Construire la paix dans l’esprit
des hommes et des femmes

La sécurité des femmes journalistes

La violence en ligne contre les femmes journalistes nuit à tout le monde - campagne mondiale des médias

 

 
 
Cette campagne a été financée par la Fondation de la loterie postale suédoise
 
 

Les résultats complémentaires de notre enquête mondiale sur la violence en ligne contre les femmes journalistes sont disponibles ! Vous pouvez les consulter ici  et vous pouvez télécharger nos visuels et GIFs via ce lien. Vous pouvez également lire notre dernière publication sur le sujet ici (en anglais)

  • Les informations que nous avons recueillies auprès de vous seront essentielles pour nous aider à identifier les impacts, les interventions et les solutions potentielles au niveau mondial. Merci de votre intérêt et restez à l'écoute !
 

Dans le monde entier, les femmes journalistes et les professionnelles des médias sont confrontées à des attaques en ligne et hors ligne qui mettent leur sécurité en danger - ces attaques peuvent comprendre le harcèlement, la stigmatisation, les discours de haine sexistes, le trolling, les agressions physiques, le viol et voire même aller jusqu’au meurtre. En plus d'être ciblées en raison de leur travail de journaliste, elles sont également la cible de violences sexistes.

Des études ont montré que les femmes journalistes sont ciblées en ligne bien plus que leurs collègues masculins et que les menaces auxquelles elles sont confrontées sont fortement sexualisées, axées sur leurs caractéristiques physiques, leur appartenance ethnique ou culturelle, plutôt que sur le contenu de leur travail. En conséquence, ces menaces ont tendance à faire taire la voix des femmes journalistes et à réduire leur liberté d'expression en entravant le travail précieux des journalistes d'investigation. Elles déforment également le paysage médiatique en menaçant la diversité et en perpétuant les inégalités tant dans les salles de rédaction que dans les sociétés.

Un certain nombre de résolutions et de rapports récents des Nations Unies montrent que la communauté internationale reconnaît de plus en plus la nécessité de prendre en compte les risques spécifiques auxquels les femmes journalistes sont confrontées, tant en ligne que hors ligne. Dans ses demandes annuelles aux États membres concernant le suivi judiciaire des assassinats de journalistes, la Directrice générale de l'UNESCO s'enquiert également des mesures spécifiques prises par les États membres pour assurer la sécurité des femmes journalistes. Un résumé des mesures signalées à l’UNESCO se trouve dans le Rapport de la Directrice générale sur la sécurité des journalistes et le danger de l'impunité.

L'UNESCO prend des mesures efficaces pour aborder la question de la sécurité des femmes journalistes à trois niveaux principaux :

 

L'UNESCO a lancé une étude mondiale sur les mesures de lutte contre le harcèlement en ligne des femmes journalistes. L'étude, menée par un consortium de chercheurs, vise à identifier les bonnes pratiques et à élaborer des recommandations pour toutes les parties prenantes (autorités nationales, plateformes de médias sociaux, propriétaires et gestionnaires de médias, syndicats/associations de journalistes, ONG, organisations intergouvernementales et universités). Elle comprendra des études de cas de 12 à 15 pays, avec un accent sur les pays du Sud, une enquête mondiale et une analyse de données.

L'étude constituera une contribution importante aux connaissances institutionnelles dans ce domaine et constituera la base théorique du travail de l'UNESCO sur le harcèlement en ligne des femmes journalistes et aidera l'Organisation à renforcer son efficacité en tant qu'institution de pointe dans la lutte contre la violence sexiste en ligne.

L'UNESCO a lancé en juillet 2019 un projet de 300000 USD financé par la Swedish Postcode Foundation, qui comprend des mesures de renforcement des capacités dans 4 pays (Sénégal, Mali, Sri Lanka et Inde). Le projet comprend des formations pour les femmes journalistes sur les questions de sécurité et leurs droits, des formations pour les responsables des médias et des dialogues/formations ouverts des forces de sécurité sur la liberté d'expression avec un accent sur le genre.

En juin 2019, l'UNESCO a organisé une conférence sur le harcèlement en ligne des femmes journalistes en coopération avec les membres du Groupe des amis pour la sécurité des journalistes à l'UNESCO.Plus de 200 représentants des États membres, journalistes et professionnels du droit se sont réunis pour discuter de l'impact du harcèlement en ligne sur les femmes journalistes et pour étudier les mesures pratiques et juridiques permettant de traiter efficacement ce problème.

L'UNESCO lancera également en 2020 une publication intitulée #JournalistsToo - Women Journalists Speak Out qui rassemblera un recueil d'essais de 12 femmes journalistes du monde entier relatant leurs expériences personnelles en matière de harcèlement et de violence. L'objectif de cette publication sera de sensibiliser les gens à l'éventail des menaces auxquelles sont confrontées les femmes journalistes et de montrer comment elles y résistent et se battent contre elles.

Enfin, en décernant à la journaliste d'investigation colombienne Jineth Bedoya le prestigieux Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO/Guillermo Cano à l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse 2020, l'UNESCO a rendu hommage aux efforts infatigables de Jineth Bedoya dans la lutte contre l'impunité et la violence sexuelle contre les femmes.

 

Activités de l'UNESCO sur la sécurité des femmes journalistes dans l'actualité:

 

PUBLIÉ RÉCEMMENT

Le Rapport 2018-2019 de la Directrice générale de l'UNESCO sur la sécurité des journalistes et le danger d'impunité est maintenant disponible

 

Videos

 

Lutter contre le harcèlement en ligne des femmes journalistes

Bande-annonce «Un endroit sombre: un documentaire SOFJO»

Lauréate du Prix UNESCO-Guillermo Cano 2020, Jineth Bedoya

Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO-Guillermo Cano 2020