institut de l'enseignement des langues et de Directrice du Centre pour la langue et la littérature coréennes. Elle préside en outre la Société de linguistique coréenne et est rédactrice en chef de la revue Korean Morphology. Entre 1992 et 2002, Mme Tchang a enseigné au Département de langue et de littérature coréennes à l'Université nationale ouverte de Séoul. Elle a également été Présidente de la Société de linguistique textuelle coréenne en 2002 et 2003.

Nommée en 2019.