Njinga Mbandi

Njinga Mbandi (1581 - 1663), reine du Ndongo et du Matamba, a marqué l’histoire de l’Angola du 17e siècle. Fine diplomate, habile négociatrice et redoutable stratège, Njinga opposera une résistance tenace aux projets coloniaux portugais et ce jusqu’à sa mort, en 1663.

Biographie

Njinga Mbandi (1581 - 1663), reine du Ndongo et du Matamba, a marqué l'histoire de l'Angola du 17e siècle.

Les projets mercantiles européens, en particulier le développement de la traite des esclaves sur la côte de l’Afrique australe, bouleversent le paysage politique, social, économique et culturel du royaume du Ndongo et de la région tout entière. C’est dans ce contexte que Njinga Mbandi grandit et s’impose comme un remarquable exemple de gouvernance féminine.

En 1617, Ngola Mbandi Kiluanji, roi du Ndongo, meurt. Son fils, Ngola Mbandi, devient le nouveau roi. Il n’a cependant ni le charisme de son père, ni l’intelligence de sa sœur Nzinga Mbandi. En 1622, acculé par les Portugais, il envoie Nzinga Mbandi comme ambassadrice à Luanda afin de négocier la paix avec Don Joao Correia De Sousa, vice-roi du Portugal. Njinga s’illustre alors comme une négociatrice et une diplomate hors du commun.

Illustration du peintre français Achille Devéria représentant Njinga Mbandi, 1830.

En 1624, Ngola Mbandi décède. Njinga prend le pouvoir et devient reine.

Dès lors, elle s’impose comme une souveraine exceptionnelle. Sa tactique guerrière et d’espionnage, ses qualités de diplomate, sa capacité à tisser de multiples alliances stratégiques, enfin sa connaissance des enjeux commerciaux et religieux, lui permettront d’opposer une résistance tenace aux projets coloniaux portugais et ce jusqu’à sa mort, en 1663.

Statue de Njinga Mbandi à Luanda, Angola. Photographie d’Erik Cleves Kristensen, 2009.