Experts internationaux

La production des textes de cette plateforme (dossiers pédagogiques, scénarii des bandes dessinées, etc.) a impliqué plusieurs experts et auteurs. Une fois finalisé, chaque module a bénéficié de la validation scientifique d’un historien externe au projet, spécialiste du personnage féminin concerné et de son contexte historique.

La plupart des historiens qui ont apporté leur validation scientifique aux modules sont membres du Comité scientifique international de l’Histoire générale de l’Afrique ou bien de celui de La Route de l’esclave. L’équipe en charge du projet a fait appel à d’autres historiens de renom lorsqu’une expertise supplémentaire était nécessaire. Suite à la validation scientifique de chaque module, la plateforme a été entièrement validée par le Comité scientifique international de l’Histoire générale de l’Afrique.

Lorraine Roubertie Soliman

Auteur du dossier pédagogique sur Miriam Makeba

Lorraine Roubertie Soliman a soutenu en 2012 une thèse de musicologie portant sur la transmission du jazz en Afrique du Sud, à l’Université Paris 8 Vincennes/Saint-Denis. Elle est enseignante et journaliste (Jazz Magazine, Politis). Elle a contribué à la création d’un parours de Master spécialisé “Critique, journalisme et production radiophonique” au sein du département de musique de l’Université Paris 8. Elle a par ailleurs ouvert un séminaire sur l’histoire du jazz en France à destination d’étudiants américains de l’University of California Paris Center. Elle est actuellement chercheuse associée au laboratoire LLA-CRÉATIS, de l’Université Toulouse Jean Jaurès, et membre du groupe de recherche collaborative Éducation Musicale et Intégration Sociale (EMIS), au sein du Laboratoire des Idées / Labex Structuration des Mondes Sociaux (UT2J).

Ophélie Rillon

Auteur des textes sur Aoua Keita

Historienne et politiste, Ophélie Rillon est chercheuse au CNRS, membre du laboratoire Les Afriques dans le monde à Bordeaux (France). Ses recherches portent sur l’histoire sociale et politique du Mali contemporain, sur les rapports de genre dans les luttes et les trajectoires biographiques de militantes et militants d’Afrique de l’Ouest. Elle a codirigé en 2016 l’ouvrage « Étudiants africains en mouvements. Contribution à une histoire des années 68 » aux Publications de la Sorbonne et deux dossiers de revue sur les mobilisations féminines en Afrique pour Le Mouvement social et la Review of African Political Economy.

Emmanuelle Bouilly

Identification des personnages féminins et auteurs des biographies dans leur version courte

Emmanuelle Bouilly est doctorante en science politique à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, où elle enseigne dans le master d’Etudes africaines, ainsi qu’au collège Europe-Afrique de Sciences Po Paris. Elle a récemment publié deux numéros de revue : le premier, « Femmes africaines et mobilisations collectives (années 1940-1970) », paru au Mouvement social ; le second, « African women's struggles in a gender perspective », dans la Review of African Political Economy.

Rokhaya Fall

Auteur des textes sur Mariama Bâ (biographie et dossier pedagogique)

Après des études universitaires sanctionnées par une maîtrise à Dakar et un Doctorat de 3ème cycle en histoire à Paris, Rokhaya Fall a intégré l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et y a soutenu sa thèse de doctorat d’Etat Ès-Lettres en histoire. Elle a très tôt orienté ses recherches vers l’histoire politique, notamment la question des minorités ethniques dans les anciens royaumes de la Sénégambie du nord, ainsi que les questions de peuplement et de systèmes de pouvoir. L’étude de la femme dans son environnement sociopolitique représente l’autre aspect des recherches de Rokhaya Fall, tout comme les questions liées à la traite négrière et à l’esclavage.

Pascale Barthélémy

Validation scientifique des textes sur Aoua Keita

Pascale Barthélémy est historienne des femmes et du genre en Afrique occidentale à l'époque coloniale. Après avoir travaillé sur la scolarisation des filles dans le premier 20e siècle, elle s'intéresse aux questions de politisation et de citoyenneté dans les colonies africaines françaises au lendemain de la Seconde guerre mondiale. Dernier ouvrage et articles de revue parus : « Macoucou à Pékin. L’arène internationale : une ressource politique pour les Africaines dans les années 1940-1950 », Le Mouvement social n° 255, juin 2016. « Africaines et diplômées à l’époque coloniale (1918-1957) », Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2010, 345 p.

Frédéric Régent

Contribution aux textes sur la Mulâtresse Solitude

Frédéric Régent est maître de conférences en Histoire à l'Institut d'Histoire de la Révolution française (Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne). Il a auparavant enseigné à l'Université Antilles-Guyane pendant 6 ans et dans des collèges de Guadeloupe, pendant 9 ans. Frédéric Régent est spécialiste des questions coloniales pendant la Révolution et des sociétés esclavagistes dans les colonies françaises ; il est l’auteur de « Esclavage, métissage, liberté, la Révolution française en Guadeloupe »(Grasset, 2004) et de « La France et ses esclaves », (Grasset, 2007, réed Pluriel-Fayard, 2012) ; et co-auteur de « Pour quoi faire la Révolution » (Agone, 2012).

Nelly Schmidt

Contribution aux textes portant sur la Mulâtresse Solitude

Membre du Comité scientifique du projet UNESCO La Route de l’Esclave, Nelly Schmidt est professeur à l’Université Paris IV-Sorbonne. Docteur en Sciences humaines et sociales et Directeur de recherche au CNRS, elle est également membre de l’Ecole doctorale d’histoire contemporaine (Paris IV) et du Centre de recherches Caraïbes-Amériques (CERCAM). Spécialiste de l’histoire des Caraïbes-Amériques à l’époque moderne, ses recherches portent sur l’abolition de l’esclavage et les politiques coloniales européennes. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages, parmi lesquels « Victor Schoelcher » (Fayard, réédition 1999), « Abolitionnistes de l'esclavage et réformateurs des colonies, 1820-1851 », « Analyse et documents » (Karthala, 2001), « Histoire du métissage » (La Martinière, 2003), et « L'abolition de l'esclavage. Cinq siècles de combats, 16e-20e siècles » (Fayard, 2005). En 2004, elle a rédigé le fascicule « Struggles against Slavery » à l’occasion de l’année de Commémoration des luttes contre l’esclavage et de son abolition, organisée par l’UNESCO.

Sylvia Serbin

Auteur du scénario de la bande dessinée portant sur Yennega et coauteur des textes portant sur la Mulâtresse Solitude, de Njinga Mbandi, et des femmes soldats du Dahomey

Journaliste, historienne et écrivain, Sylvia Serbin réside actuellement en France. D'origine afro-antillaise, elle est née et a grandi au Sénégal. Elle a vécu une trentaine d'années sur le continent africain, dont elle a visité de nombreux pays. Elle est l'auteur de « Reines d'Afrique et héroïnes de la diaspora noire » (Editions Sépia), l'un des premiers ouvrages consacrés à des femmes africaines ayant joué un rôle marquant dans l'histoire d'une quinzaine de pays sur le continent, ainsi que dans la diaspora américaine et antillaise, depuis l'antiquité jusqu'au début du 20e siècle.

Simão Souindoula

Validation scientifique des textes portant sur Njinga Mbandi

Membre du Comité scientifique du projet de l’UNESCO « La Route de l’esclave », Simão Souindoula est un historien et anthropologue angolais de renom. Expert de la civilisation bantu et de l’histoire de l’esclavage, il est l’auteur de nombreux articles et ouvrages sur les influences des cultures africaines en Amérique, aux Caraïbes et en Asie. Le Professeur Souindoula a par ailleurs dirigé le Musée national de l’esclavage en Angola et enseigné plusieurs années à l’Institut supérieur des sciences de Luanda (ISCED). En 2005, il a créé l’Organisation Networking Bantulink pour la promotion de la diversité des cultures bantu. Aujourd’hui enseignant à l’Institut supérieur polytechnique métropolitain d’Angola, Simão Souindoula est sollicité pour son expertise scientifique par de nombreuses organisations internationales, telles que l’Union Africaine, l’UNESCO ou l’Union européenne.

Bahru Zewde

Validation scientifique des textes portant sur Taitu Betul

Membre du Comité scientifique international du projet UNESCO l’Histoire générale de l’Afrique, Bahru Zewde est professeur émérite d’Histoire à l’Université d’Addis-Abeba. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages et articles, parmi lesquels « Une Histoire de l’Ethiopie moderne 1855-1991 » (deuxième édition) et « Les pionniers du changement en Ethiopie : les intellectuels réformistes de début du 20e siècle ». Il fut nommé à la Chaire d’Histoire de l’Université d’Addis-Abeba (1982-1986) ainsi que Directeur de l’Institut d’Etudes Ethiopiennes (1993-1996). Bahru Zewde a également été le Directeur exécutif du Forum d’études sociales. Il est actuellement Vice-président de l’Académie éthiopienne des sciences.

Bako Rasoarifetra

Auteur des textes portant sur Gisèle Rabesahala

Bako Rasoarifetra est historienne, archéologue et s'est spécialisée en muséologie générale. Depuis 1996, elle a été détachée auprès de l'Institut de Civilisations / Musée d'Art et d'Archéologie dans le cadre des travaux archéologiques du Rova d'Antananarivo. Le domaine de ses recherches s'est élargi aux perles archéologiques et ethnographiques et à la tradition du textile malgache. Elle est chargée de cours au Département de Civilisations de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines à l'Université d'Antananarivo.

Jean-Claude Rabeherifara

Validation scientifique des textes portant sur Gisèle Rabesahala

Jean-Claude Rabeherifara est sociologue, enseignant-chercheur, directeur-adjoint du CILDA (Centre international des Industries de la langue et du Développement – Afrique, Amériques, Asie) où il entreprend des recherches anthropologiques africanistes sur le travail et les travailleurs, sur la communication sociale ainsi que sur les nouveaux mouvements sociaux. Il est 'professeur invité' aux Universités de Lubumbashi (RD Congo), de Bangangté (Cameroun) et d’Antananarivo (Madagascar). Auteur d’une cinquantaine d’articles dans la revue trimestrielle « Aujourd’hui l’Afrique » dont il est le responsable d’édition et co-auteur de plusieurs ouvrages (aux Editions Karthala et aux Temps des Cerises, entre autres) sur l’Afrique et, particulièrement, sur Madagascar, traitant, dans l’un ou l’autre, des identités, des oralités, des processus sociaux et politiques etc. il est aussi chroniqueur aux « Echos du Capricorne », Emission malgache sur Radio Fréquence Paris-Plurielle. Il est vice-président du CdSM (Consortium de solidarité avec Madagascar) et administrateur de l’association SoaMad (Solidaires avec Madagascar).

Vero Rabakoliarifetra

Auteur des textes portant sur Gisèle Rabesahala

Vero Rabakoliarifetra a fait successivement des études en commerce, en droit civil, en langue française, puis s’est spécialisée en journalisme (1985), en écriture et réalisation de films documentaires (après 1993). Devenue journaliste-réalisatrice au début des années 90, elle s’est consacrée à la production et à la réalisation de films documentaires dont la plupart portent sur la situation sociale de la population malgache. Actuellement, elle est réalisatrice indépendante, membre du Club des journalistes doyens, et œuvre pour la promotion du livre et de la lecture à Madagascar. Vero Rabakoliarifetra récemment été décorée Commandeur de l’Ordre des Arts, des Lettres et de la Culture de Madagascar.

Obioma Ofoego

Auteur des textes (scénarii, dossiers pédagogiques, etc.) sur Funmilayo Ransome-Kuti, Wangari Maathai, Taytu Betul et Sojourner Truth

Obioma Ofoego est né à Londres, d’une mère Irlandaise et d’un père Nigérian. Il effectue sa licence à l’université d’Oxford avant de bénéficier d’une bourse pour étudier à l'Ecole Normale Supérieure de Paris et à la Sorbonne (Paris IV). En parallèle, il bénéficie de l’enseignement d’autres établissements tels que l’Ecole Normale Supérieure de Pise en Italie, l’Université de Toulouse-II Le Mirail ou encore l’Université Obafemi Awolowo au Nigéria. Il effectue son doctorat sur l’œuvre théâtrale de Wole Soyinka, sous la supervision conjointe de Christiane Fioupou et de Biodun Jeyifo. Multilingue, Ofoego a aussi traduit des articles universitaires portant sur la traduction de la poésie orale africaine et « Les Armes Miraculeuses » d'Aimé Césaire, ainsi qu’un documentaire sur la poésie touareg. Aujourd’hui, il co-traduit en espagnol (argentin) les poèmes du Nigérian Christopher Okigbo.

Issiaka Mandé

Validation scientifique des textes portant sur Yennega

Issiaka Mandé est professeur au Département de sciences politiques de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Il s’intéresse à l’évolution socio-économique de l’Afrique contemporaine. L’essentiel de ses travaux porte sur l’histoire des populations de l’Afrique occidentale et plus particulièrement sur les flux migratoires dans la région. Il a beaucoup travaillé sur la période coloniale et analysé son influence sur la structuration des migrations, les effets du travail forcé et les investissements territoriaux inégaux du pouvoir colonial. Sa réflexion porte également sur le caractère diasporique de la migration internationale des Africains de l’Ouest et sur son impact sur les constructions identitaires.

Florida Amakobe Karani

Validation scientifique des textes portant sur Wangari Maathai

Florida Amakobe Karani enseigne la pédagogie à l’Université de Nairobi et, depuis 2008, est la Présidente de l’Université Maseno. Elle est titulaire d’un double doctorat de pédagogie (Honoris Causa) de l’Université Maseno (2009) et de l’Université de Pittsburg (1979), d’un master d’Histoire et de pédagogie ainsi que d’un diplôme de troisième cycle en pédagogie de l’Université de Nairobi (respectivement 1974 et 1976). Enfin, Florida Amakobe Karani est titulaire d’une licence d’Histoire de l’Université d’Afrique de l’Est (1968, avec honneurs). Elle a enseigné la pédagogie aux niveaux licence et master à l’Université de Nairobi, où elle occupa également les postes de vice-présidente adjointe (affaires académiques) et de doyenne. Elle a exercé plusieurs fonctions publiques au Kenya, en tant que Présidente du Conseil Administratif de l’Institut du Kenya pour l’Education, Présidente du Conseil pour l’Education des Adultes, Membre de la Commission pour l’Education Supérieure, ou encore Vice-présidence de la Commission d’Enquête sur le système éducatif au Kenya. Son champ de travail inclue l’élaboration des programmes, les technologies de l’éducation, l’éducation des adultes, la formation des enseignants par l’éducation à distance et la pédagogie. En 1995, elle a dirigé une étude pour la Banque Mondiale et le Ministère de l’Education sur le coût et le financement de l’éducation au Kenya, sur l’accès, la qualité et l’équité dans les études supérieures. Depuis 2009, elle fait partie du Comité scientifique de l’UNESCO pour l’Utilisation pédagogique de l’Histoire générale de l’Afrique. Elle a reçu des honneurs nationaux ainsi que plusieurs bourses d’études, notamment la bourse Senior Women Visiting de l’Association des Universités du Commonwealth (ACU) et de l’Agence canadienne du développement international (CIDA) en 1998, celle du British Council en 1995, et celle de l’Office allemand d’échanges universitaires (DAAD) en 1997.

Toyin Falola

Validation scientifique des textes portant sur Funmilayo Ransome-Kuti

Toyin Falola enseigne à l’Université du Texas à Austin, où il tient la Chaire intitulée « Jacob and Frances Sanger Mossiker Chair in the Humanities ». Il est membre de la Société historique du Nigéria et de l’Académie des Lettres du Nigéria. Il a reçu plusieurs distinctions honorifiques, notamment le prix Jean Holloway pour un Enseignement d’Excellence, le prix d’Enseignement Texas Exes et le prix Ibn Khaldun pour une Recherche d’Excellence. Il est aussi un membre éminent du Groupe culturel Ibadan. Toyin Falola est l’auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels « Key Events in African History: A Reference Guide » (Evénements-clés de l’Histoire de l’Afrique : un guide de référence) et « Nationalism and African Intellectuals » (Nationalisme et intellectuels africains). Il est également co-auteur de « Tradition and Change in Africa » (Tradition et Changement en Afrique) et « African Writers and Readers » (Auteurs et lecteurs africains). Enfin, il est rédacteur adjoint du Journal d’ « Histoire Economique de l’Afrique », et rédacteur des séries « Culture et Coutumes d’Afrique » chez Greenwood Press.

Joseph Adande

Validation scientifique des textes portant sur les femmes soldats du Dahomey

Joseph Adande est titulaire d’un doctorat soutenu à l’Université de Lomé en janvier 2012 sur « L’humour dans les arts plastiques africains, traditionnels et contemporains ». Il est titulaire d’un Master d’Histoire de l’Université d'Abomey Calavi, en République du Bénin. Il a également obtenu un DEA et un Doctorat à l’Université Paris I – Panthéon Sorbonne, où il a étudié l’art et l’archéologie. Depuis 1986, il enseigne l’histoire de l’art et a publié de nombreux articles sur l’art africain.