Construire la paix dans l’esprit
des hommes et des femmes

Conférence internationale de l’UNESCO sur l’Eau - 13 et 14 mai 2019

Programme

Le programme de la conférence sera régulièrement mis à jour sur cette page, avec les dernières informations disponibles. Veuillez télécharger la version pdf en cliquant ici.

 

LUNDI 13 MAI 2019

Cérémonie d'ouverture

09:30 à 11:30, Salle I

Allocutions de bienvenue

  • Mme Audrey Azoulay - Directrice générale de l'UNESCO
  • S. Exc. M. Serigne Mbaye Thiam - Ministre de l’eau et de l’assainissement, Sénégal

Panel de haut niveau


  • Mme Maria C. Donoso [Présidente] - Directrice, Division des sciences de l'eau, et Secrétaire, Programme hydrologique international a. i., UNESCO
  • M. Zhenya LIU- Président de GEIDCO
  • M. Hamet Baby Ly - Président, Conseil intergouvernmental de l'UNESCO-PHI, Sénégal
  • M. Loic Fauchon - Président, Conseil mondial de l'eau
  • M. Jean-Louis Chaussade- Président Directeur général, Suez
  • M. Torgny Holmgren - Directeur exécutif, Stockholm International Water Institute

Interconnexion énergétique et eau en Afrique


  • M. LIANG Xuming - Directeur de la technologie, GEIDCO

Ce panel examinera et discutera les initiatives et les efforts visant à transformer les ressources hydroélectriques et les ressources minérales en valeur économique pour l’Afrique, contribuant ainsi à résoudre le dilemme qui a nui à l’économie africaine.

L’Afrique a la chance de posséder des ressources minérales et hydroélectriques, mais le processus de développement économique et social, l’industrialisation et l’intégration régionale sont en grande partie entravés. Il est urgent de trouver des modèles de développement innovants pour résoudre le dilemme afin de soutenir le développement durable en Afrique.

Face à cette difficulté, l’initiative «Électricité-Mines-Métallurgie-Industrie-Commerce» aborde un modèle de développement relativement nouveau: comment coordonner l’exploration des bases d’énergie hydroélectrique, des grands consommateurs en énergie, comme les bases minières et métallurgiques et les parcs industriels, afin de constituer un marché intégré des industries de l’énergie, des mines et de la métallurgie afin d’améliorer le processus d’industrialisation. Par conséquent, l'industrie africaine peut être impliquée dans les chaînes de valeur mondiales par le biais du commerce international. Cette initiative permettra de résoudre efficacement des problèmes tels que : "le développement industriel manque d'électricité, le développement électrique manque de marché", en explorant les effets de synergie dans une perspective dynamique.

L’interconnexion énergétique en Afrique joue un rôle essentiel dans l’initiative «Électricité, mines, métallurgie, industrie et commerce». L’interconnexion énergétique africaine peut accélérer le développement des ressources hydroélectriques, promouvoir la construction d’infrastructures d’interconnexion, assurer un approvisionnement en énergie propre, fiable et bon marché. La promotion de l'industrialisation et de l'intégration régionale en Afrique, la coordination de l'initiative «Électricité-Mines-Métallurgie-Industrie-Commerce» et l'Interconnexion énergétique africaine contribuent à la réalisation de l'objectif de développement de «l’Agenda 2030 des Nations Unies» et de «l’Agenda 2063 de l'UA». Ces deux efforts aideront l’Afrique à atteindre un développement durable et indépendant, et à promouvoir la construction d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité.

RESULTATS ATTENDUS 

  • Les participants comprennent davantage que l’interaction entre l'énergie et l’industrie entraîne d’énormes effets de synergie, ce qui aide à résoudre le problème du développement de l’Afrique ;
  • Les participants ont une idée globale du modèle de développement, et notamment de la chaîne de financement des mégaprojets ;
  • Les participants bénéficient d’opportunités de coopération et de partenariat.

IMPACTS ESCOMPTES

  • Partenariats renforcés et investissement accru dans le projet d'interconnexion énergétique ;
  • Améliorer les connaissances sur l'utilisation des ressources naturelles et les avantages relatifs pour le développement en l'Afrique.

 

Panels thématiques

Session 1: 12:00 à 13:30

Eau et innovation technologique [Salle IV]


  • M. Moez Chakchouk [Président ] - Sous-Directeur général pour la Communication et l'Information, UNESCO
  • S. Exc. M. Erik Grigoryan - Ministre de la Protection de la Nature, Arménie
  • M. Hak-soo Lee - PDG, K-Water
  • <M. Wouter Buytaert - Professeur, Imperial College London
  • M. Imre Takacs - PDG, Dynamita
  • M. Bernard De Potter - Directeur général, Agence environnementale des Flandres
  • M. Pradeep Mujumdar - Professeur, IISc

Ce panel explorera et examinera la façon dont les nouvelles technologies façonnent la sécurité de l'eau et améliorent la résilience.

Récemment, les solutions technologiques transforment la gestion et l'optimisation des ressources en eau à un rythme sans précédent. La gestion et la gouvernance des ressources en eau sont grandement influencées, de la simple utilisation de capteurs à faible coût à l'application de l'intelligence artificielle (AI) et à l'analyse de big data. Ces influences contribuent, entre autre, à estimer de manière fiable l’approvisionnement en eau douce, à favoriser l'accès à une eau de haute qualité, à améliorer l'efficacité de l'irrigation pour la production alimentaire, ou encore à rendre les processus industriels de production énergétique plus durables.

Les innovations technologiques améliorent non seulement l'efficacité et l'optimisation des processus de gestion des ressources en eau, mais offrent également de nouvelles opportunités et solutions pour une prise de décision confiante. Ces innovations permettent également d'accéder à de grandes quantités d'informations générées par des plateformes adverses, invraisemblable il y a quelques années. La plupart de ces technologies ont contribué à améliorer l'exploitation, la maintenance et la gestion des ressources en eau, favorisant ainsi leur utilisation durable et leur résilience dans le temps.

Le rôle des technologies dans l’utilisation rationnelle de l’eau constitue un enjeu politique majeur qui offre la possibilité de créer de nouveaux domaines de recherche et des solutions orientées vers des systèmes d’aide à la décision pour évaluer la qualité de l’eau et sa quantité. Ces politiques reposent sur le lien entre la recherche scientifique ciblée de haute qualité et les nouveaux efforts interdisciplinaires pertinents pour la durabilité globale.

L'objectif de ce panel est de responsabiliser les participants et de leur permettre de comprendre en quoi les recherches récentes et l’utilisation des nouvelles technologies aident les utilisateurs d'eau et les décideurs à comprendre et à tirer profit de la conduite du cycle de l'eau. Le panel examinera en particulier comment les nouveaux développements technologiques en matière de détection, de traitement de données et de communication peuvent être utilisés pour améliorer la sécurité de l'eau et renforcer la résilience; comment les nouvelles technologies peuvent améliorer la participation des citoyens à la fois à la demande et à l’approvisionnement en eau; comment les nouvelles techniques contribuent à la réduction de la taille de l'information. Il examinera également la façon dont les nouvelles technologies fournissent de nouvelles informations sur la gouvernance polycentrique afin de générer des connaissances exploitables et de faciliter la prise de décision en cas d’incertitudes profondes.

RESULTATS ATTENDUS 

  • Les participants sont informés de la manière dont les technologies permettent de relever les défis de la gestion des ressources en eau ;
  • Les participants connaissent le besoin et l'utilisation de l'intelligence artificielle (AI), de la science participative, de réduction d’échelles, et des technologies basées sur les données, et conçoivent comment ces éléments façonnent la sécurité de l'eau et renforcent la résilience ;
  • Les participants ont la possibilité de comprendre les avantages et les inconvénients de la science participative fondée sur la technologie ;
  • Les participants sont informés des développement en terme de recherche et de conception de solutions technologiques conviviales optimisant la gestion des ressources en eau ;
  • Les participants disposent d’un espace pour de futures collaborations et partenariats.

IMPACTS ESCOMPTES

  • • Amélioration des connaissances sur l'utilisation des nouvelles technologies, la réduction des données et la réduction des incertitudes pour la sécurité et la résilience de l'eau ;
  • Partenariats renforcés pour l’utilisation des nouvelles technologies.

Éducation à l'eau pour le développement durable [Salle II]


  • Mme Stefania Giannini [Présidente] - Sous-Directrice générale pour l'Education, UNESCO
  • S. Exc. Mme Arlette Soudan-Nonault - Ministre du Tourisme et de l'Environnement, République du Congo
  • S. Exc. M. Samir Taieb - Ministre de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche, Tunisie
  • M. Hakan Tropp - Chef de la Gouvernance de l'Eau, OECD
  • M. Eddy Moors - Recteur, IHE Delft Institute for Water Education
  • Mme Budtuya Genden - Directeur, Ecole Khan Uul
  • M. Azbayar Azjargal - Etudiant, Ecole Khan Uul

Ce panel explorera les initiatives qui visent à repenser les systèmes et programmes éducatifs à travers le prisme de la sécurité de l’approvisionnement et de la durabilité des ressources en eau, en abordant toutes les formes d’éducation, de formation, d’information, de sensibilisation et d’apprentissage sur la gestion et la gouvernance des ressources en eau.

La gestion durable des ressources en eau met en jeu des facteurs géographiques, politiques, scientifiques, culturels, économiques et sociaux. Elle va de pair avec l’implication politique, les actions de proximité, le progrès technologique et de nombreux autres facteurs, influencés notamment par les disciplines culturelles et universitaires. Elle suppose aussi une collaboration avec les professionnels des médias de masse et locaux pour améliorer leur capacité à informer avec exactitude et efficacité sur tout ce qui touche à l’eau.

Les systèmes éducatifs doivent tenir compte de tous ces différents facteurs, perspectives et acteurs dans le cadre d’un enseignement sur les solutions et les bonnes pratiques relatives à la gestion, à la gouvernance et à la durabilité des ressources en eau.

L’UNESCO est l’institution chef de file des Nations Unies pour l’Éducation au développement durable (EDD). Il a été reconnu que l’EDD faisait « partie intégrante de l’objectif de développement durable relatif à l’éducation de qualité » et qu’elle constituait « un catalyseur essentiel de tous les autres objectifs de développement durable » (résolution 72/222 de l’Assemblée générale des Nations Unies). Aborder les questions liées à l’eau grâce à l’EDD peut mettre en lumière des corrélations entre quasiment tous les 17 ODD.

L’éducation relative à l’eau aide à développer les connaissances et à mieux informer sur la gestion et l’utilisation des ressources en eau. Elle permet aussi à tous les citoyens de participer à l’élaboration de politiques liées à l’eau. Par conséquent, une attention croissante est accordée aux initiatives internationales visant à renforcer l’éducation relative à l’eau, à tous les niveaux et sous toutes ses formes, ainsi qu’à consolider les qualifications nécessaires pour s’adapter à un monde en constante évolution. L’éducation relative à l’eau et le renforcement des capacités fournissent les connaissances et les compétences nécessaires pour faire face à certaines des questions les plus pressantes concernant l’eau. Ces démarches doivent s’inscrire dans une perspective d’apprentissage continu tout au long de la vie. L’éducation à l’eau pour le développement durable ne doit pas constituer une action isolée, mais faire corps avec tout système éducatif ou toute stratégie de renforcement des capacités. Elle peut être dispensée dans des cadres formels (écoles, universités et établissements polytechniques ou technologiques), non formels (alphabétisation des adultes et différents établissements d’enseignement) ou informels (famille, communauté et vie quotidienne).

Elle favorise l’apprentissage réfléchi, l’esprit critique, le recours à des approches globales et intégrées, les méthodes interdisciplinaires, et l’apprentissage de la recherche appliquée (les études sur le terrain, par exemple), tout en améliorant les connaissances, compétences, valeurs et pratiques exemplaires relatives à l’eau en général. L’éducation relative à l’eau doit aussi renforcer les capacités de tous les citoyens à participer à l’élaboration de politiques liées à l’eau. Elle doit en particulier renforcer les capacités des femmes et des jeunes à recevoir un enseignement sur ces questions et à s’associer à la gouvernance de l’eau, étant donné que ces sujets tiennent une place centrale au sein des collectivités.

Le panel analysera et valorisera les initiatives et actions qui visent à repenser les systèmes et les programmes éducatifs à travers le prisme de la sécurité de l’approvisionnement et de la durabilité des ressources en eau. Il abordera également toutes les formes d’éducation, de formation, d’information, de sensibilisation et d’apprentissage qui concernent les problématiques liées à l’eau. Il s’intéressera particulièrement aux pédagogies dynamiques et participatives, y compris à des exemples issus du Réseau des écoles associées de l’UNESCO (réSEAU), qui place l’humain au cœur de toutes les interventions relatives à l’eau et de tous les processus de gestion intégrée des ressources en eau. En outre, il fera part de l’expérience d’établissements d’enseignement supérieur spécialisés dans le domaine de l’éducation relative à l’eau.

RESULTATS ATTENDUS 

  • Les participants comprennent mieux combien l’éducation relative à l’eau, dans une perspective d’apprentissage tout au long de la vie, contribue à forger les connaissances et la prise de conscience sur l’évaluation et la gestion des ressources en eau ; et comment elle permet également aux citoyens de participer à sa gouvernance, à travers l’élaboration de politiques sur les enjeux liés à l’eau.
  • Les participants sont confrontés à des exemples qui démontrent que l’éducation relative à l’eau est adaptée et adaptable aux attentes et aux aspirations locales.
  • Les participants reçoivent des exemples d’intégration transversale de la gestion et de la gouvernance des ressources en eau aux politiques et programmes d’éducation et de formation à l’échelle locale, nationale et régionale.
  • Les participants ont l’occasion de coopérer et d’établir des partenariats.

IMPACTS ESCOMPTES

  • Des possibilités sont fournies aux personnes (en soulignant le rôle majeur joué par les jeunes et les femmes) et aux institutions afin d’évaluer leurs comportements, leurs stratégies, leur contexte et leur environnement par rapport à la gouvernance et à la gestion durable des ressources en eau.
  • Les apprenants sont préparés à réfléchir de façon critique, par exemple sur l’interconnexion entre les enjeux liés à l’eau et les 17 Objectifs de développement durable (ODD), particulièrement les ODD 6, 7, 13 et 16 relatifs à la sécurité de l’approvisionnement en eau, mais aussi l’ODD 4 visant l’éducation.
  • Les partenariats et les investissements sont renforcés dans le domaine de l’éducation relative à l’eau.

Vers une nouvelle vision globale pour l'éthique de l'eau dans le monde [Salle XI]


  • Mme Nada Al-Nashif [Présidente] - Sous-Directrice générale pour les Sciences humaines et sociales, UNESCO
  • S. Exc. M. Abdelkader Amara - Ministre de l’Équipement, du Transport et de la Logistique et de l'Eau, Maroc
  • S. Exc. M. João Pedro Matos Fernandes - Ministre de l'Environnement et de la Transition énergétique, Portugal
  • Mme Grace Sirju-Charran - Vice-Présidente, COMEST
  • Mme Rita Teutonico - Présidente, Chaire UNESCO sur la Sécurité durable de l'eau
  • Mme Livia Pomodoro - Présidente, Milan Center for Food Law and Policy

Ce panel explorera et discutera des initiatives et des efforts visant à faire passer l'éthique de l'eau d'une approche centrée sur l'homme à une approche qui examine la Terre et son écosystème dans son ensemble, contribuant à comprendre et à surmonter les défis qui entravent la sécurité durable de l’eau.

La nécessité de mettre en place un ensemble de principes directeurs pour gérer les ressources en eau de la planète de manière éthique découle de la compréhension de l'importance cruciale et de l'unicité de l'eau pour la durabilité de la vie sur Terre et des défis posés par le changement climatique, engendré par l’homme, la pollution et la surexploitation des ressources naturelles ayant un impact dramatique sur les écosystèmes. Dans le domaine de l'éthique, les questions de connaissance scientifique se combinent avec des aspects de signification et de perception culturelles; les questions de conservation, d'assainissement et de promotion de la santé se conjuguent aux questions de justice, d'équité et de droits de l'homme; les questions de durabilité et de biodiversité vont de pair avec les questions de gouvernance démocratique, de droit et de politique.

De nombreuses questions se posent dans le monde d’aujourd'hui. Comment pouvons-nous garantir qu'un approvisionnement suffisant en eau propre est disponible, à la fois pour aujourd'hui et pour les générations futures? A quel point l'accès à l’eau propre sera-t-il équitable? Comment devrait-il être géré et par qui? Quelles seront les implications du changement climatique sur la qualité et la quantité d'eau douce? L’eau potable est-elle vraiment le pétrole du XXIe siècle, c’est-à-dire une source de richesse, de pouvoir géopolitique et de tensions? Les changements sociaux concernant l'utilisation de l'eau proviendront-ils d'innovations technologiques ou de changements culturels et de valeurs, ou d'une combinaison des deux?

Les différentes façons de conceptualiser l’eau et son utilisation ont différentes implications éthiques. Comprendre les approvisionnements en eau en tant que biens à acheter et à vendre et en tant que biens à contrôler unilatéralement par certains individus ou groupes a des implications différentes sur la mise en œuvre des principes éthiques (tels que les droits de l'homme et la justice sociale et environnementale) par rapport à la vision de l'eau en tant que composante fragile d’un bien commun écosystémique sur lequel nous dépendons tous de plusieurs manières.

Comme l'a souligné le rapport de 2018 intitulé « Ethique de l'eau: océans, eaux douces, zones côtières » de la Commission mondiale d'éthique des connaissances scientifiques et des technologies (COMEST), une nouvelle approche globale de l'éthique de l'eau ne devrait pas seulement reconnaître les liens étroits qui existent entre les masses d’eau (eaux de surface, eaux souterraines et marines), mais aussi l’interdépendance des humains et des autres êtres vivants sur l’eau. Cela nécessite de passer d'une approche anthropocentrique à une approche plus écocentrique, fondée en partie sur des principes d'équité, tout en tenant compte de la diversité culturelle et de la diversité des écosystèmes. L’éthique de l’eau ne vise donc pas considérer l’eau isolément, mais d’examiner toutes les formes d’eau dans leur ensemble, en tenant compte des préoccupations de la nature humaine et des problèmes de l’écosystème.

Le panel encouragera le dialogue entre les différents acteurs et parties prenantes et stimulera le débat grâce aux idées des conférenciers invités sur les défis scientifiques, culturels et sociétaux actuels.

RESULTATS ATTENDUS 

  • Les participants bénéficient d’une nouvelle approche holistique de l’éthique de l’eau qui reconnaît non seulement les liens étroits entre les différentes masses d’eau, mais également l’interdépendance des humains et des autres êtres vivants concernant l’eau. Cela nécessite de passer d’un point de vue anthropocentrique à une approche plus écocentrique, fondée en partie sur les principes d’équité, tout en reconnaissant la diversité culturelle et écosystémique.
  • Les participants comprennent mieux qu'une approche écosystémique de l'éthique de l'eau propose un cadre éthique avec des principes directeurs pouvant sensibiliser et avoir un impact sur les politiques publiques et les solutions technologiques en matière d'utilisation de l'eau.
  • Les participants disposent d’un espace pour de futures collaborations et partenariats.

IMPACTS ESCOMPTES

  • Meilleure compréhension par les participants du nouveau cadre opportun et important contenant les principes directeurs de l’éthique de l’eau, qui traite de l’interdépendance et de la dépendance entre les êtres humains et l’environnement et de sa pertinence pour l’élaboration de décisions éclairées et responsables en matière d’usages de l’eau et de gestion durable des eaux douces et des océans, qui devraient être plus adaptées et plus respectueuses des situations et des populations locales et régionales.
  • Capacité accrue d'engager un dialogue entre le public, les parties prenantes et la communauté scientifique en ce qui concerne nos choix et notre responsabilité commune relative à la gestion durable de l'eau.

 

Déjeuner et événements parallèles

13:30 à 15:30

Sécurité de l’eau [13:30-14:30, Salle IV]

Organisé par la Chaire UNESCO sur la Sécurité durable de l'eau à l'Institut de l'eau et de l'environnement de la Florida International University (FIU-InWE), USA; avec le Centre international pour la sécurité de l'eau et la gestion durable (i-WSSM), République de Corée; et le Centre regional sur la sécurité de l'eau (CERSHI) à l'Universidad Autonoma Nacional de Mexico (UNAM), Mexique, en collaboration avec l'Institut mexicain de technologie de l'eau (IMTA), Mexique.


  • M. Andras Szollozi-Nagy - PDG, Water Future & Membre, Conseil consultatif de la Chaire UNESCO sur la Sécurité durable de l'eau
  • S. Exc. M. Myung-rae Cho - Ministre de l'Environnement, République de Corée
  • Mme Blanca Jimenez Cisneros - PDG, CONAGUA, Mexique
  • M. Yang-su Kim - Directeur, Centre international pour la sécurité de l'eau et la gestion durable (i-WSSM), République de Corée
  • M. Fernando Gonzalez Villarreal - Directeur, Centre regional sur la sécurité de l'eau (CERSHI), Mexique
  • M. Leonel Lagos - Directeur adjoint, Centre de recherche appliquée de la Florida International University (ARC-FIU) & Coordinateur de theme, Chaire UNESCO sur la Sécurité durable de l'eau

Ce panel explorera et discutera les initiatives et les actions relatives à la sécurité et à la gestion durable des ressources en eau à travers le monde.

Aujourd'hui, les systèmes de gestion de l'eau sont confrontés à plusieurs défis, qui peuvent être catégorisés comme techniques, institutionnels, politiques, financiers et informationnels. Ces défis sont exacerbés par les pressions engendrés par les changements globaux et régionaux et les risques et incertitudes qui leur sont associés. La sécurité de l’eau préoccupe de plus en plus les pays en développement, compte tenu de la croissance démographique, de l’expansion urbaine incontrôlée, de la détérioration croissante des infrastructures hydrauliques, des changements concernant l'utilisation des sols, de la dégradation de la qualité de l’eau, de l’impact croissant des phénomènes hydrologiques extrêmes et des autres effets du changement climatique. Pour faire face efficacement à des changements et défis environnementaux et démographiques aussi rapides que complexes, il est nécessaire de développer des approches holistiques, multidisciplinaires et respectueuses de l'environnement concernant la gestion et la politique de protection des ressources en eau, ce afin de garantir leur durabilité. En outre, la détérioration des infrastructures hydrauliques nécessite un niveau d'investissement qui constitue un défi, y compris pour les pays en développement, et a un impact critique sur la durabilité des entreprises et des opérations relatives à la sécurité de l'eau. En dépit de ces multiples défis, il existe des opportunités qui peuvent être exploitées efficacement pour transformer des systèmes d'approvisionnement en eau non durables en systèmes durables. Parmi les principales opportunités figurent: les processus de planification stratégique, la gestion intégrée de l'eau, les technologies durables, flexibles et résilientes, le développement économique émergent, les centres urbains émergents dans les pays en développement et l'économie verte (stratégie du PHI de l'UNESCO, 2012).

L’événement a pour objectif d’ouvrir le débat sur des questions liées à la sécurité de l’eau à travers le monde dans le contexte du travail entrepris et planifié par les Centres et Chaires UNESCO relatives à la sécurité de l’eau. Les participants se verront présentées les actions en cours pour faire progresser les connaissances nécessaires au traitement des problèmes complexes de sécurité de l’eau, aux niveaux local et mondial, par le biais de recherches interdisciplinaires, de l’éducation, du renforcement des capacités et de l’inclusion des populations. L'événement réunira des représentants de gouvernement, des universitaires, des chercheurs et professionnels de l'eau, ainsi que des acteurs et représentants de programmes locaux, régionaux et internationaux.

RESULTATS ATTENDUS  

  • Les participants ont une meilleure compréhension de la sécurité de l'eau en termes de quantité, de qualité et de sécurité proprement dite de l'eau ;
  • Les participants se voient présentés les processus d'évaluation et de gestion des ressources en eau qui permettent aux citoyens de participer à la gouvernance de l'eau afin de renforcer la sécurité de l'eau dans leurs communautés ou leur région ;
  • Des exemples illustrant des approches de la sécurité de l'eau à la fois pertinentes et adaptées aux besoins locaux et aux changements de scénarios sont exposés aux participants ;
  • Des exemples d’intégration de la gestion et de la gouvernance de l'eau comme élément transversal dans les politiques et programmes locaux, nationaux et régionaux en matière de sécurité de l'eau sont fournis aux participants ;
  • Les participants se voient offrir des possibilités de coopération et de partenariats.

IMPACTS ESCOMPTES

  • Opportunités offertes aux individus et aux institutions pour évaluer et définir des stratégies visant à accroître la sécurité de l’eau dans le cadre d’une gouvernance durable de l'eau ;
  • Partenariats établis ou renforcés et investissement accru dans la sécurité de l'eau.

 

Comment le système des Nations Unies soutient les Etats Membres pour atteindre l'ODD 6 et les autres cibles liées a l'eau [14:30-15:30, Salle IV]

Organisé par ONU-Eau


  • M. Olcay Ünver - Président adjoint, ONU-Eau
  • Représentant de l'UNESCO
  • M. Federico Properzi - Conseiller technique principal, ONU-Eau
  • Mme Daniella Bostrom - Directrice de la communication, ONU-Eau

Description à venir

 

La diplomatie scientifique pour le développement durable des ressources en eau au sein de la région arabe et des pays voisins [13:45-15:15, Salle II]

Organisé par le bureau de l'UNESCO au Caire, Egypte


Allocution d'ouverture

  • S.A.R. la Princesse Sumaya bint El Hassan de Jordanie - Envoyée spéciale de l'UNESCO pour la Science au Service de la Paix, et Présidente de la Société Scientifique Royale de Jordanie

Panel

  • M. Ghaith Fariz [Président] - Directeur du Bureau régional de l'UNESCO pour la science dans les États arabes
  • S.A.R. la Princesse Sumaya bint El Hassan de Jordanie - Envoyée spéciale de l'UNESCO pour la Science au Service de la Paix, et Présidente de la Société Scientifique Royale de Jordanie
  • S. Exc. M. Khaled Al Fadhel - Ministre de l'Electricité et des Ressources, Koweït, et Président du Conseil ministériel de l'eau pour les pays arabes
  • S. Exc. M. Raed Muzafar Abou Soud - Ministre des Ressources en Eau et de l'Irrigation, Jordanie
  • S. Exc. M. Mazen Ghuneim - Ministre et Président de l'Autorité Palestinienne de l'Eau, Palestine
  • S. Exc. M. Mahmoud Abu Zeid - Président du Conseil arabe de l'eau, et Vice-président du Conseil intergouvernemental de l'UNESCO-PHI représentant des États arabes
  • Mme Roula Majdalani - Directrice de la Division du développement durable, Commission économique et sociale des Nations Unies pour l'Asie occidentale
  • M. Fadi Comair - Secrétaire Général, Ministère de l'Énergie et de l'Eau, Liban

Cet événement parallèle vise à élargir la consultation auprès des États membres et à renforcer leur engagement et celui des experts dans le cadre de l'initiative «Sécurité de l'eau pour tous: La diplomatie de la science au service du développement durable des ressources en eau dans la région arabe et les pays voisins». L’initiative lancée par le Bureau régional de l’UNESCO pour la science dans les États arabes, vise à contribuer de manière significative à l’établissement d’un statut régional de l’eau fondé sur une utilisation équitable, efficace et durable des ressources en eau de la région arabe et des pays voisins. Tout en s'appuyant sur des expériences antérieures, l'initiative adopte une approche pragmatique du développement de la diplomatie de la science. En prenant compte de la réalisation des ODD approuvés à l'échelle mondiale et fournissant un cadre mondial, l'approche suggérée est ancrée sur quatre grands piliers. Il s’agit alors d’adopter des avantages socioéconomiques, environnementaux et culturels mutuels comme points d’entrée principaux de la diplomatie de la science / de l’eau dans la région, de promouvoir et de déployer la science et la technologie pour relever les défis graves liés à l’eau; de promouvoir une gouvernance efficace de l'eau pour orienter et contrôler les interventions suggérées; et de renforcer la confiance en tant que condition préalable et indispensable à toute initiative de la diplomatie de la science. Ces quatre piliers sont traduits en programmes concrets et réalisable comme suit :

 

  • Atteindre les ODD pour tous et par tous: le programme de bénéfice mutuel
  • Connaissez votre voisin: Etablir une confiance mutuelle
  • Déploiement effectif et efficace des connaissances, de la science et de la technologie
  • Des capacités d’appariement pour tous: des partenaires plus forts et plus capables.

 

Dans le cadre de son objectif général consistant à mobiliser un soutien et des ressources en faveur de l’initiative, la Conférence internationale sur l’Eau de l’UNESCO présente une occasion idéale pour engager les décideurs de haut niveau et des experts de régions différentes et diverses disciplines dans le but d’améliorer les approches et la méthodologie de l’initiative tout en explorant des stratégies novatrices pour sa mise en œuvre.

L'événement parallèle doit comprendre trois segments. Le premier segment comprendra une brève introduction par le modérateur et une présentation décrivant l’initiative, ses principaux piliers ainsi qu’un aperçu de sa première phase d’initiation «mobilisation par l’action». Le deuxième segment dispose d’une discussion de groupe de haut niveau modérée (ministres, dirigeants d'ONG et organisations régionales) et axée sur les piliers de l'initiative et les activités proposées sous chaque pilier. Le troisième segment engage les participants dans une discussion ouverte à la fois avec les intervenants sur l'initiative et les membres du panel distingué.

RESULTATS ATTENDUS 

  • Les participants, y compris les représentants des États membres, ont une meilleure compréhension de l’Initiative sur la ‘Sécurité de l’Eau pour Tous’, ainsi que de ses différents piliers et programmes proposés ;
  • Un dialogue sur la diplomatie de la science, le concept des bienfaits mutuels et le développement des capacités entretenu et les promoteurs de l'initiative reçoivent des commentaires ;
  • Les États membres et les participants ont la possibilité de faire partie de l’initiative et d’améliorer ses approches et sa méthodologie ;
  • Les possibilités d’établir des partenariats pour atteindre les objectifs de l’initiative sont améliorées.

IMPACTS ESCOMPTES

  • L’introduction de cette initiative sur la diplomatie de la science : Sécurité en eau pour tous auprès des États membres, des bailleurs de fonds et des participants à la Conférence internationale de l’UNESCO sur l’Eau ;
  • Le cadre conceptuel de l’initiative est débattu et amélioré ;
  • Les États membres, les donateurs et les experts s’intéressent à unir leurs efforts dans le cadre de l’initiative ;
  • Un dialogue entre les «États membres directement concernés» (pays arabes et pays voisins) est lancé autour de l’approche de l’initiative.

 

 

Panels thématiques

Session 2: 15:30 à 17:00

Données pour la prise de décision dans le domaine de l’eau [Salle II]


  • Mme Shamila Nair-Bedouelle [Présidente] - Sous-Directrice générale pour les sciences exactes et naturelles, UNESCO
  • S. Exc. M. Laurent Tchagba - Ministre de l'hydraulique, Côte d'Ivoire
  • M. Neil Dhot - Directeur exécutif, AquaFed
  • M. Ickhoon Choi - Directeur exécutif, Korea Environment Corporation
  • Mme Blanca Jimenez Cisneros - PDG, CONAGUA
  • M. Jean-Didier Berthault - Vice-Président, SIAAP
  • Mme Akiça Bahri - Professeur, Institut National Agricole de Tunisie

Ce panel explorera et discutera des initiatives et des efforts visant à surmonter les difficultés liées à la collecte de données et à leur transformation en informations utilisables par les décideurs, les praticiens et les utilisateurs, dans le but d'une gestion et d'une gouvernance transectorielles et durables des ressources en eau.

A travers le monde, les gouvernements subissent des pressions pour améliorer la manière dont ils répartissent et utilisent les ressources, et fournissent des biens et des services publics. A cet égard, les données, les informations et les connaissances sont essentielles pour comprendre comment partager et utiliser des ressources limitées, afin de répondre aux besoins de la population, de l’économie et de l’environnement. Cela constitue la base d’un processus de prise de décision sûr, fondé sur la science, et garantit une bonne gestion et gouvernance des ressources en eau.

Les connaissances sont dérivées d’informations contextualisées, elles-mêmes constituées de données (c’est-à-dire de faits bruts) qui ont été traitées, organisées et structurées pour les rendre significatives et exploitables. Malgré une disponibilité et une collecte croissantes des données dans de nombreuses régions du monde, l’utilisation d’informations pour éclairer les politiques et améliorer la gestion des ressources en eau douce reste limité. Cela peut s’expliquer par une pénurie de ressources financières et humaines, un manque d’engagement et d’investissement du leadership politique, des lacunes en terme de compétences techniques, ou encore une absence de stratégies et de mécanismes clairement définis pour soutenir le partage et l’utilisation de données et d’informations. Ces éléments constituent des défis majeurs de développement et de gestion pour les pays, les décideurs et les gestionnaires de l’eau.

Afin de garantir l'efficacité de la gestion des ressources en eau – c'est-à-dire sa durabilité, et sa capacité à prévoir, à s'adapter et à résister aux changements (qu'il s'agisse du changement climatique, de la croissance démographique, d'événements extrêmes tels que les inondations ou la sécheresse, ou autres), il est essentiel de développer des outils pour favoriser l'accès à ainsi que l'utilisation de l'information et des connaissances par les décideurs et les acteurs de la gestion de l'eau en général. Les stratégies dans ce sens incluent la mise en place d'outils de visualisation, l'utilisation du libre accès, la création de communautés de praticiens, etc.

Cette session discutera, par le biais de l’échange de bonnes pratiques et des enseignements tirés, de la manière de favoriser la collecte et l’utilisation des données afin de créer des informations et des connaissances, et ainsi de fournir la base nécessaire à la prise de décision. Le panel s’interrogera également sur la manière d’encourager la coopération entre les secteurs pour partager des informations relatives à l’eau au bénéfice de la gestion des ressources et de leur durabilité.

RESULTATS ATTENDUS 

  • Les participants ont une meilleure compréhension de la situation actuelle et future en matière d’accès aux connaissances, et des opportunités existantes ;
  • Les participants ont identifié les informations disponibles et ont mis en évidence les moyens de combler les lacunes dans les connaissances ;
  • Les participants ont une meilleure connaissance et une meilleure compréhension des bonnes pratiques et des enseignements tirés de la prise de décision fondée sur l'information ;
  • Les participants sont mieux équipés pour comprendre quelles actions peuvent être entreprises afin de promouvoir et donner de la visibilité aux résultats et réalisations de leurs projets ;
  • Les participants disposent d’opportunités de coopération et de partenariat.

IMPACTS ESCOMPTES

  • Capacités construites pour une prise de décision améliorée et scientifiquement valable ;
  • Renforcement de la gestion des ressources en eau grâce à une meilleure compréhension de l'utilisation, de l'échange, de la propriété, et de la durabilité des données et informations ;
  • Promotion de l'accès à l'information et diffusion des connaissances ;
  • Partenariats et coopération renforcés.

« Soif de changement » : Promouvoir une approche sensible à la dimension de genre pour atteindre la sécurité de l'eau [Salle IV]


  • Mme Saniye Gülser Corat [Présidente[ - Directrice, Division pour l'Égalité des Genres à l'UNESCO
  • S. Exc. Mme Emanuela Del Re - Vice-ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale, Italie
  • M. Almotaz Abadi - Directeur général de la Division Eau et Environnement, Secrétariat de l'Union pour la Méditerranée
  • Mme Diana Ulloa - Professeure, Central University of Ecuador, et Anciennce Sous-secrétaire de SENAGUA, Équateur
  • Mme Euphrasie Kouassi Yao - Conseillère auprès du Président de la République, Côte d'Ivoire
  • M. Canisius Kanangire - Secrétaire exécutif, Conseil des Ministres Africains de l'Eau
  • Mme Michela Miletto - Coordinatrice adjointe, Programme Mondial pour l’Évaluation des Ressources en Eau (WWAP) de l'UNESCO
  • Mme Mariet Verhoef-Cohen - Présidente, Women for Water Partnership, et Présidente, Soroptimist International

Ce panel thématique permettra une conversation transdisciplinaire sur la promotion de l’égalité des genres et de l’autonomisation des femmes dans le domaine de l’eau afin de concrétiser le Programme 2030 à travers des politiques de gestion de l’eau fondées sur des données factuelles et incluant l'égalité des genres.

Certaines des questions liées au genre dans le domaine de l'eau qui seront discutées au cours de ce panel incluent:

  • Genre, eau et éducation - À l'échelle mondiale, les femmes ont tendance à être responsables de manière disproportionnée de la charge de l'eau au sein de la famille, cela contribue à réduire leurs possibilités en matière d'éducation et d'emploi. Par exemple, on estime que le temps consacré par les femmes et les filles à la recherche d'eau en Afrique subsaharienne dépasse 40 milliards d'heures par an.
  • Inégalités de genre dans la gouvernance de l'eau - La manière dont l'eau est distribuée, de qui en a accès et de qui peut décider de son utilisation dépend de divers facteurs sociaux, structurels et institutionnels, notamment des relations de pouvoir entre les femmes et les hommes. La voix et l'influence des femmes dans la gouvernance de l'eau doivent être exploitées pour assurer la sécurité de l'eau aux niveaux local, régional et transfrontalier, ainsi que pour s'assurer que personne ne soit laissé de côté. La collecte et l'analyse de données sur l'eau en fonction du genre fournissent des preuves scientifiques pouvant éclairer les politiques fondées sur les données qui s'attaquent aux inégalités de genre et aux transformations liées au genre.
  • Droits humains à l'eau et à l'assainissement avec une dimension genrée - Les droits humains à l’eau et à l’assainissement, reconnus par la résolution 64/292 de l’Assemblée générale des Nations Unies en juillet 2010 donnent à chacun le droit à une eau suffisante, sûre, acceptable, accessible physiquement et à un prix abordable pour son usage personnel et domestique. Les femmes et les filles ont tendance à expérimenter et à gérer l'accès - et le manque d'accès - à l'eau et à l'assainissement différemment des hommes et des garçons. Décrire les principes des droits humains contribue à promouvoir des politiques et des programmes efficaces et durables visant à l'égalité des genres.
  • Pénurie de l'eau, emploi et migration: un lien avec le genre - Les preuves montrent que la variabilité climatique croissante a des impacts sur la disponibilité et la qualité de l'eau, ce qui compromet la stabilité sociale et l'emploi des générations plus jeunes, en particulier des femmes. Cela est particulièrement vrai dans les régions arides et semi-arides, où la migration est souvent le résultat et le moyen de s'adapter aux stress environnementaux induits par le climat.
  • Les femmes: dépositaires des connaissances autochtones sur l'eau - Les peuples autochtones ont habité pendant des millénaires des écosystèmes fragiles, sensibles à la surexploitation et aux effets du changement climatique. Ils ont mis au point des pratiques de gestion adaptées à la préservation de l’eau et de l’environnement et les ont intégrés à leurs croyances et à leurs légendes. Ces croyances et légendes constituent un référentiel de pratiques de gestion efficaces comprenant des informations sur les stratégies d’adaptation aux changements environnementaux et d’atténuation de leurs effets. Les femmes sont souvent celles qui conservent et transfèrent les connaissances traditionnelles sur la façon de protéger, stocker et économiser de l'eau, dans un modèle de gestion où l'eau est un fruit de la terre qui appartient à tout le monde et à personne, mais avec la condition importante d'une distribution équitable, régi par la disponibilité.

RESULTATS ATTENDUS 

  • Les participants comprennent mieux les liens qui existent entre le genre et l’eau dans une variété de champs et différentes perspectives géographiques, tels que l’éducation, les savoirs traditionnels, la science et les politiques, l’autonomisation économique et les droits de l’homme, entre autres, pour atteindre les objectifs de développement durable ;
  • Les participants sont familiarisés avec les bonnes pratiques mises en œuvre dans différents pays et qui adoptent une perspective d’égalité des genres afin de mieux comprendre la provision, la gestion et la conservation des ressources en eau de la planète ;
  • Les participants se voient offrir des possibilités de coopération et de partenariat pour promouvoir l’égalité des genres et l’autonomisation des femmes dans le domaine de l’eau au niveau des programmes et des politiques.

IMPACTS ESCOMPTES

  • Renforcement des partenariats et de la coopération interdisciplinaire visant à faire progresser l’égalité des genres et l’autonomisation des femmes afin d’accélérer la réalisation des objectifs de développement durable, en particulier l’objectif 5 relatif à l’égalité des genres et l’émancipation de toutes les femmes et de toutes les filles et l’objectif 6 visant à garantir l’accès à l’eau et à l’assainissement pour tous ;
  • Sensibilisation accrue sur la manière de relier l'interface entre science et politique, notamment par la collecte et l'analyse de données sur l'eau ventilées par genre ;
  • • Les actions de transformation du genre dans les stratégies de l'eau aux niveaux national et régional sont soutenues par une approche transectorielle et holistique.

Eau et patrimoine [Salle XI]


  • M. Ernesto Ottone Ramirez [Président] - Sous-Directeur général pour la culture, UNESCO
  • M. Henk van Schaik - Président de l'initiative Eau et patrimoine
  • Mme Susan Keitumetse - Institut de recherche d'Okavango
  • Mme Ana Aleksova - Ministère de la Culture, Macédoine du Nord
  • M. Jorge Trevejo Mendez - Ingénieur civil, Ministère de l'Éducation, Pérou
  • M. Slimane Hachi - Professeur, Centre régional pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel en Afrique
  • M. Wayan Windia - Directeur, Institut de recherche Subak

Ce panel explorera la valeur culturelle du patrimoine lié à l'eau et l'importance de la gestion transectorielle de l'eau pour la sauvegarde du patrimoine, à travers un certain nombre d'études de cas.

L'eau est essentielle à la vie humaine et constitue un élément indispensable pour toutes civilisations. L'eau douce est un besoin naturel et nécessaire à la survie des êtres humains. Il n'est donc pas surprenant que de nombreuses cultures dans le monde se soient organisées en fonction de la disponibilité de cette ressource vitale et aient cherché à la conserver. Dans les régions où l'eau est rare, les civilisations ont inventé des moyens sophistiqués afin de gérer cette ressource. Le patrimoine de l'eau témoigne de l'ingéniosité humaine et des efforts inlassables pour parvenir, à tâtonnement successifs, à une utilisation optimale de l'eau dans un environnement naturel souvent contraignant. Cependant, l'évolution de l'organisation sociale et du patrimoine a permis aux individus de gérer l'eau d'une manière coopérative et inclusive. Le groupe d’experts examinera l'importance culturelle du patrimoine aquatique et l'importance de la gestion de l'eau pour la protection du patrimoine.

Une présentation introductive sur le thème de la session présentera le contexte d'un point de vue académique et encadrera les études de cas présentées pendant cette même session. Cette présentation sera animée par Henk van Schaik, Ambassadeur de l’eau et du patrimoine d’ICOMOS aux Pays-Bas et rédacteur en chef de l’ouvrage « Eau et patrimoine ».

Les études de cas suivantes seront présentées par des experts :

Le système traditionnel des juges de l'eau de Corongo est une méthode d'organisation développée par les habitants du district de Corongo dans le nord du Pérou, qui englobe à la fois la gestion des eaux et la mémoire historique. Le système, qui remonte à l'époque pré-incas, vise principalement à fournir de l'eau de façon équitable et durable. La bonne intendance des terres qui en découle assure ainsi l'existence de ces deux ressources pour les générations futures. Inscrit en 2017 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité.

Les mesureurs d'eau des foggaras (système de canaux), ou huissiers de justice relatif à l'eau des communautés

Le paysage culturel de la province de Bali en Indonésie, inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en 2012, fait la synthèse des connaissances sur la gestion durable et coopérative de l'eau au cours du dernier millénaire. Les paysages ont été façonnés et sauvegardés par un groupe d'associations d'agriculteurs

Au milieu d'un écosystème semi-désertique, le delta de l'Okavango au Botswana est une vaste oasis de vie pour les populations et la biodiversité. Depuis des millénaires, ce réseau unique de terres humides presque intact a fourni un cadre propice à la vie et à la diversité culturelle, elle-même nourrie par les savoirs traditionnels des communautés locales et des peuples autochtones, comme le peuple San. Bien que le site ait été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en 2014 pour ses caractéristiques naturelles exceptionnelles, le Comité du patrimoine mondial a reconnu que les valeurs, traditions et droits culturels locaux et autochtones font partie intégrante des exigences de protection et de gestion du site. Inscrit en 2014 sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

Certains des premiers établissements humains et itinéraires du patrimoine d'Europe bordent les plus profonds et anciens lacs de la région du lac Ohrid. Les vestiges archéologiques, les structures urbaines et les établissements de pêche traditionnels le long des rives du lac résultent de la rencontre de la culture et de la ressource naturelle qu’est l’eau. Ses eaux oligotrophes renferment une riche biodiversité grâce à son activité biologique ininterrompue et à son isolement géographique. Des modèles de gouvernance novateurs sont nécessaires pour protéger le patrimoine complexe du lac à l'échelle du bassin versant. Une avenue prometteuse à cet égard est la création de la réserve de biosphère transfrontalière de l'UNESCO "Ohrid-Prespa", qui est régie par le Comité bilatéral de gestion du bassin versant du lac Ohrid en Albanie et en Macédoine du Nord. Inscrit en 1979 sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

  • Le système traditionnel des juges de l’eau de Corongo (Pérou)
  • Les connaissances et compétences des mesureurs d'eau des foggaras ou huissiers de justice des eaux de Touat et Tidikelt (Algérie)
  • ksour
  • (village) de Touat et Tidikelt en Algérie, sont impliqués dans diverses opérations : du calcul des quantités d'eau à la réparation des canaux de distribution, en passant par le contrôle de la bonne circulation de l’eau dans ces derniers. Ils représentent un maillon essentiel dans la vie des ksour sahariens car ils gèrent un domaine qui leur est vital et assurant la survie de tous. Ils jouent un rôle à la fois intellectuel et manuel et peuvent être sollicités en permanence par la communauté. Inscrit en 2018 sur la Liste du patrimoine culturel immatériel qui requiert de toute urgence des mesures de sauvegarde.

     

  • Paysage culturel de la province de Bali : le système subak comme expression de la philosophie de la Tri Hita Karana (Indonésie)
  • subak
  • et autonomes qui partagent la responsabilité de l'utilisation juste et efficace de l'eau visant à irriguer les rizières en terrasse. L'eau est gérée à l'échelle du bassin et à l'aide d'un réseau complexe de canaux, de tunnels et de déversoirs qui parsèment les paysages. Le système permet la distribution de petites quantités d'eau avec une précision remarquable. Inscrit en 2012 sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

     

  • Delta de l'Okavango (Botswana)
  • Patrimoine naturel et culturel de la région d'Ohrid (Macédoine du Nord)

RESULTATS ATTENDUS 

  • Les participants appréhendent mieux l'importance et la signification culturelle du patrimoine lié à l'eau et perçoivent davantage l'interaction entre l'homme et la nature ;
  • Les participants ont une meilleure connaissance des aspects culturels de la gestion de l'eau ;
  • Les participants comprennent la nécessité de protéger le patrimoine lié à l'eau pour compléter l’objectif de développement durable n°6 (en particulier en ce qui concerne la cible 6.6 sur la protection et la restauration des écosystèmes liés à l'eau) sur l’accès, la gestion durable et l’assainissement de l’eau pour tous.

IMPACTS ESCOMPTES

  • Les enseignements tirés sur la façon dont les individus se sont organisés et continuent à s’organiser autour du patrimoine lié à l’eau ;
  • Intégration du patrimoine lié à l'eau dans la planification et l'élaboration des politiques actuelles et futures relatives à l'eau ;
  • Renforcement des partenariats et de la coopération.

Session 3: 17:30 à 19:00

Changement global et ses effets sur les systèmes marin et d'eau douce dans la perspective du système terrestre et des ODD [Salle IV]


  • M. Vladimir Ryabinin [Président] - Sous-Directeur général et Secrétaire exécutif de la Commission océanographique intergouvernementale, UNESCO
  • S. Exc. M. Alfred Maoh - Ministre des terres et des ressources naturelles, Vanuatu
  • S. Exc. M. Bakhodir Ruziboyev - Premier Vice-Ministre des ressources en eau, Ouzbékistan
  • M. András Szöllősi-Nagy - Professeur, Université nationale de la fonction publique, Hongrie
  • M. Torkil Jønch Clausen - Président, Action Platform for Source-to-Sea Management
  • M. Paulo Salles - Président directeur, Agence de régulation pour l'eu, l’énergie, et les services d'assainissement du district fédéral, Brésil
  • M. Boram Lee - Officier scientifique senior, OMM

Ce panel démontrera et intégrera une approche du système Terre permettant de comprendre les processus affectant les systèmes marin et d'eau douce et de gérer ces derniers.

Les processus marins doivent être étudiés selon une approche du système Terre. La recherche marine, les observations systématiques et la collecte de données à plusieurs échelles ont ouvert la voie au développement de modélisations des océans et du climat qui ont mis en lumière les processus fondamentaux du système Terre. À l’heure actuelle, la communauté internationale peut compter sur des systèmes d’observation marine opérationnels et de plus en plus complets, ainsi que sur des observations intégrées du niveau de la mer, des systèmes d’alerte quant aux risques marins et de nouveaux outils de prévision pour faciliter l’élaboration des politiques. Dans ce contexte, la coopération scientifique internationale et le renforcement des capacités qui y sont liées sont de la plus haute importance. L’expérience de la recherche et de la surveillance des océans reflète l’expérience d’efforts similaires liés à la recherche et à la surveillance atmosphériques. Les systèmes d'eau douce sont également affectés par les dynamiques marine, atmosphérique et climatique.

Ce panel éclairera la façon dont la recherche scientifique et les observations dans ces domaines sont organisées et les modèles et les prévisions développés. Il constituera également une occasion de démontrer le recours aux informations scientifiques à l'appui de la gestion. Les panélistes représenteront donc à la fois la communauté scientifique active et les organisations nationales de gestion. Ils illustreront la façon dont la science apporte de la valeur aux communautés de gestion des océans et des eaux douces.

Le panel présentera également des exemples d’approches multisectorielles et de gestion fondée sur la science, à différentes échelles .et notamment au niveau transfrontalier. En plus de cela, le panel présentera des exemples reproductibles de gestion le long du continuum entre l’eau douce et l’océan (ou de la source à la mer). Le panel aidera également les participants et les États membres à comprendre comment atteindre et relier les cibles liées au sein de l'ODD6, l’ODD 14 et des autres objectifs connexes.

Avec la prochaine Décennie des Nations Unies pour les sciences océaniques et le développement durable (2021-2030), dont la conception est coordonnée par la Commission océanographique intergouvernementale (COI) au nom de l'ONU, la communauté internationale se chargera de coordonner les efforts visant à inverser le schéma de déclin de la santé des océans et de créer de meilleures conditions pour développer durablement les océans, les mers et les côtes. Cela ne peut être fondé que sur des capacités prédictives renforcées sur la base d’une approche intégrée de la manière dont différents éléments du système terrestre - l'océan, l'atmosphère, les systèmes d'eau douce et la cryosphère - se comportent et s'influencent mutuellement.

RESULTATS ATTENDUS 

  • Les participants comprennent mieux les connaissances actuelles (et leurs lacunes) des processus terrestres affectant les systèmes océaniques et d'eau douce, y compris les outils de modélisation et de prévision disponibles ;
  • Les participants ont accès à des illustrations du recours aux informations scientifiques pour appuyer la gestion des ressources marines et d’eau douce ;
  • Les participants ont une meilleure compréhension des objectifs de la Décennie des Nations Unies pour les sciences océaniques et le développement durable (2021-2030), et peuvent exprimer leur intérêt pour cet évènement et y contribuer.

IMPACTS ESCOMPTES

  • Plusieurs parties prenantes utilisent les connaissances scientifiques et des outils d'aide à la décision basés sur la science pour soutenir la gestion durable des ressources marines et d'eau douce ;
  • Les Etats Membres comprennent et contribuent à la Décennie des Nations Unies pour les sciences océaniques et le développement durable (2021-2030), et à d’autres initiatives relatives aux systèmes marin et d’eau douce.

Eau et énergie durables [Salle XI]

Description à venir

Eau et catastrophes [Salle II]


  • M. Kenzo Hiroki [Président] - Coordinateur, HELP
  • S. Exc. M. Kefentse Mzwinila - Ministre de la Gestion des terres, de l'eau et des services d'assainissement, Botswana
  • S. Exc. M. Ambroise Ouedraogo - Ministre de l'eau et de l'assainissement, Burkina Faso
  • M. Seung-soo Hang - Président, HELP
  • Mme Uschi Eid - Ancienne Présidente, UNSGAB
  • Mme Ursula Shaefer-Preus - Ancienne Présidente, GWP
  • M. Toshio Koike - Directeur, ICHARM

Ce panel explorera et discutera des initiatives et des efforts visant à renforcer la gouvernance et les investissements contre les catastrophes liées à l’eau grâce à la communication transdisciplinaire et à la collaboration entre les communautés scientifique et technologique et les autres parties prenantes.

Afin de renforcer la gouvernance et la responsabilisation en matière de risques liés à l'eau, nous devons promouvoir le dialogue entre les secteurs scientifiques et les décideurs, faciliter la mise en réseau entre ces derniers, et créer et mettre en œuvre un cadre systématique dans lequel les décisions de planification et de développement sont prises sur la base de preuves scientifiques. Pour encourager les investissements en faveur de la réduction des risques de catastrophe liés à l'eau et de l'adaptation pour la résilience, nous devons également développer et mettre en œuvre des méthodes sur mesure afin d'évaluer ces risques, et partager ces méthodes entre les agences gouvernementales concernées et les principales parties prenantes, y compris les institutions financières internationales et le secteur privé en général, en tant que principal investisseur dans l’ensemble des pays.

Améliorer la résilience aux catastrophes liées à l'eau et le développement durable dans le contexte des changements climatiques, implique de nombreux acteurs. Comme souligné dans la priorité 2 du Cadre de Sendai, le renforcement de la gouvernance des risques de catastrophes aux niveaux national, régional et mondial est une stratégie de base pour parvenir à une réduction efficace de ces risques et à la résilience. Le document final du Groupe de haut niveau sur l'eau (HLPW) intitulé "Pour que chaque goutte compte" souligne que "des plates-formes sur la résilience de l'eau et sur les catastrophes naturelles entre toutes les parties prenantes devraient être formulées dans les pays afin de faciliter le dialogue et d'intensifier les pratiques communautaires".

Il est essentiel de promouvoir la communication transdisciplinaire et la collaboration entre toutes les parties prenantes sur les plateformes. Nous devrions développer un mécanisme permettant aux partenaires de la plate-forme de partager des informations sur la science et la technologie pour la réduction des risques de catastrophe liés à l'eau, d'examiner l'état d'avancement des efforts en cours, d'améliorer les discussions multisectorielles et de parvenir à un consensus sur les mesures pratiques à concevoir et mis en œuvre dans une perspective macro.

RESULTATS ATTENDUS

  • Les participants ont une meilleure compréhension de la misère engendrée par la sécheresse et de la destruction due aux inondations, intensifiées toutes deux par le changement climatique sur l’ensemble du globe ;
  • Les participants partagent les besoins actuels, les orientations clefs et les défis à relever pour réduire les risques de catastrophes liés à l’eau ;
  • Les participants bénéficient des enseignements tirés des efforts précédents, ainsi que des bonnes pratiques en matière de risques de catastrophes liés à l’eau, conçus et mis en œuvre sur la base des principes scientifiques et technologiques, des opportunités de coopération et de partenariat ;
  • Les participants disposent d’exemples illustrant la manière de renforcer les plateformes pour la réduction des risques de catastrophes liés à l’eau et les mécanismes de coordination grâce à une contribution accrue de la science et de la technologie.

IMPACTS ESCOMPTES

  • Orientations pour le renforcement de la gouvernance et des investissements sur la base des plates-formes et de mécanismes de coordination grâce à une contribution accrue de la science et de la technologie ;
  • Moyens d’examiner l’état et les enjeux des efforts de réduction des risques de catastrophes liés à l’eau en cours, sur la base des connaissances scientifiques et technologiques, et de parvenir à un consensus sur les mesures concrètes à concevoir et à mettre en œuvre dans une perspective macro ;
  • Partenariats renforcés et investissements accrus pour la réduction des risques de catastrophes liés à l’eau.

Événement parallèle

18:30 à 19:00

Vers le 9e Forum Mondial de l'Eau : Dakar 2021 [Salle IV]


  • M. Abdoulaye Sene - Président du Comité préparatoire à l’organisation du 9e Forum Mondial de l’Eau
  • M. Patrick Lavarde - Co-président du Comité de pilotage international du 9e Forum Mondial de l’Eau

Les innovations récentes proposées par le Sénégal et le Conseil Mondial de l’Eau pour l’organisation du 9e Forum nécessitent un large partage avec les acteurs de l’eau. En conséquence, les objectifs de cette session sont de présenter les orientations du 9e Forum Mondial de l’Eau, et recueillir le point de vue des acteurs sur leur intention de mobilisation particulière.

Le Sénégal organisera, au nom de l’Afrique, le 9e Forum Mondial de l’Eau à Dakar en 2021 sous le thème principal de la « sécurité de l’eau pour la paix et le développement ».

Ainsi, après avoir reçu le flambeau lors du 8e Forum Mondial de l’Eau, et signé l’accord-cadre en juin 2018 avec le Conseil Mondial de l’Eau, le Sénégal s’est résolument engagé dans la préparation d’un Forum rénové avec une nouvelle vision, une nouvelle démarche et un nouveau concept. L’approche prônée vise à faire de Dakar 2021, un Forum des réponses et des résultats.

L’organisation de ce Forum, connecté aux agenda mondiaux, revêt une importance capitale pour le continent africain, au regard des enjeux multiples et défis majeurs relatifs à la maitrise de l’eau, l’accès à l’eau et à l’assainissement. L'eau est fondamentale dans nos vies et nos moyens de subsistance. Nous devons la sauvegarder pour éviter de mettre en danger notre sécurité alimentaire, nos emplois qui sont les soubassements de nos économies, notre santé et la survie durable de nos communautés.

C’est pourquoi le 9e Forum Mondial aborde la question cruciale de la sécurité de l’eau pour tous les usages. Ainsi, le Forum Dakar 2021 se veut être un catalyseur et une opportunité pour la mise en œuvre de l’agenda conjoint mondial pour l’atteinte des objectifs de développement durable au bénéfice des populations.

 

MARDI 14 MAI 2019

Événement parallèle

09:00 à 09:45

Présentation de l'interconnexion euro-énergie [Salle I]


  • M. LI Jun - Directeur général adjoint, Institut de recherche économique & technologique de GEIDCO

Description à venir

Panel thématique

09:45 à 11:15, Salle I

L'Eau et la paix [Salle I]


Première discussion: l'eau en tant qu'outil de paix

  • M. Xing Qu [Président] - Directeur général adjoint, UNESCO
  • S. A. R. Princesse Sumaya bint El Hassan de Jordanie - Présidente, Société scientifique royale de Jordanie
  • S. Exc. M. Gaston Eloundou Essomba - Ministre de l'eau et de l'énergie, Cameroun
  • S. Exc. M. Hesham Bakhit - Ministre adjoint des Affaires des eaux transfrontalières, des Etudes, de la Recherche et du Développement, Égypte
  • S. Exc. M. Jamal Abbas Al-Adilee - Ministre des ressources en eau, Irak
  • S. Exc. M. Myung-rae Cho - Ministre de l'environnement, République de Corée
  • S. Exc. M. Luqmon Isomatov - Chef du département pour la coopération économique extérieure, et représentant du Ministre des Affaires étrangères, Tadjikistan

Deuxième discussion: défis mondiaux

  • Mme Shamila Nair-Bedouelle [Présidente] - Sous-Directrice générale pour les sciences exactes et naturelles, UNESCO
  • S. Exc. M. Emmanuel Norbert Tony Ondo Mba - Président, AMCOW & Ministre de l'eau, Gabon
  • S. Exc. M. Khaled Al Fadhel - Ministre de l'eau et de l'énergie, Koweït
  • M. Hamed Diane Semaga - Haut-commissaire, OMVS
  • Mme Carmen Marques Ruiz - Coordinatrice Environnement et Eau, Service européen pour l’action extérieure (SEAE)
  • Mme Martina Klimes - Conseillère, Stockholm International Water Institute (SIWI)

Ce panel examinera et discutera de la manière dont l’eau peut constituer un facteur contribuant à la paix et à la sécurité durables, notamment grâce à l’appui des approches intégrées de la gestion des ressources en eau entre différents secteurs.

Les ressources en eau subissent une pression croissante en raison des changements climatiques, démographiques et socio-économiques. L'augmentation de la demande en eau et de sa consommation peut induire des conflits entre les secteurs et les utilisateurs, car elle implique plusieurs parties prenantes ayant des points de vue différents. Le problème s’avère encore plus complexe dans les bassins transfrontières (rivières, lacs ou aquifères), car ils sont partagés par deux ou plusieurs États, rendant la prise de décision encore plus délicate.

L’accès et l’utilisation de l’eau peuvent s’avérer une source de concurrence et de tensions entre les utilisateurs de la ressource, nécessitant une médiation des conflits en faveur d’une évolution positive de la situation. Une situation présentant un potentiel de conflit indéniable peut être transformée en une situation dans laquelle un potentiel de coopération peut émerger et où l’eau peut se transformer en un outil permettant la paix. Pour favoriser cette dernière, ainsi que la coopération et le développement concerté des ressources en eau, il est essentiel de faciliter le dialogue interdisciplinaire et à plusieurs niveaux, entre l’ensemble des acteurs impliqués (décideurs gouvernementaux et diplomates, professionnels et gestionnaires de l’eau, réseaux de la société civile, éducateurs, et communauté scientifique issue à la fois des sciences de la nature et des sciences humaines et sociales).

Depuis 2001, l’initiative de l’UNESCO du PCCP (From potential conflict to cooperation potential) répond aux situations dans lesquelles les utilisateurs d’eau ont besoin d’un soutien pour gérer leurs ressources en eau transfrontalières de manière pacifique et équitable. En diffusant les meilleures pratiques et en encourageant la coopération entre États en soutenant et en maintenant des processus de consolidation de la paix, le PCCP contribue au mandat de l’UNESCO : construire la paix dans l’esprit des hommes et des femmes, à travers la diplomatie, les sciences et l’éducation.

La gestion de l’eau est inextricablement liée à de nombreux aspects sociopolitiques, économiques et culturels, qui façonnent les interactions entre les utilisateurs et s’étendent au-delà de la question du partage de volumes d’eau. Pour ces raisons, il est essentiel d’adopter une approche transdisciplinaire et transectorielle afin de favoriser une gestion pacifique et équitable des ressources en eau partagées. Une telle approche devrait s’appuyer sur un outil combinant plusieurs indicateurs pour mieux évaluer, visualiser et comprendre des processus de coopération complexes et répondre en conséquence aux besoins des États.

À cet égard, l’UNESCO et sa famille de l’eau (centres, chaires) sont idéalement placés pour aider les États membres à identifier les sources de problèmes en matière de gestion de l’eau, et pour contribuer à la résolution et/ou à la prévention des conflits liés à l’eau de manière intégrée, s’appuyant sur l’éducation, les sciences (tant naturelles que sociales et humaines), la culture, la communication et l’information.

RESULTATS ATTENDUS 

  • Les participants ont une meilleure compréhension et connaissance des expériences existantes pour transformer un conflit potentiel en un potentiel de coopération pour la gestion des ressources en eau ;
  • Les participants disposent d’exemples de processus de négociation pour la gestion de ressources en eau communes entre différentes parties prenantes ;
  • Lancement d'une initiative conjointe de l’UNESCO-PHI visant à « Soutenir la paix à travers une sécurité durable et mondiale de l’eau », dans le cadre de laquelle plusieurs programmes/projets de la famille de l'eau de l'UNESCO pourraient être mis en œuvre.

IMPACTS ESCOMPTES

  • La paix est soutenue par la coopération transectorielle et le renforcement des partenariats pour la sécurité mondiale de l'eau ;
  • Les activités de coopération sont coordonnées par cette initiative unique, qui diffuse également les meilleures pratiques en matière de résolution des conflits liés à l'eau et de renforcement de la coopération.

Cérémonie de clôture de haut niveau

11:45 à 13:00, Salle I

Déclarations ministérielles

Description à venir

Allocution de clôture

  • M. Xing Qu - Directeur général adjoint de l'UNESCO

 

Déjeuner et événements parallèles

13:00 to 15:00

Alliance des Mégapoles pour l’Eau et le Climat [14:00-15:00, Salle IV]

L'Alliance des Mégapoles pour l'Eau et le Climat (MAWaC) est une initiative visant à aider les mégapoles à partager leurs expériences et leurs défis relatifs à la gestion de l'eau et à proposer des solutions leur permettant de relever le défi du changement climatique.

L’Alliance a vu le jour en décembre 2015 lorsque le Programme Hydrologique International (PHI) de l'UNESCO et ses partenaires ont organisé la conférence internationale « Eau, mégapoles et changement global » (EauMega 2015), dans le cadre de la 21e Conférence des Parties (COP21), pour attirer l'attention sur les défis importants auxquels sont confrontées les mégapoles et pour proposer la création d’une alliance globale axée sur les changements climatiques et la sécurité de l'eau. En 2016, le PHI de l'UNESCO et ARCEAU-ldF ont publié des monographies sur 15 mégapoles, décrivant leurs défis présents et futurs relatifs à l'eau, et leurs solutions d'adaptation au changement climatique.

Dans le cadre de ce processus international, cet événement sera l'occasion de présenter l'Alliance et de discuter des avancées effectuées jusqu’à présent ainsi que des projets futurs, pour permettre au public d'en savoir plus sur l'initiative et les possibles voies d’implication. Cette réunion a également pour but d'ouvrir la voie à une deuxième Conférence internationale sur l'eau, les mégapoles et le changement global (EauMéga 2020), prévue du 29 juin au 3 juillet 2020 au siège de l'UNESCO à Paris.

 

 

Événement parallèles

15:00 to 18:30

UNESCO Water Family [15:00-18:30, Salle IV]

Description à venir

Alliance of Alliances [Réunion à huis clos - 15:00-16:00, Salle VII]

Description à venir